J’ai appris récemment qu’une nouvelle pathologie fera peut-être son entrée dans le prochain “Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux”, le “DSM V“. Il s’agit de l’addiction à internet !
J’y ai prêté particulièrement attention parce que les jeunes qui m’en parlent sont de plus en plus nombreux. Ca peut concerner des amis, devenus pour eux de manière pathétique des “nolifes“. Mais il est arrivé que l’un ou l’autre vienne me demander conseil, alarmé par exemple parce qu’il joue trop et qu’il n’arrive plus à s’endormir.
Si vous voulez vous renseigner, vous pouvez essayer de lire L’American Journal of Psychiatry. Vous y découvrirez que cette maladie est composée d’au moins trois variétés : le jeu excessif, les préoccupations sexuelles, et la messagerie instantanée (chat’). Toutes ces variantes possèdent en commun les quatre éléments suivants: a) un usage excessif, souvent associé à une perte de la notion du temps, b) des symptômes liés au sevrage quand l’ordinateur n’est plus accessible (colère, tension nerveuse, dépression), c) l’accoutumance et la nécessité d’améliorer l’équipement informatique : plus de logiciels et plus d’heures d’utilisation, et d) des répercussions négatives sur le sommeil, le travail et l’entourage. Parce que ce qu’il y a d’un peu paradoxal, c’est que l’addiction à internet aboutit à une perte de la vie en société !
Je retiens aussi quelques chiffres dont celui-ci : en Corée, les lycéens passent en moyenne 23h par semaine sur le web !
Alors, ce soir je ne vais pas en écrire plus. Vous comprenez aisément pourquoi : j’ai trop peur de faire grimper les statistiques en France !
Une dernière chose tout de même. Il existe des portails qui informent et conseillent pour prévenir l’addiction à internet chez le jeune. Consultez par exemple celui-ci ou celui-là.
Mais vous pouvez aussi vous rendre régulièrement chez “Tigiliz” (Timothée, Gilles et Isabelle), lire leurs articles et leur poser des questions.
QDVB !!
Bruno





