Archive pour le mars, 2009

« Nous avons mis notre Espérance dans le Dieu vivant » 1Tim 4, 10

Lundi, mars 30th, 2009


 

hirondel_tetiere_lhirondel4.gif

 visuel-site-internet.JPG

 

Le week-end prochain, à l’occasion du dimanche des Rameaux, ce sera la  24ème journée mondiale de la jeunesse. Et comme chaque année, les étudiants catholiques d’Ile-de-France se donnent rendez-vous pour marcher vers Chartres. C’est l’occasion pour moi de vous donner à nouveau des nouvelles du groupe des étudiants et des jeunes actifs de ma paroisse.

 

Je le fais d’autant plus volontiers qu’il constitue comme le fil rouge de ce blog. Je n’oublie pas que c’est bien pour eux que ce blog a vu le jour en octobre 2007. A l’époque, un groupe d’une vingtaine de jeunes c’était constitué avec un pari fou et audacieux : partir ensemble à Sydney pour y vivre les JMJ 2008.

 

Il y a tout juste un an, le soir de Pâques 2008, nous avons commencé à lancer des pistes sur ce que nous pourrions concrètement faire pour répondre au verset biblique qui constituait le thème du rassemblement en Australie : « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre » Ac 1, 8

 

Tout doucement, le projet d’un groupe de louange hebdomadaire s’est imposé. La tâche nous semblait encore plus difficile que celle de réussir à partir à Sydney. Mais Dieu pourvoit ! Il suffit d’oser mettre son espérance en Lui !

 

C’est l’expérience que ces jeunes ont faite et dont je suis le témoin admiratif. Ainsi, depuis novembre dernier, le groupe « Que tous soient  1″  rassemble tous les vendredis tous ceux qui souhaitent passer un moment privilégié dans la joie, les chants et à l’écoute de la Parole de Dieu. Et il y a du monde !

 

Il y a aussi des projets. Début mars, 12 volontaires sont partis se former à Londres. Il y a quinze jours, ils animaient la louange pour une formation « Alpha jeunes ». La semaine dernière, le site internet a vu le jour : www.quetoussoient1.fr. Et ce matin, Aurélie participait à une émission sur radio Notre-Dame pour expliquer la démarche d’évangélisation du groupe. Elle a été super !

 

Amis lecteurs du Pèlerin, merci de ce que votre soutien a permis. La route est encore longue. Mais nous continuerons à avancer, à espérer et à prendre courage comme le thème du pèlerinage de Chartres nous y invitera.

 

QDVB !!

 

Bruno

« heureux les invités au repas du Seigneur ! »

Mercredi, mars 25th, 2009

hirondel_tetiere_annick2.gif

Après chaque messe de semaine, j’ai pris pour habitude d’entreprendre la réalisation d’une peinture. Toute imprégnée de l’eucharistie qui vient de se dérouler, je passe la matinée à mettre en place ce grand soleil couleur de chair, couleur de pain, sur un panneau de bois. En final, j’apporte toujours à la brosse une grande croix sur l’hostie ainsi représentée.

Aujourd’hui c’est un rituel dont je ne peux me défaire, et dont je suis curieusement étonnement libre….la première couche de peinture est invariablement de couleur sang, rouge sang. Tremblante, j’approche timidement la forme circulaire couleur de vie, de sacrifice aussi. Des pensées me viennent confusément, sans que j’en ai même le désir : le souvenir de tel ami qui souffre à cet instant, celui d’une personne SDF croisée quelques jours auparavant ; je me vois également aux prises avec mes propres misères. Une fois le rouge déposé (un rouge sombre de sang caillé), je passe aux couches de recouvrement pour amener, lentement et tendrement, ce soleil couleur de sang à la couleur du pain ou celle de la chair, calme et tranquille : le beige orangé. Aux cours de ces tâtonnements, qui finissent par devenir une recherche, mon esprit s’allège progressivement, les souffrances partagées et vécues finissent par perdre corps et disparaître…..Je me vois libérée à chaque fois, et j’en suis heureuse, plus, reconnaissante !

C’est finalement l’apaisement qui l’emporte à chaque fois dans mon cœur, voilà pourquoi je parle de joie et de bonheur. Ce lever de soleil me semble offert – et il l’est – presque malgré moi, en réconfort, en consolation ; et lorsque je dis « moi », je ne pense pas avoir été la seule concernée. C’est l’offrande du Seigneur pour son enfant, certes, mais pour ses enfants aussi ;  l’offrande ensuite de l’enfant, certes, mais des enfants aussi, pour leur Seigneur.

Il y a bien sûr des variations dans les formats, dans la quantité et les couleurs de peinture utilisées ; mais c’est toujours pour moi, la même joie, le même émerveillement, de voir se prolonger le repas du Seigneur par l’acte de peindre, et de me retrouver finalement libérée d’un lourd fardeau qui pèse sur mes épaules…

Je suis pauvre et fragile ; nous sommes pauvres et fragiles. Moi qui ai aujourd’hui la peinture pour tenter d’y voir plus clair dans ma vie et pour rendre grâce, je m’ouvre et je rends grâce, comme je peux, avec mes pinceaux, à chaque fois après la messe.

Vous arrive t-il , amis lecteurs, de faire semblable expérience. Celle de faire taire le bourdon qui nous envahit  et ou de ressentir la présence du Seigneur ?

SDVM !

Annick

J’aimerais vous dire….

Vendredi, mars 20th, 2009

hirondel_tetiere_annick2.gif

Ce Christ en bronze de Germaine Richier est à mes yeux une des sculptures les plus fortes, les plus émouvantes de tout le XX siècle. Le visage esquissé du Christ et l’éclat doré du bronze suggèrent
la Résurrection. Et le Christ, détaché de la croix et penché fraternellement vers les hommes, accueille toutes nos détresses tandis que la suppression des bras transversaux de la croix, remplacés par les bras grands ouverts du Christ, ajoute au dynamisme de cette création. Même au cœur de la douleur, la mort n’a pas le dernier mot.

                                            

Chers lecteurs, j’aimerais tant vous dire que Jésus est ma vie, mon bonheur, mon avenir comme mon présent.

Il est difficile de murmurer l’histoire singulière d’une rencontre unique, silencieuse, d’où jaillit un visage : celui du Christ. Et du Christ crucifié. Ami sans mesure. Désirer entrer en amitié avec « l’époux ». Un amour d’amitié. Etrange rencontre où Jésus se tait et pourtant répond par sa présence en ce lieu sans lieu : la croix.Tant de frilosité marque mon existence, de peurs, de doutes. Mais je crois pouvoir dire que ma foi est un voyage à la recherche du Christ, quête dont il est lui-même l’intime compagnon. Le Christ crucifié donc. Non par dolorisme. Car la place sur la croix est occupée, par le Fils. Et là, là vraiment il est déjà vainqueur de la mort, des méchants. La vie jaillit de son côté, offerte à qui passe, sans papier nécessaire. Le Christ, vrai homme, homme vrai, aujourd’hui.

Comment mon histoire a-t-elle été changée ? Par le crucifié. La prière d’abord. Sans savoir, mais se tenir là. Espérer, ne pas comprendre, supplier, implorer pour tant de visages rencontrés, aimés et dont les jours sont transpercés par des peines sans fond. S’obstiner à rester là. Au pied de cette croix. Alors orienter ma vie afin que le Christ en soit le centre. Autant qu’il est possible d’oser le dire.

Aimer chacun d’un amour de tendresse, d’un amour qui prend l’autre au sérieux, l’accueille tel qu’il est. (Certaines disputes peuvent être signes de cette amitié pour l’autre. Car il est possible de s’expliquer sans se combattre, d’argumenter avec estime et dans le vif désir d’apprendre de l’autre.)…. je tente d’écouter, d’apprendre, d’aimer, non sans le Christ. Y compris notre temps où Il plante sa tente.

Travail patient de l’intelligence qui apprend à se dessaisir pour espérer s’approcher de la vie de Dieu. Labeur de la vie familiale, fraternelle, qui émonde et réjouit, peine et réconforte ; une vie parmi d’autres : de paix et de questions.

Ma vie, aujourd’hui ? Rien d’autre qu’espérer me décider jour après nuit pour le Christ. Pour l’humain alors, en tout ce qu’il est. Jusqu’à l’aurore sans fin, où le Fils sera tout en tous. Où Il sera là. Désir ardent. « Viens Seigneur Jésus. »

SDVM !

Annick

Réponse à Pierem

Mercredi, mars 18th, 2009

 hirondel_tetiere_lhirondel3.gif

Il y a quelques jours sur ce blog, tu me demandais, cher Pierem, ce que, ces temps-ci, je pensais de l’Eglise.

Ce week-end, j’avais la joie de marier Fanny et Xavier, deux très bons amis. Durant l’après-midi et pendant toute la soirée, j’ai  répondu à des dizaines de personnes qui sont venus m’interroger à ta manière, mon cher Pierem. D’une manière ou d’une autre, ils se demandent tous si l’Eglise, en ce moment, n’est pas en train de manger la feuille de match !

On est en droit de se poser la question. Mais sans doute il est de notre devoir de ne pas répondre trop vite.

Je sais que notre monde vit de plus en plus dans l’immédiateté. Nous y sommes habitués. Les médias et le pouvoir politique ne cessent de nous en donner la preuve. Il faudra un jour recenser le nombres de lois votées ces derniers mois en réponse directe à des flashs d’informations… On entend pourtant certaines personnes réagir et demander du discernement, de la réflexion, un peu de temps et d’analyse.

Alors que dire ?

Qu’il est bon de faire de l’investigation, de dire, de montrer et d’informer. Mais qu’il est bon aussi d’y appliquer notre cœur avec charité et notre esprit avec intelligence.

Qu’il existe sans doute des hommes d’Eglise qui reflètent notre époque, et qu’il est certaines décisions dont on se demande si elles n’ont pas été prises un peu trop hâtivement… Mais, qu’il peut y avoir aussi en nous mêmes des réactions trop rapides qui sont la marque de notre temps.

Si, je l’avoue, la levée des excommunications a tout d’abord suscité chez moi une certaine incompréhension, la lettre que Benoît XVI a envoyé aux évêques du monde entier a retenu mon attention, suscité mon admiration et nourri ma prière pour le ministère si compliqué et si exposé du successeur de Pierre.

De la même manière, l’histoire si terrible de la petite fillette brésilienne ne pouvait que glacer le sang de tous ceux qui l’entendaient. Quelques jours plus tard, plusieurs évêques français réagissaient et Mgr Rino Fisichella a publié dimanche un très beau texte avec lequel je suis en parfait accord.

Le jour de son ordination, le Seigneur demande à chaque prêtre de prendre soin de Son Eglise, celle pour laquelle Il s’est livré, celle qu’Il aime tant et qu’Il veut rendre sainte (Eph. 5). Il n’est donc pas facile pour un prêtre de porter des jugements sur celle qu’il est chargé de nourrir et d’aimer. A vrai dire, je crois même que cela n’est pas très bon. Il vaut mieux parfois attendre… et chercher à comprendre.

QDVB !!

Bruno

Eternel retour

Vendredi, mars 13th, 2009

hirondel_tetiere_annick1.gif

Marelle et calandrelle – un- deux- trois- soleil  !

Ce qui est merveilleux dans les comptines d’enfants, c’est qu’on n’y comprend jamais rien, mais qu’on ne peut se détacher de leur rythme. Persuadé qu’il s’y cache toujours une vérité, l’esprit cherche une issue, une sortie digne et respectable. Et l’on se retrouve toujours avec le chapeau de polichinelle…Nous voilà extraits de nous-mêmes un tout petit moment, le temps d’une insoumission à l’ordre des choses.

Ainsi, l’alouette a depuis toujours, accroché mon attention. J’ai compris qu’elle aurait toujours une place privilégiée dans ma vie à la lecture de l’onomatopée qui, dans les livres savant distingue son chant : »Tsisisivouitsivouithiou. » Un message essentiel. Comme vous, qui venez de le lire, j’ai tenté de reproduire ce délire de sons. Après maints efforts peu satisfaisants, j’ai surtout tenté de l’entendre. Cette sonographie reste un rébus indéchiffrable si on la sépare de son terrain de vie. Parce que sans l’aide du vent, de la lisière du bois, de la prairie, de la pente du terrain, elle ne peut tout simplement pas chanter ! Ses modulations inscrivent leur contrepoint sur le biotope avec une décision absolue : c’est là et seulement là que ses petits verront le jour.

Je ne vais pas vous faire un cours d’ornithologie, mais vous aurez compris que le retour programmé de l’alouette, avec ses trilles ascendants, était indispensable au ciel printanier….Impérativement…..existe..en..ciel !

Dans le petit jardin, il m’arrive d’accompagner Chaïma dans sa découverte de l’art. Cet automne, j’ai pris le risque de lui expliquer….la chute des feuilles….Elle me demanda alors très radicalement : « A l’automne, les feuilles des arbres se suicident ? »…Sa peinture disait très bien ce grand bouleversement de l’arbre et ce qu’évoquait pour elle la nudité de branches ainsi dévêtues. Comment approcher sans peur ce vide ? L’enfant pressent une rupture, un achèvement, et le signifie avec ses mots, ses couleurs, et puis il questionne sur le retour des choses. Comment vivre l’hiver, ce temps d’enfouissement, sans s’enténébrer ? Ce temps de lenteur sans précipiter le retour ? On n’est pas tout seul à voyager dans les saisons. C’est un privilège partagé. L’enfant découvre vite les petits signes de communication, les indices, et toutes les petites cachettes inventées par les insectes pour passer l’hiver.

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Aucune raison, sinon celle de partager l’indescriptible, le plein, le vide, les saisons de l’âme et leur turbulence. Et comment la vie par petits brins visite nos maisons…nos jardins, elle y entre si furtivement que la moindre pesanteur voile son apparition. Je crois que la vie n’est belle que d’être rendue légère. Il y a quelque chose de l’alouette qui se promène dans la maison et qui m’empêche de céder à la tentation de la lourdeur, du découragement.. Quelque chose de futile pour le temps, d’important pour l’âme.

Chaïma va revenir, nous regarderons ensemble les ramures de Pâques, buisson, brindille, bourgeon ultime et initial. La surprise va gagner sur la fatalité. Ne pas savoir est encore une façon de louer. Nous revisiterons nos cachettes : le geai et l’écureuil oublient souvent l’endroit où ils ont enfoui leurs provisions. Les plumes juvéniles vont remplacer bientôt le duvet de l’oisillon, et nous nous réjouirons ensemble.

     

« Calandrelle, tourterelle, demoiselle à tire d’aile 

                                                                       dans le ciel, sauterelle y es-tu ? »

                         

                               

SDVM !

Annick

HOMME…FEMME…Egalité !

Mercredi, mars 11th, 2009

 hirondel_tetiere_souriredav1.gif

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. » (Genèse 1,27)

« Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit accordée. » (Genèse 2,18)  …et la femme est faite de la chair de l’homme. Ils sont donc de la même chair, ce qui veut dire qu’il y a égalité entre l’homme et la femme. Et si nous poursuivons notre lecture, la femme est même donnée par Dieu à l’homme, et celui-ci doit la recevoir comme un don. Le texte dit même que la femme est une part de l’homme et que sans elle, il lui manque quelque chose, ce qui n’empêche pas qu’elle soit une autre personne. Elle aura le même nom, mais un peu déformé pour dire sa spécificité. En hébreu, l’homme se dit « ish » et la femme « isha ».

Le récit de la Genèse nous parle que d’un seul couple humain et cela veut dire avant tout qu’il n’y a qu’une race humaine !

Dans « La Bible est un trésor » (Bible magnifiquement illustrée et comprenant de nombreuses clés de lecture à l’intention des jeunes ou des …moins jeunes) nous trouvons cette méditation :

« Dès les premières pages de la Bible, tu nous dis qui tu es Seigneur. Quand tu fais l’homme à ta ressemblance, tu n’en fais pas un solitaire, mais un être qui trouve sa joie dans le dialogue avec son semblable, un couple qui vit la communion. Tu es donc dialogue et communion, Seigneur. Déjà nous pressentons ce que Jésus dévoilera pleinement : l’Amour du Père, du Fils et du Saint Esprit. »

En ce temps de Carême où nous sommes appelés à prier un peu plus que d’ordinaire, à partager un peu plus que d’ordinaire... pensons à tous ceux qui dans nos familles, nos amis, nos voisins, nos collègues n’ont pas encore trouvé « leur âme soeur ». Pensons à tous les couples séparés par la mort, à tous ces couples qui n’arrivent plus à vivre dans l’harmonie.

Confions-les au Seigneur dans nos prières et allons porter chez eux un geste d’attention, une parole bienveillante…juste un peu « d’engrais » pour les aider à repartir ! C’est de saison !

Sourire d’Avril

Y a de la joie !

Dimanche, mars 8th, 2009

hirondel_tetiere_lhirondel.gif

Les 64 jeunes du camp « Mission Ski 2009″ sont tous bien rentrés à la maison. Il y a bien eu quelques petits bobos, mais je crois que la satisfaction a été totale.

Dès le lendemain, je suis parti pour une journée de retraite avec 8 adolescentes en préparation au baptême ou à la première communion.  Avec les deux accompagnatrices, nous avons passé une excellente journée. Il y avait le charme de la communauté qui nous recevait. Il y avait aussi ce délicieux décalage entre la vie religieuse et la vie de ces jeunes filles de banlieue qui mettaient les pieds, pour la première fois de leur vie, dans un couvent. Il y avait un côté Sister Act assez prononcé et quelques bonnes tranches de rire !

Mais à travers toutes ces nouveautés, ce qu’elles ont retenu de la journée, c’est la découverte de la prière. Et mercredi après-midi, elles étaient ravies, et nous aussi !

Entre temps, lundi, la nouvelle a été confirmée pour mon ami, Alexandre Klimenko : le restaurant à Perpignan dont il est le chef de cuisine obtient une étoile au guide Michelin.  Bien entendu, je suis très fier de lui et je suis vraiment ravi pour toute sa petite famille.

Et puis hier soir, pour la deuxième fois, notre soirée « Que tous soient 1″ du vendredi accueillait la communauté évangélique tsigane et leur pasteur Angelo. Une vraie joie d’être réunis et un grand moment de prière. Notre rassemblement s’est terminé par une suite de chants dont les gens du voyage ont le secret. Il s’agit de compositions qui leur sont propres et qui dégagent une émotion sensationnelle. Nous avons prévu de nous retrouver ensemble assez rapidement, avant qu’ils ne reprennent la route…

QDVB !!

Bruno

Une conception singulière de la maternité !

Jeudi, mars 5th, 2009

 hirondel_tetiere_annick.gif

Avez-vous déjà entendu parlé  de ces statues faites pendant une période située entre le XII et le XVI  siècles, les vierges ouvrantes ?  Quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant cette sculpture, en bois polychrome, au musée de Cluny à Paris … une énigme ?

Pensez donc ! A l’intérieur de la mère, il n’y a pas un enfant, un petit enfant replié comme chez toutes les femmes pendant la grossesse, mais un homme crucifié, cloué sur la croix soutenue par son vieux père barbu. D’enfant, point ; ou alors, refermez ce ventre, rabattez les parois l’une sur l’autre et vous verrez alors, en effet, que la Vierge tient dans ses bras un bébé bien rose, joufflu.

z_vierge_ouvrante.jpg

La France posséderait une vingtaine de vierges ouvrantes: celle du musée de Cluny à Paris, étant une des plus connues. (En Ile-de-France, il y en a une dans la chapelle d’Alluyes, près de Bonneval) Elles constituent une curiosité, voire une véritable énigme. La Vierge regarde droit devant elle avec un regard figé. A l’ouverture des parois, on obtient deux panneaux peints sur leur face interne et représentant des fidèles en prière. A l’intérieur du corps de la « mère de Dieu », une représentation trinitaire : le Christ en croix, tenu par Dieu le Père, et accompagné par la colombe de l’Esprit. Voilà bien une singulière échographie religieuse ou théologique !
                                
Le mot maternité date de l’époque d’apparition des premières vierges ouvrantes. Jusqu’ici, on envisageait la mère, voilà que l’on découvre la maternité au sens spirituel du terme. Mais là où l’on s’attend à découvrir le rapport à l’enfant, la pensée populaire et religieuse donne à voir ce que la Vierge, selon saint Luc, « gardait en son cœur ». Tout se passe comme si la Vierge portait non seulement son enfant, mais avec lui, déjà et dès le départ, l’histoire de la Passion et de la Rédemption.

Faire naître (et non seulement accoucher) est bien plus qu’un phénomène biologique. En fait, la pensée de la femme participe, autant que son corps, au destin de l’humanité ; son vécu, son portage affectif comptent autant que les capacités physiques. C’est à toute une échographie théologique et psychique que les vierges ouvrantes nous invitent….

SDVM !

Annick

Carême …Car aime !

Dimanche, mars 1st, 2009

hirondel_tetiere_souriredav.gif

Le mercredi des Cendres (le 25 février cette année) marque le début du temps du Carême.

Les cendres qu’on reçoit à l’église ce jour-là sur le front ou sur les mains nous rappellent que tout n’est pas parfait dans notre vie et que le meilleur moyen de préparer Pâques consiste à faire de tout notre cœur, des efforts pour devenir meilleurs.

C’est-à-dire mettre dans sa vie un peu plus de prière que d’ordinaire, partager et jeûner un peu plus aussi. De bonnes résolutions à prendre et à tenir.

Le Carême serait-il triste ? Mais non ! C’est un temps qui nous est offert non pour la tristesse, mais pour dire oui à la vie et au bonheur ! Un temps pour revenir vers Dieu, notre Père Lui qui nous aime d’un Amour infini…Il nous attend !

Alors Bon Car Aime à tous !

 

Avec le sourire de Sourire d’Avril