Les sacrements ? … Combien ? … Pourquoi ?
Il y a peu, un billet d’Annick attirait notre attention sur la tendresse qui émanait dans les attitudes, les gestes d’un couple âgé assis dans le bus. Mais me direz-vous quel lien avec les sacrements ?
Quand deux personnes s’aiment, elles se le disent par des paroles, des gestes des signes. (cf billet d’Annick) Dieu aime les hommes, et son amour s’exprime par des paroles, des gestes, des signes : ce sont les sacrements.
Dieu nous ne le voyons pas, mais grâce aux sacrements les chrétiens savent qu’Il est là, présent, vivant au milieu d’eux.
Etrange ? Non. Quand nous rentrons chez nous le soir par exemple, nous voyons la voiture de Papa, ou Maman ou de notre conjoint garée devant la maison, ou nous voyons les sacs à dos de nos enfants traîner dans l’entrée…et nous savons qu’ils sont là …sans forcément les voir sur le pas de la porte ! Des signes de leur présence ! Alors…
« Le sacrement est le signe de la présence de Jésus ressuscité. Et pour un chrétien, un sacrement est une rencontre avec Dieu qui l’aime. Cette rencontre le transforme, le remplit de joie. Son amour pour Dieu grandit, devient plus fort. Grâce aux sacrements, le chrétien comprend mieux de quel amour Dieu l’aime et ce que Dieu attend de lui. Son amour pour les autres va être plus fort, plus vrai. En effet le sacrement n’est pas donné pour le chrétien tout seul ; il l’envoie vers les autres. Celui qui est pardonné doit annoncer que Dieu est pardon ; celui qui est confirmé reçoit la force de l’Esprit Saint pour aller annoncer
TOUT SACREMENT EST UN SIGNE, UNE PAROLE ET UN SYMBOLE.
Le signe c’est ce que l’on voit. La parole c’est ce que l’on entend. Le symbole, c’est ce que ce signe et cette parole expriment, ce que Dieu dit à travers eux. Le symbole, lui, ne peut être compris que par ceux qui croient en Dieu. Par exemple, pour le baptême, tout le monde voit l’eau que l’on verse sur le front du baptisé ; tout le monde entend la parole : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » Ceux qui croient en Dieu comprennent, au-delà des gestes et des mots, que c’est la vie même de Dieu qui coule, purifie et fait du baptisé un enfant de Dieu. » (cf. l’encyclopédie catholique pour les jeunes Théo Junior).
Combien de sacrement ?
Le Baptême :
son signe : l’eau, sa Parole : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »
Eucharistie :
Son signe : le Pain et le Vin, sa Parole : « Prenez et mangez, ceci et mon corps, prenez et buvez, ceci est mon sang »
Confirmation :
Son signe : l’onction, sa Parole : « sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu »
Réconciliation :
Son signe : Dialogue renoué, sa Parole : « Je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. »
Sacrement des malades
Son signe : Onction, imposition des mains, sa Parole : « Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi vous ayant libéré de vos péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »
Ordre :
Son signe : Onction, imposition des mains, sa Parole : la prière consécratoire.
Mariage :
Son signe : Le couple, sa Parole : « Je te reçois comme époux et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement tout au long de notre vie. »
Et si l’on compte cela fait sept sacrements.
Au fait dans la Bible le chiffre sept est le chiffre parfait !
Sourire d’Avril
05/05/2009




06/05/2009 à 8:41
Bonjour à tous, Bonjour Sourire d’Avril,
En ce qui concerne le sacrement du Mariage, je voudrais vous indiquer un livre qui serait susceptible de vous éclairer, vous amener à voir votre couple sous un autre regard.
Je vous copie le résumé de ce livre :
» Si nous voulons communiquer efficacement avec des personnes d’autres cultures, nous devons apprendre leur langue. Il en va de même dans le domaine de l’amour. Le langage de votre amour sentimental et celui de votre conjoint peuvent être aussi différents que le chinois l’est du français. »
Cet ouvrage se démarque d’autres livres sur le même sujet et le succès dont il profite est sans doute attribuable à son originalité. Gary Chapman identifie cinq moyens d’expression principaux par lesquels chaque individu peut manifester son amour : les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux, les services rendus, le toucher physique. Il se trouve rarement dans un couple deux personnes exprimant leur affection via le même moyen, d’où le problème de communication à l’origine de nombreuses désillusions.
Lire ce livre c’est s’engager dans les sentiers captivants des » langages naturels » parlés au sein de sa relation amoureuse. Grâce aux nombreuses histoires vraies et aux idées exposées par ce conseiller conjugal de renom, le lecteur apprendra à parler une nouvelle langue propre à son couple : une langue qui bâtit et épanouit car elle sera enfin comprise par les deux conjoints.
Du livre : « Les langages de l’Amour » de Gary Chapman .
Aux Editions FAREL
Je l’ai lu, mais pas encore entièrement, quelque chose me dérange, pour moi qui suit à l’aube de mes 25 ans de mariage …
En effet au bout de cette période, les situations dans un couple ne sont pas aussi simples que ça.
Nous avons fait ce que nous estimions le mieux,
la réussite d’un couple tient surtout dans le dialogue et l’échange, à cœurS ouvertS,
Sans un guide, le mariage peut à la longue perdre son charme, l’amour que nous ressentions pour notre conjoint se fane.
Pourquoi ?
Nous nous marions toutes et tous car nous croyons que c’est elle ou lui notre Grand Amour, cet amour nous aveugle, comme le disait J.Ferrat : « Aimer, à prendre la raison … ! » Oui, nous avions perdu la raison, …Des années plus tard, nous nous apercevons que celui ou celle qui nous accompagne tous les jours,
Avec qui nous semblions très bien nous entendre, n’est pas ou plus se qu’il (elle) semblait être. Sa vraie nature nous apparaît alors comme une évidence, les petites mésententes de notre jeune couple, deviennent alors , au jour le jour, un réel poids. Par manque de communication, de franchise, de dialogues.
Nous ouvrons désormais nos yeux et laissons un peu plus notre cœur de côté …
Un couple, hormis le fait qu’il s’aime, doit se fabriquer de toutes pièces.
Et, c’est là, au tout début, que ce livre peut jouer un rôle essentiel :
Il nous amène à réfléchir, à nous ôter nos œillères, pour nous faire découvrir qui est vraiment l’autre et, insidieusement nous fait découvrir ce que se « cache » et- qui- se cache réellement derrière cet être que nous avions idolâtré certainement beaucoup trop.
Apprenez que l’Amour rend aveugle, mais …… Le « mariage » nous rend la vue !!!
Ce livre est vivement conseillé par le Père Bruno, lors de ses entretiens avec les jeunes fiancés / futurs mariés.
Je pense qu’il est essentiel d’en prendre connaissance à ce stade d’engagement, cela permettra très certainement à ces jeunes couples de MIEUX se connaître et que l’Amour n’est pas qu’une liaison/ raison de cœur…. ; Il y a d’autres langages … !
Bonne journée .
~ Miss14 ~
P.S : Du même auteur vous avez aussi :
– Langages d’amour des enfants G. Chapman, R. Campbell
Comment parler le langage d’amour de son enfant et lui donner un contexte dans lequel il pourra croître et s’épanouir, se sachant pleinement accepté ? Chaque enfant est différent et parle un langage d’amour qui lui est propre. Ce livre aidera les parents…
– Langages d’amour de Dieu Gary Chapman
Dans la lignée des ouvrages précédents, l’auteur explore la relation que chaque individu entretient avec Dieu. Il montre les modes d’expression de l’amour et leurs liens forts avec la spiritualité.
Bonne lecture, mais surtout : RESTEZ VRAIS !!!
06/05/2009 à 17:22
Bonsoir à tous,
« Le sacrement est le signe de la présence de Jésus ressuscité ». ( billet Sourire d’Avril)
Pour moi, le prêtre est le Sacrement vivant de Jésus-Christ. Il est consacré d’abord pour la Parole puis – et d’une façon indissolublement liée puisque la Parole ordonne aux sacrements – pour les sacrements de la Parole.
Après l’imposition des mains de l’Evêque, il y a là « un homme nouveau ». Là où il n’y avait pas de prêtre, il y a maintenant un prêtre. Oui, un être nouveau, un prêtre nouveau est tout à coup là ! Un miracle s’est produit ! Sans la foi, rien ne semble changé, mais la foi nous fait voir que le prêtre, c’est le Sacrement vivant de Jésus Christ. Le prêtre, c’est Jésus Christ virtuellement présent dans la personne de son ministre. C’est Jésus Christ agissant par lui. L’homme disparaît, c’est Jésus qui est là en son instrument. Rien n’est plus grand sur terre que cette transformation « ontologique » d’un être humain qui reçoit un pouvoir supérieur même à celui des anges !
Il est difficile de croire que sous les « apparences » du pain, le Christ est présent, mais il est peut-être difficile de croire que sous les « apparences » d’un prêtre avec ses défauts de caractère et ses faiblesses, le Christ se rend présent. Pour reconnaître Dieu en la personne de ses ministres, il faut faire un acte de foi surnaturel. Il faut admettre, par la foi, qu’au-delà des apparences, il y a quelque chose d’ineffable qui dépasse infiniment tout ce qu’on peut imaginer. C’est dans cet esprit de foi, qu’on obtient en le demandant, qu’on peut parvenir à voir les prêtres « comme les ministres du Christ et les dispensateurs des Mystères de Dieu » (1 Co 4,1).
Quand je pense à la grandeur du pouvoir du prêtre qui exerce le ministère de ces sept sacrements je suis éblouie. Sans le Sacerdoce ministériel, l’Eucharistie ne peut pas exister (et il n’y a pas de sacerdoce sans l’Eucharistie). Et une absolution : le pouvoir de ressusciter les morts, un miracle, n’est-ce pas extraordinaire ! Ce ministère de la miséricorde est l’un des plus beaux. Le prêtre agit « in persona Christi » lorsqu’il pardonne les péchés, comme à l’autel où il célèbre l’Eucharistie et comme en chacun des sacrements .Si le peuple de Dieu comprenait cela, il supplierait le ciel à genou pour assister à une seule ordination !
Je suis peut-être un peu hors sujet. Mais je peux vous assurer, témoigner qu’une parole vraiment sacerdotale peut convertir un pécheur, une pécheresse, lui donner la lumière, toucher son cœur, lui faire trouver la grâce devant Dieu. Ce miracle, c’est le Christ ressuscité qui l’a opéré par un prêtre !
Recevoir un sacrement, c’est mourir et naître…. un enfantement et un attachement à Celui qui nous enfante à la Vie.
Sourire d’Avril, merci pour cette pause café sur ce thème des sacrements. Finalement, que faut-il pour que « le pouvoir salvifique « des sacrements passe dans la vie ? Quel passage ? L’amour ! « Pour un chrétien, un sacrement est une rencontre avec Dieu qui l’aime. » ( billet Sourire d’Avril )
SDVM !
Annick
07/05/2009 à 7:39
A TOUS LES LECTEURS
Quel est l’importance de ces sacrements dans votre vie ?
Comment les « recevez-vous » ?
Vous posent-ils questions ?
Pourquoi ne pas profiter de ce blog pour oser exprimer nos interrogations ou votre expérience vis-à-vis de ces sacrements …
Pour ma part, par exemple, pendant des années je ne comprenais pas « l’intérêt » de l’Eucharistie…la Messe….un rendez-vous ennuyeux et en plus le dimanche ! Non Dieu n’était pas présent dans son Eglise (église) !
Et puis…Dieu a mis sur ma route un témoin pour m’interpeller et m’encourager…et maintenant c’est un rendez-vous que je ne peux manquer et il m’est même indispensable d’y aller durant la semaine aussi !
Je vous laisse la parole !
QDVB
Avec le sourire de Sourire d’Avril
08/05/2009 à 14:51
Merci Sourire d’Avril pour ces rappels, et surtout pour les rapprochements entre ces sacrements et les signes de notre vie de tous les jours. Ce sont de belles paraboles.
Un signe, tiens : je prépare justement aujourd’hui une animation pour un groupe de jeunes sur le Baptême et la Confirmation à l’occasion de la messe des familles de ce dimanche dans notre paroisse.
Et ton article viens me donner un souffle complémentaire pour faire comprendre à ces jeunes la beauté et la force d’un sacrement.
Et je viens faire un tour sur le blog aujourd’hui et non dimanche soir…
N’est-ce pas la preuve de l’action du Saint Esprit dans le monde, pour nous aider, nous guider dans nos missions ? Preuve que Dieu utilise chacun, et se sert de tous les moyens pour que l’on comprenne son amour pour nous et ce qu’il attend de nous ?
Alors, derrière ce signe, je n’ai qu’un mot : Merci ;
Merci Seigneur pour tout ce que tu mets en oeuvre pour tous aider et nous guider, même si l’on ne voit ou ne comprends qu’une partie de ces signes.
Merci à tous d’être les vecteurs de cet amour de Dieu.
Bon WE
Jean-Paul
10/05/2009 à 5:06
Merci Sourire d’ Avril pour ce billet concernant les sacrements .
Nous accueillons une fois par mois 7 jeunes francophones en marche vers la confirmation , nous ferons des sacrements le fil rouge des réunions .
Miss 14 , on est d’accord , l’ Amour est à construire chaque jour ^^!
Courage à Chapeau de Paille pour les exam’s approchants …… !
10/05/2009 à 19:17
« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »Jean 20,15
Miss14, ouvre les yeux de ton cœur aux larmes de tes enfants qui pleurent l’unité perdue de leurs parents ; aux larmes de ton mari…
Ton chemin c’est ton mari et « il vaut mieux boiter sur le chemin que marcher à grands pas en dehors du chemin. En effet celui qui boite sur le chemin, même s’il n’avance guère, se rapproche du terme ; mais celui qui marche hors du chemin, plus il court vaillamment, plus il s’éloigne du terme. » (Saint Thomas d’Aquin) A quoi te servira « d’avoir gagné le sommet », si tu as perdu la moitié de ton âme dans le précipice ?
La première question que l’on devrait se poser, en tant qu’épouse, est celle-ci : « Quelle est la volonté de notre Père qui est dans les Cieux, afin que non pas ma volonté mais la sienne soit faite ? Quelle est la volonté de Dieu sur moi et sur mon mariage, ce qui est bon, ce qui lui plaît ? »
La volonté de Dieu est que toi et ton mari ne soyez plus deux mais un: deux dons en un seul cœur. C’est tout à fait possible, si à l’initiative de Jésus, tu acceptes d’aimer jusqu’au bout du consentement que tu as donné par amour. Dans le mystère ineffable du mariage chrétien, l’épouse est en quelque sorte la »personne-don ». C’est nous qui sans relâche appelons nos époux à l’amour : « Viens » !
Même sans réponse de ton mari, ne cesse de lui crier « Viens » de tout ton être, jusqu’au bout de votre nuit, jusqu’au bout de l’amour. Au bout de la nuit, il y a toujours l’aube. Au bout de l’amour, il y a toujours l’unité.
Lorsque mon mari et moi nous nous sommes donnés mille raisons de nous dire « Mon amour, pourquoi m’as-tu abandonné ? », nous avions encore un long et crucifiant chemin à parcourir. Lors de ce passage, en rechutant nous nous blessions et nous outragions encore l’un l’autre, nous faisant croix l’un pour l’autre. Il faut toujours se relever, et repartir. La « guérison » de nos maris ne peut parvenir que de notre propre guérison. La lumière du matin se fait proche à chacun de nos pas. Un jour l’amour vient nous rejoindre car c’est avec Dieu que nous avançons vers Dieu.
Miss 14, continue à marcher unie vaille que vaille à ton mari et tu parviendras à l’aimer comme au premier jour, mieux qu’au premier jour!
« Va chercher ton mari, et reviens avec lui ! » dit Jésus à la Samaritaine. Et il me le demande, comme à toutes le épouses chrétiennes jusqu’à la fin des temps. Jésus a la parole qui sauve le mariage et restaure l’unité spirituelle du couple voulu par Dieu.
SDVM !
Annick
10/05/2009 à 20:14
Chère Annick,
je pense que personne ne peut influencer une autre personne, ….. Sans connaître, ni savoir …
certaines personnes se relévent alors que d’autres demeurent effacées, en arriére.
Il est des personnes qui ne désirent plus se retourner de leur chemin en attendant que l’autre accepte de sortit de sa nuit.
Le JOUR m’appele depuis un moment, et je ne veux plus lui tourner le dos.
la vérité habite où la lumière jaillit.
Ma lumière est dans un coeur qui a soif de revivre.
Et, et j’ai SOIF de ma PROPRE vie.
Bien à toi avec mon affection.
~Miss14 ~
11/05/2009 à 7:21
Bonjour à tous,
Merci à Jean Paul pour son signe…l’Esprit Saint est vraiment là en ce monde d’aujourd’hui pour nous guider, nous aider…Il s’est servi du blog, ce moyen moderne de communication, Il saura continuer son oeuvre dans le monde d’aujourd’hui même si nous ne reconnaissons (et ne voyons) pas toujours les signes de son efficacité….et pourtant !
Alors merci Jean Paul.
Dans les 5 moyens principaux cités par Miss 14 dans le livre de Gary CHAPMAN, il y a un moyen qui n’est pas cité et qui me parait aussi important c’est…le silence du conjoint.
Il est possible que ce silence, si souvent décrié par les « psy » soit un silence d’amour. Un silence de celui qui prend du temps, ou qui prend sur lui, pour laisser passer l’orage, l’énervement du moment, la crise.
Un silence qui n’est pas forcément indifférence à l’autre, mais au contraire acceptation de l’autre même dans les moments troubles ou il vaut mieux plutôt que d’attiser le feu par des paroles blessantes que l’on regrettera, se taire et attendre que l’autre se défasse de sa colère…
Un silence qui parfois est signe d’un remarquable amour quand le conjoint accompagne son conjoint dans la maladie en atténuant la gravité.
Un silence quand le couple est amené à traverser de grandes épreuves comme le deuil, le chômage…Un silence qui vaut tous les mots car il est avant tout RESPECT, PRESENCE et ECOUTE de la souffrance de l’autre ou du couple ou de la famille.
Un peu comme le silence de Dieu qui est pourtant présence, respect et écoute de son enfant bien-aimé.
Et comme Annick nous le faisait remarquer le prêtre est aussi signe de la présence du Christ parmi nous, et le prêtre lui aussi utilise le silence comme moyen de « communication » par respect, écoute, et attente vis à vis de ses paroissiens.
C’est dans le silence que Dieu aime se révéler…
Le silence peut être signe d’amour aussi non ?
QDVB
Sourire d’Avril
11/05/2009 à 8:36
Bonjour à tous,
Bonjour Annick,
Quelque chose me dérange dans ton billet du 10 MAI 19.17
Quand Miss 14 nous communiquait les références des livres, et quand elle
nous communiquait son sentiment cela ne signifie pas pour autant que le regard qu’elle apporte corresponde au regard qu’elle porte sur son mariage et sur ce qui se vit dans sa famille…
Le blog permet une distance et préserve aussi l’intimité d’une histoire vécue, qui n’est communicable qu’avec ceux avec qui l’on a envie de partager cette intimité, et pas forcément avec la multitude des lecteurs potentiels d’un blog sur internet.
Le blog peut permettre aussi de dévoiler ce que l’on a sur le coeur, mais seul celui qui écrit des propos est capable de dire si ces propos collent à l’exact vérité de sa vie…
Avec le sourire de Sourire d’Avril
11/05/2009 à 10:23
Re-boniour Annick,
Je pense que la prochaine fois je mettrais plutôt le lien pour vous informer d’un livre : Pourquoi toujours détourner les regards d’un sujet pourtant précis : Celui du livre. ( ??? )
Ne confondons pas de CIBLE S.T.P !
Saches, que chacun fait comme il peut, et nous avons le DROIT de faire comme bon il nous semble, …. Même si n’est pas toujours « évident » malgré ce que tu peux en croire.
AMAS à toi.
~Miss14 ~
11/05/2009 à 17:30
Bonsoir Sourire d’Avril !
Je suis entièrement d’accord avec toi sur ce rajout du silence …
S’il y a plusieurs valeurs du silence, c’est que le silence est révélateur.
Le silence donne à l’intelligence sa vraie clarté ; l’intelligence par la pensée cesse de s’égarer dans ses propres méandres et peut voir plus lucidement.
L’intelligence tire la puissance de son inspiration de la valeur du silence qui réside entre les mots et entre les pensées.
- Soyons attentifs au …« bruit du silence » .
Merci de cette remarque qui m’a foi est, percutante !!!
Bouzzous à toi aussi.
11/05/2009 à 20:15
La pédagogie de l’amour est avant tout une pédagogie de l’expression…..
Miss14, j’ai mes insuffisances. Fais moi la grâce de ta bienveillance, de ton cœur ouvert pour lire ce que je n’ai pas su écrire, mal écrit. Nul ne peut déclarer être propriétaire de la vérité sur les êtres ou les choses. Car la vérité n’est entre les mains de personne. Chacun est à la recherche de sa propre vérité ….
Ecoute cet air,
Imagine une colombe en plein air.
Laisse-toi emporter
Tu pourras aimer.
Ecoute ce violon
Oublie les canons.
Laisse-toi enlacer
Tu seras moins peiné.
Ecoute cette guitare
N’abaisse pas ton regard
Laisse aller ton sourire
Rien n’est meilleur pour moins souffrir.
Ecoute cette trompette
Elle te répète
Que tous les humains
Ont besoin de câlins.
Ecoute la batterie
On a tous envie du jour
On a tous envie d’amour.
SDTM !
Annick
11/05/2009 à 20:17
Sourire d’Avril,
Il me semble que dans son billet du 06/05/2009 à 8:41, Miss14 nous fait part de ses difficultés conjugales « Nous nous marions toutes et tous car nous croyons que c’est elle ou lui notre Grand Amour, cet amour nous aveugle…. Des années plus tard, nous nous apercevons que celui ou celle qui nous accompagne tous les jours, …pour moi qui suit à l’aube de mes 25 ans de mariage …En effet au bout de cette période, les situations dans un couple ne sont pas aussi simples que ça. ». Je n’ai je n’ai rien dévoilé, et d’ailleurs comment aurai-je pu le faire ….?? Je n’ai qu’essayé de donner une réponse à sa question : « Sans un guide, le mariage peut à la longue perdre son charme, l’amour que nous ressentions pour notre conjoint se fane.Pourquoi ? » ,de transmettre ce que je pensais être « bon « .
Pourquoi serait-ce une mauvaise nouvelle d’écrire à Miss14 que l’amour de Dieu, par la grâce jaillie du cœur transpercé, puisse d’ores et déjà atteindre sa perfection dans l’amour authentiquement humain que se donnent les époux ? Les trésors cachés de la spiritualité conjugale et familiale à découvrir se trouvent dans la vraie vie et non pas dans la vie rêvée. Je sais, la petite voie d’union d’amour avec Dieu dans le mariage n’est certes pas très glorieux au regard du monde.
Si l’homme cessait de jouer la comédie, s’il ouvrait la porte de ses pauvres jardins secrets, tellement les mêmes que ceux du voisin, s’il détruisait les donjons de carton de ses défenses dérisoires, ….on en finirait avec les monologues de convenance entre indifférence, avec la désolante solitude qui ne dialogue plus, en silence….
Il s’en trouve, qui secoue aujourd’hui les cocotiers, dont la volonté bien arrêtée est de refuser les faux-semblants, les connivences feutrées, tous les « non-dit » qui veulent dire plus ou moins ce qu’on dit.
Masques tombés, on pourrait espérer enfin, la découverte de richesses cachées de l’autre, une richesse dont ce serait le partage. Peut-être que l’homme en arriverait ainsi à aimer; et il serait sans doute, aimé en retour, pas pour ce qu’il paraît, mais pour ce qu’il est.
SDNM ! !
Annick
12/05/2009 à 7:03
Bonjour ma chère Annick,
Bonjour à tous,
Tout d’abord je tiens à préciser à nos lecteurs, que nous ne sommes pas là à nous faire, un tant soit peu, un « règlement de compte ». Nous n’avons, toutes deux, rien à faire prévaloir dans un cas comme dans un autre.
Comme le dit Annick :
« La vérité n’est entre les mains de personne ».
Chacun à sa PROPRE vérité …. Et encore !
Encore nous faudrait-il savoir approprier un réel synonyme à ce mot.
Tout le monde pense détenir une « certaine » vérité : caractère de conformité de la représentation mentale au plus proche de la réalité, … La Notre.
Mon opinion sur ce point est que l’on peut considérer deux sortes de vérité :
La vérité absolue et la vérité relative, qui sont infiniment complexes l’une comme l’autre.
L’une se basant sur nos « convictions » par rapport à nos expériences, un vécu. L’autre sur nos hypothèses, nos projections… une autre conviction plus sure, plus avertie, justement grâce à notre vécu.
Et chacun à sa propre vie, son propre vécu ….. et son propre avenir, nous faisons ce qu’il nous semble le plus juste pour nous-mêmes. Sans faux semblants, en essayant d’être au plus « juste » avec ce que l’on désire VRAIMENT.
Donc Annick, tu as eu raison de rajouter :
« Nul ne peut déclarer être propriétaire de la vérité sur les êtres ou les choses ».
Et je dirai même : Sur TOUT sujet,… avec ou sans rapport avec Dieu.
Seul Dieu connait la vérité, NOTRE vérité. Et en l’occurrence, ne serait-ce pas Lui-même qui m’indiquerait, m’insufflerait CETTE vérité ???
~ Miss14 ~
P.S :
Pour rassurer nos amis lecteurs je peux préciser qu’Annick m’a envoyé un mail ce matin et s’est expliqué sur sa façon d’avoir fait son dernier commentaire me concernant. Sachez que je ne lui en veux à aucun moment, elle défendait honorablement la place du mariage dans la vie chrétienne, pour cela je ne peux pas lui en tenir rigueur.
Simplement, avant de « juger » il faut connaître ce qu’il en retourne, et ne pas en tirer des conclusions trop hâtives. Elle me connait, comme je la connais et je peux vous dire que l’on s’entend très bien et que nous nous estimons énormément !
12/05/2009 à 7:17
Petite observation concernant le silence.
le silence peut être utile dans certaines conditions et méfions-nous de ne pas le confondre avec MUTISME ou encore INDIFFERENCE …..
« TROP de silence tue la communication, le dialogue, l’entente, et arrive parfois à mettre beaucoup trop d’espace dans l’amitiè et/ou … L’amour !!! »
Si nous nous considérons comme altruistes, veillons avec prudence à cela !
Bonne journée!
13/05/2009 à 9:38
Bonjour à tous,
Comme il est facile d’aimer un Christ innocent, d’aimer un Dieu aimant. Comme il est difficile d’aimer l’autre.
« Mets-toi en présence de Dieu et adore-le ». Voilà comment, pendant longtemps, commencèrent pour moi mes prières. Cette formule faisait naître un malaise qui n’est toujours pas dissipé. Car aujourd’hui encore j’ignore ce que signifie « adorer Dieu ». Et d’ailleurs, Dieu désire-t-il être adoré ? Il désire être aimé. Aimer ce Dieu dont le Christ nous a révélé qu’il était Père – quelle révolution !-, voilà une chose enthousiasmante qui remplit le cœur du bonheur d’espérer le rencontrer un jour.
Le hic, c’est la voie, qu’au nom de ce Père, l’Evangile nous montre pour pratiquer cet amour ; le chercher dans les autres. Si l’Evangile des pèlerins d’Emmaüs fais trembler de douce joie, c’est une autre affaire lorsque voilà devant mes frères.
C’est là que, pour moi, il y a la place de la prière, afin de rassembler l’être et ne pas passer la rencontre. » J’étais nu et tu ne m’as pas vêtu. J’avais faim et soif et tu ne m’as donné ni à manger ni à boire. J’étais en prison et tu ne m’as pas visité. » Jusqu’au pardon qu’il faut accorder à tous et qui est en même temps le pardon qui nous est donné.
Pour cette tâche, il faut mettre ma vie en présence de Dieu. Car, tous les jours, je passe à côté de lui sans le voir. Ou je préfère ne pas le voir. C’est trop dérangeant. Trop exigent. Il m’arrive de lui dire avec impatience : Arrête de croiser ma route.
Pour m’inciter à l’exigeante fraternité, j’ai besoin d’une prière fixée à la vie, non pas ponctuelle mais veillant sans repos, besoin de votre prière.
SDVM !
Annick