Archive pour le janvier, 2009

Dialogue avec un ange

Samedi, janvier 31st, 2009

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 » Quand il y a la vie, il y a la mort, dit l’ange. Il y a le chagrin et la joie ; il y a le bonheur et la souffrance, le feu et la cendre. Et il y a la lumière et l’obscurité, l’obscurité et la lumière. Toujours. Alors ? « 

 » Regarde « , dit l’ange.

L’homme et lui se tenaient au centre d’un espace sans contours, une plaine peut-être – sans vent ni couleur, sans pluie ni chant d’oiseaux. Autour d’eux, pas un son, pas une poussière, pas une pierre, ni un arbre.

 » Regarde « , répéta l’ange. Il tendit le bras et un filet d’or, une corde de lumière apparut. Elle scintillait à son début, puis disparaissait vers l’horizon, perdant son éclat, se mêlant à l’obscurité.

 » Vois, reprit l’ange, quand il y a la vie, il y a la mort. Alors ? »

L’homme resta d’abord silencieux ; peut-être devait-il apprendre à former les mots ; peut-être que rien n’existait encore dans son cœur – juste un creux, une faim, une étincelle. Il suivit des yeux le reflet doré aussi qu’il le put ; peut-être apprit-il à ce moment  » ici  » et  » là-bas « , et encore « maintenant  » et  » plus tard « ; il pressenti l’espace et le temps, le passé et l’avenir. Il ouvrit la bouche  et dit : » Oui. »

Une autre corde d’or, elle aussi allant s’obscurcissant, apparut :

- Quand il y a amour, il y a souffrance.

- Oui, acquiesça l’homme.

- Quand il y a vérité, il y a erreur.

- Oui.

- Quand il y a le jour, il y a la nuit.

- Oui.

- Quand il y a bonheur, il y a chagrin.

- Oui.

- Quand il y a le feu, il y a la cendre.

- Oui.

A chaque parole de l’ange, les cordes étincelantes apparaissent, mirages de beauté dont l’éclat rendait pourtant l’obscurité encore plus sombre. Et toujours la plaine, sans un souffle, sans une trace.

L’ange reprit :

 » Il y a la mort, et il y a la vie. »

- Oui.

 » Il y a la souffrance, il y a l’amour ; il y a l’erreur, et il y a la vérité ; il y a la nuit et le jour et il y a le chagrin et il y a le bonheur. Il y a la cendre et il y a le feu. »

L’homme restait silencieux.

 » Regarde bien, insista l’ange. Il y aura la lumière et l’ombre – l’ombre et la lumière. Toujours. »

- Oui, répondit l’homme.

- Alors ? demanda l’ange.

Et l’homme se redressa ; son visage n’était plus lisse mais griffé au coin des yeux des petites rides de la joie et de l’attention et marqué au coin des lèvres des plis de larmes et du sourire. Il se tint debout, regarda autour de lui, prit sa première inspiration et dit :

 » Oui. Je comprends. J’accepte. J’accepte tout. »

Et son cœur à ces mots s’emplit de toutes les joies et de tous les chagrins : de ces joies minuscules, aussi ravissantes qu’une menotte de nouveau-né et de ces joies immenses qui coupent le souffle et font vaciller les montagnes ; il connut tous les chagrins, ceux qui creusent, ceux qui nous écrasent et ceux qui rayent le cœur comme le diamant. Il connut l’espoir et la fin de l’espoir ; il connut l’hiver et sa morsure et l’obscurité et l’angoisse – et il vit la fraîcheur du printemps et l’éclat du rire au soleil. Il entra dans l’extase, oublieux de lui-même, et s’enferma dans la douleur, oublieux des autres. Et, sans se retourner, il fit un pas, un autre, et s’éloigna vers la lumière, et vers l’obscurité. Et l’ange chuchota – mais déjà le vent se levait : » N’oublie pas… » 

Le cœur de l’homme s’emplit de toutes les joies et de tous les chagrins, dit l’ange. Je l’accepte, dit l’homme….. 

             

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                                                                   …….Il vit la fraîcheur du printemps et l’éclat du rire au soleil.

SDVM !

Annick                                                                                                                                                        

Saint Paul et nous aujourd’hui

Vendredi, janvier 30th, 2009

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Dans son dernier billet le Père Bruno attire notre attention sur Saint Paul.  Cette année à l’invitation de Benoît XVI c’est l’année St Paul (du 28 juin 2008 au 29 juin 2009). Une année jubilaire à l’occasion du deuxième millénaire de la naissance de Paul.

Mais comment connaît-on la vie de Saint Paul ? Sa vie nous est en partie racontée par l’évangéliste Saint Luc dans son livre « Les Actes des Apôtres » et par Saint Paul lui-même dans ses lettres, qui sont souvent lues à la messe en 2ème lecture avant l’Evangile. Ces lettres sont les premiers textes chrétiens que nous possédons, écrits à partir de l’an 50, avant même les évangiles ! Certaines de ses lettres n’auraient pas été écrites par Saint Paul lui-même.

 Paul est né vers l’an 6 à Tarse en Cilicie (grand port et grande ville universitaire, aujourd’hui petite ville paisible de Turquie). Son nom de famille est inconnu. Son prénom Saul, puis Paul. Il était hébreu, fils d’hébreu et citoyen romain. Le titre de citoyen romain est un privilège rare qu’il avait acquis par son père. Sur les 80 millions d’habitants que compte l’empire, dont 4 à 5 millions de juifs, seuls 5 millions ont reçu le titre de citoyen romain. A l’atelier de son père, il a appris à tisser le poil de chèvres qui servait à la confection des tentes de nomades. Plus tard il exercera ce métier avec fierté. Il a fait ses études primaires et secondaires à l’école juive de Tarse. Il est très bon en rhétorique. C’est à Jérusalem qu’il poursuit ses études supérieures, à l’école du rabbin Gamaliel, maître réputé, sage et conciliant vis-à-vis des chrétiens (Ac 5,34-39). Saul obtient son diplôme de docteur en droit rabbinique. Il parle l’hébreu, le grec et un peu de latin. Paul fut donc un brillant élève et il le dit : « Progressant dans l’étude du judaïsme, je surpassais bien des compatriotes de mon âge. » (Ga 1,14) Un bel avenir lui est  promis. A 20 ans il rentre à Tarse. Nous sommes donc en l’an 26 environ, il n’aura donc pas connu Jésus à Jérusalem. Quelques années plus tard en l’an 34 il est de nouveaux dans les faubourgs de Jérusalem assistant à la lapidation de St Etienne par des juifs. Saul ne jette pas la pierre mais « il était de ceux qui approuvaient le meurtre » nous dit Saint Luc.  Puis il prend le chemin vers Damas, en Syrie pour continuer à persécuter les disciples de Jésus. Sur cette route Saul est comme terrassé par une force mystérieuse. Quand Paul parle lui-même de ce qui lui est arrivé ce jour-là, il nous dit « Christ m’est apparu à moi, le prématuré en quelque sorte, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu » (1ère lettre aux Corinthiens chapitre 15). Le récit de l’évangéliste Saint Luc écrit 40 à 50 ans après les évènements a subi quelques enjolivements. C’est ce récit que nous avons entendu ce dimanche 25 janvier lors de la Messe. L’illumination dont parle Luc est plutôt appelée par Paul « révélation » Mais l’essentiel demeure : sur la route de Damas quelque chose s’est produit qui a bouleversé totalement la vie de Saul/Paul.

A partir de cet événement Paul nous dit : « j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets afin de gagner le Christ et d’être trouvé en lui » (Phil3,8) et « Ce n’est plus moi qui vis c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2,16) Paul est devenu ce jour là, témoin du Christ ressuscité et vivant, puisqu’il a vu le Seigneur. Comme Pierre, comme Jean, comme Thomas, comme tous les apôtres…et comme les femmes au tombeau !  Ce qu’il devient ce jour-là, Paul a conscience que c’est un cadeau, un pur cadeau de Dieu : « Ce que je suis, je le dois à la grâce de Dieu, et sa grâce à mon égard n’a pas été vaine. Non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » (1 Cor 15,10) Ce cadeau est à l’origine de sa vocation d’évangéliser les nations. Il fut baptisé par Ananias à Damas. Son regard sur Dieu change rapidement. Il découvre que le Dieu de l’Alliance avec Israël veut aussi faire alliance avec les nations du monde entier, et cela gratuitement. Il devient l’apôtre des « gentils » (les non-juifs). Il fonde des communautés chrétiennes dans les pays autour de la Méditerranée. Paul leur envoie des lettres pour les encourager à vivre dans la paix et l’amour du Christ. Pour faire connaître Jésus, Paul a connu la faim, la soif, le froid, le danger. Il a fait naufrage trois fois, et il a été emprisonné avant d’être martyrisé à Rome, sur la route d’Ostie, sans doute en l’an 67.

Et pour nous aujourd’hui ? Voilà une réflexion de Michel Quesnel  Bibliste à l’Institut catholique de Paris :

« Paul n’a pas connu Jésus avant sa mort. S‘il fut séduit, ce fut uniquement par le Ressuscité, comme nous pouvons l’être tous. Bien entendu, tout le monde n’est pas passé, comme lui, par un chemin de Damas. Mais chaque croyant n’a-t-il pas connu, à un moment ou à un autre, un instant privilégié de lumière auquel il peut se référer comme à un point ferme sur lequel il peut fonder sa vie de foi ? La foi chrétienne consiste en partie à faire mémoire, pas seulement de ce qui est raconté dans la Bible, mais aussi de ce qui s’est passé dans ma vie de croyant. C’est de cela que je me nourris, et c’est de cela que j’ai à témoigner. Comme nous tous, c’est dans l’échange, la discussion, le partage, (avec Sosthène, Timothée…) que Paul avait développé des convictions dont il pouvait se faire le champion avec la vigueur que l’on sait.

Par ailleurs si l’on examine une journée ordinaire de Paul, elle devait ressembler d’assez près aux nôtres : le travail professionnel en occupait la majeure partie. C’était pendant les heures de repos, souvent en fin d’après-midi, qu’il se consacrait principalement à la prédication ou à l’animation des communautés, il devait conquérir sur ses multiples occupations de longs quarts d’heure pour la prière personnelle silencieuse, moments d’intimité avec le Seigneur sans lequel il n’existe pas de vie chrétienne authentique.

Prière liturgique en fin de semaine et temps passé à dicter des lettres devaient compléter cette vie somme toute très ordinaire….L’homme est très proche de nous, ne serait-ce que par ses imperfections. Il vaut alors la peine de tenter une plongée dans ses lettres, pour profiter de tant d’ouvertures, et de tant de richesses. »

Je vous y encourage aussi….avec le sourire de

Sourire d’Avril

Crise d’effroi

Mercredi, janvier 28th, 2009

 

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Dans ce bas monde, haut en douleur où le temps doit filer en douce, sans laisser de traces… Comment faire preuve de patience, ne pas être tentés par un raccourci : tous ces éphémères  et satanés paradis qui finalement nous ENFERment…

 

Faire silence pour entendre, vraiment, avec son cœur… Le sien, le mien, peu importe… Je ne sais plus… ?? Comme en enfer, ou presque…Et pourtant, j’aime……non sans mal !

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GBYA……..

Pris dans la toile ?

Samedi, janvier 24th, 2009

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Parce que c’est samedi et qu’à part les 16è de finale de la Coupe de France, il n’y a pas grand chose à la télé, je vous propose une petite vidéo.

Elle vous semblera peut-être un peu longue… mais elle ne manque vraiment pas de faire réfléchir.

« Andy Warhol promettait son quart d’heure de gloire à chacun, le net propose son quart d’heure de honte… »

Demain dimanche, nous fêterons la conversion de St Paul. Deux mille ans plus tard, à l’heure d’internet, Saul de Tarse aurait-il pu devenir l’Apôtre des Nations ? Ou bien le persécuteur des premiers chrétiens aurait-il été « pris dans la toile » ?

 

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QDVB !!

Bruno

Le zodiaque ou la croix

Jeudi, janvier 22nd, 2009

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Mercredi, Chloé m’a demandé mon signe astrologique. Moi, je suis Vierge, comme la Vierge, a-t-elle enchaîné aussitôt. Alors, et toi ?

- Je suis du signe de la Croix, ai-je répondu, en marquant visiblement mon front, mon coeur et mes épaules.

Manifestement, ma réponse laissait Chloé insatisfaite.

- Tu mélanges tout ! La croix, c’est pour l’église, les cimetières, ta cuisine.

Et ailleurs dans la vie, on est Sagittaire, Scorpion ou Verseau, que sais-je encore ?

- Tous les matins, maman regarde l’horoscope dans le journal. Alors moi aussi, je jette un œil, ajouta Hind, avec son air espiègle. Et de surenchérir : Tu nous as toujours pas répondu !

Je finis par céder, pour ne pas paraître hors du coup et tarir le dialogue :

- Je suis Bélier !

- Comme mon papa, s’écria Tisiri, enthousiaste. Ma mère dit toujours que les Béliers sont des têtes de mule !!

- Merci pour le compliment.

D’autres signes font leurs apparitions au cours de cette journée. Signe d’amitié, de partage, de joie émerveillée, de consommation triste aussi, souvent. Le zodiaque, les cadeaux, les marques, et tant d’autres symboles durables ou éphémères qui fascinent les grands autant que les petits. Et au milieu,
la Croix, plutôt en or qu’en bois, semble presque impuissante, anachronique. La tentation est grande soit de dénoncer, soit de s’abstenir. Ou de tourner en dérision, à grand renfort d’explications rationnelles et de mises en garde.

Je propose un jeu, une chasse au trésor. Découvrir, et si possible, représenter, tous les signes qui nous entourent, nous parlent et nous font vivre. Et dénicher leur secret, leur « âme » en quelque sorte. En ouvrant les yeux.

- Le scorpion, ça pique !

- Je n’aime pas le poisson…c’est plein d’arêtes !

Signes par milliers. Un sourire, des larmes, un baiser, une église, une bougie, un drapeau, un stop, une poignée de main, un gâteau d’anniversaire, une fleur, un feu, une image. Une Croix.

- Je la vois dans ma cuisine….et chaque fois, je pense à Jésus. Dieu avec nous dans la vie, bien  présent et si discret. Reconnu par un regard d’enfant, un coup d’œil contemplatif au milieux de ses jeux, de ses cris, de ses sauts. Evoqué par un signe, une image, une étincelle de joie, d’insouciance innocente, ou d’amitié complice. Peu à peu, à cette lumière, le zodiaque pâlit.

Pour moi, cet après-midi, parmi les dix mille signes qui m’environnent, m’habitent, me nourrissent et parfois m’envahissent, il y en a un, deux, trois, qui m’ont parlé de Lui. Chloé, Hindt, Tisiri ou Clémentine, leur visage, leur sagesse ébouriffée, leurs questions, l’exubérance de leurs propos, comme un feu de Bengale, comme la vie au présent.            

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Signes par milliers …… SDVM !

Annick

Années jubilaires…

Mardi, janvier 20th, 2009

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 J’ai profité de la semaine dernière pour passer 3-4 jours à Rome. J’y suis allé avec mes parents. Nous avons pu faire un pèlerinage tout particulièrement orienté sur St Paul. Quatre lieux sont spécialement proposés : les basiliques St Paul-hors-les-murs, St Pierre de Rome, St Jean de Latran et l’abbaye des Trois-Fontaines qui, selon la tradition, fut bâtie sur le lieu même du martyre de Paul en l’an 67. Nous avons ainsi ramené le « pass collector » spécialement édité à l’occasion de cette année jubilaire.

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Mais j’avoue que c’est beaucoup moins à la mode que cette affiche- ! Il faut espérer qu’elle puisse être le signe d’années un peu plus « jubilaires » pour notre monde. Il en aura certainement grand besoin.

Je me suis amusé à reproduire le même genre d’images grâce à ce site. Vous pouvez même vous faire imprimer des t-shirts avec votre visage, celle de votre  époux, de votre belle-mère ou de votre animal de compagnie… et les offrir autour de vous !

Mais pour ma part, en vrai groupie, j’ai déjà fait ma sélection !

QDVB !!

Bruno

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Une pause caté avec Sourire d’Avril…l’appel de Samuel

Dimanche, janvier 18th, 2009

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Jeune Samuel

Une nouvelle année civile a commencé et pour l’Eglise aussi le temps de Noël est terminé.

Nous sommes entrés dans ce qu’on appelle « les temps ordinaires ». Ce dimanche 18 janvier étant le deuxième dimanche du temps ordinaire. Il y a environ 32 dimanches du « temps ordinaire » dans une année liturgique. Mais ce temps là n’a rien de dévalorisant. Ce temps là n’est simplement pas lié à la préparation ou à la suite d’une grande fête.

Dans son  billet du  17/01 Annick nous parle de l’évangile de ce dimanche.

Je vais donc vous raconter plutôt l’histoire du jeune Samuel évoqué dans la première lecture de ce dimanche extraite du Livre de Samuel.

Le début de cette histoire se passe aux environs de 1050 avant J.C.

Quelques points de repères dans le temps :

Abraham le Père des croyants c’est vers 1850 avant J.C.

Le temps de l’Exode et de Moïse vers 1250 avant J.C.

L’entrée en Canaan vers 1220 avant J.C.

Enfin vers 1040 avant J.C. voilà le temps du prophète Samuel et la royauté de Saül. En effet c’est Samuel qui sacrera les deux premiers rois d’Israël : Saül et David dont Jésus est le descendant. Je vais vous raconter le début de l’histoire de Samuel.

Aux environs de 1050 avant J.C. un homme appelé Elqana avait deux femmes.

La première s’appelait Anne et n’avait pas d’enfant. Penina, la seconde, était fière de ses filles et de ses nombreux fils. Elle se moquait souvent de la pauvre Anne qui était sans enfant.

Tous les ans la famille montait au Temple de Silo à quelques kilomètres de Jérusalem. A cette époque le Temple de Silo abrite l’Arche de l’Alliance. Les familles allaient au Temple de Silo pour prier Dieu. On apportait de la nourriture en offrande avant de la partager. Un jour les voilà tous au Temple et Elqana partage le taureau du sacrifice en donnant la meilleure part à…Penina. Anne en est attristée et pleure sur sa condition d’épouse indigne (car sans enfant).

Elle prie un peu à l’écart et en silence : « Seigneur si tu me donnais un enfant, alors je te le donnerai pour toute sa vie. »

Le Grand prêtre Eli qui la voit prier, s’étonne de ne pas l’entendre, car on priait alors à haute voix. Il croit qu’elle est ivre. Il lui en fait le reproche. Anne lui explique qu’elle prie en silence car sa peine est trop grande. Le grand prêtre Eli lui répond : « Va en paix et que le Seigneur t’accorde ce que tu lui as demandé. »

Quelques mois plus tard Anne met au monde un enfant qu’elle appelle Samuel. Puis quelques temps après, Anne retourne au Temple pour montrer son fils au prêtre Eli. Fidèle à sa promesse et  dès que Samuel est en âge de marcher Anne le confie au prêtre Eli pour qu’il soit consacré à Dieu. Monte alors de son cœur la prière que reprendra la Vierge Marie en face de sa cousine Elisabeth « Mon âme exalte le Seigneur ».

Le jeune Samuel restera auprès d’Eli au sanctuaire de Silo. Tous les ans Anne lui apportera un manteau qu’elle a tissé signifiant ainsi qu’elle renouvelle ce don au Seigneur. Celui-ci en reconnaissance lui donnera encore trois fils et deux filles. Samuel dort donc au Temple. Une nuit le Seigneur l’appelle « Samuel ». Samuel répond « Me voici » et court vers le prêtre Eli pensant que c’est celui-ci qui l’a appelé. Mais Eli le renvoie se coucher. Trois fois le Seigneur va appeler Samuel. Trois fois Samuel ira voir Eli. La troisième fois Eli comprend que c’est Dieu qui s’adresse à Samuel. Il dit alors « Si on t’appelle encore une fois réponds : « Parle Seigneur ton serviteur écoute ». (notre lecture de ce dimanche)

Avec ce passage de l’histoire de Samuel, nous remarquons que nous n’avons pas besoin d’être âgé puissant ou compétent pour entendre l’appel de Dieu. Une fois de plus c’est dans la faiblesse humaine que Dieu se manifeste. Et cela est encore vrai aujourd’hui. De plus ce n’est pas Samuel qui a compris qu’il était appelé par Dieu. C’est le prêtre Eli qui a su au bon moment aider Samuel à discerner la voix de Dieu. Eli s’efface, il éclaire l’enfant et lui permet de répondre à l’appel de Dieu. Vous remarquerez aussi que la réponse de Samuel est simple et d’une totale disponibilité : « Me voici » La seule chose dont Dieu ait besoin pour poursuivre son projet d’alliance avec l’humanité c’est notre accord librement donné. Et comme pour Samuel, la présence de Dieu et sa force seront alors à nos côtés.

Que rêver de mieux …???  !!!

Avec un sourire de Sourire d’Avril

« Dites-le avec le sourire « 

Mardi, janvier 13th, 2009

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Quand on a l’âme joyeuse, cela se voit sur le visage. On a, comme on le dit, le visage en large. On n’a pas l’œil sombre, mais l’œil qui pétille. Vivre sans sourire réduit la vie à n’être plus que la vie. Autrement dit, on écrase la vie. C’est la brutalité même et, derrière la brutalité, c’est déjà la mort. Qu’est-ce que la mort, sinon le fait, que les choses ne vivant pas, elles ne sont que ce qu’elles sont ? Elles sont vides. Désespérément monotones. Une vie sans sourire est une vie sans vie. Une vie avec le sourire est une vie pleine de vie. Par le fait d’accompagner la vie d’un sourire, on indique que la vie n’est pas que la vie !

Le sourire est une expression de l’absolu au niveau du monde. Qu’un sourire vienne à accompagner n’importe quel acte de la vie, et ce sourire d’un homme ou d’une femme devient soudain le sourire même du monde. La vie entière devient sourire. Une miraculeuse distance s’introduit entre nous et le monde, afin de délivrer le monde de sa propre pesanteur. Tout comme il y a la poésie, qui est le sourire du langage, il y a le sourire, qui est la poésie du monde. Une poésie à la portée de tout un chacun. Il suffit pour cela de sourire. Cela commence par le fait de desserrer les lèvres !                               

Par la méditation, cette voie nous donne à regarder Dieu dans les yeux, les yeux de la foi, les yeux du cœur, nous décelons le sourire de Dieu. Comme si le visage de Dieu se dessinait de l’intérieur. Comme si les traits de son Amour se faisaient jour à travers un certain sourire. L’Evangile est extraordinaire!

Le sourire contient l’énergie de la vie ! Il la diffuse. Il en jouit intérieurement. Avec lui, on est au-dessus de toute agressivité. On s’élève, tout en élevant l’autre. Il est le ton juste, celui de l’amour des hommes qui s’adresse aux hommes. Le sage est souvent représenté d’une façon souriante. Il voit tout du point de vue d’une conscience supérieure.

Ne voit-on pas souvent la vie sourire ? N’est-ce pas grâce à un sourire que nous pouvons sourire ? Gardez le sourire, SVP !  En souriant nous indiquons autre chose, n’est-ce pas Sourire d’avril ?…..le bonheur de la vie d’être la vie.

SDVM !

Avec un sourire d’ Annick !

De la perspective

Dimanche, janvier 11th, 2009

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Hier soir, en Ligue 1, plusieurs matches de foot ont été reportés à cause du froid. Ca fait des heureux mais aussi des mécontents. J’entendais certains entraîneurs craindre que cela occasionne un problème de rythme ! Et c’est vrai qu’après un temps de repos, on peut éprouver quelques difficultés à retrouver la cadence !

Ainsi, après la trève des confiseurs et les quelques jours de relâchement général qu’elle engendre, la reprise paroissiale a eu lieu cette semaine. Je ne sais pas ce qu’il en fut pour vous. De mon côté, ce fut directement plein pot… et c’est parfois un peu brutal !

Mais le mois de janvier a ceci d’agréable qu’on se présente tous des voeux de bonheur.  On souhaite repartir du bon pied mais on souhaite aussi à tous ceux qui nous entourent tout ce qui peut les aider à vivre paisiblement et à aller de l’avant.

Hier soir, j’étais avec une petite dizaine de collégiens de troisième réunis en « foyer d’accueil ». Je leur ai demandé ce qu’ils aimeraient que je leur souhaite pour cette nouvelle année. La question les a un peu déstabilisés. Claire a répondu qu’elle voulait qu’on lui souhaite d’avoir de la chance, mais pas trop… parce que « trop de chance tue la chance » ! Jimmy voulait de l’amour. Cécile la santé. Kévin son brevet. Micheline aimerait que son frère se réconcilie avec Jimmy…

Et vous, amis lecteurs, que faut-il vous souhaiter pour 2009 ? Tout n’est pas toujours facile à dire ou à écrire. Mais laissez-moi, tout au moins, vous souhaiter de la perspective ! Et que le Seigneur vous aide à l’accueillir et à la réaliser.

QDVB !!

Bruno

 » Lève-toi et va ! « 

Mardi, janvier 6th, 2009

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La fraternité invisible des premiers levés !!

Je ne sais pas comment cela se passe pour vous, mais personnellement, le matin, j’ai beaucoup de mal à me lever, et les toutes premières heures du jour obéissent à un rituel bien déterminé. Après avoir longtemps hésité, j’ai choisi de me réveiller au son de la radio et de supprimer la sonnerie assourdissante ou le médiocre « bip-bip », qui donne envie de fracasser son réveil contre le mur. Ayant opté pour la FM, j’ai réglé mon réveil sur une radio d’information, au risque de commencer ma journée avec les catastrophes survenues pendant la nuit ou des résultats sportifs qui ne me passionnent guère…Depuis de nombreuses années, c’est la voix de l’actualité qui m’annonce l’aube.

Entre mon réveil et mon lever s’écoulent de longues minutes, durant lesquelles j’écoute avec attention les nouvelles et ou je fais mentalement défiler la journée à venir…

Finalement, se lever chaque matin, comporte un risque : celui d’affronter une nouvelle journée, celui d’affronter cette vie qui n’est pas un long fleuve tranquille…Ainsi, quand tout va mal, c’est engourdis et tapis sous la couette que nous souhaiterions passer la journée, comme si notre corps, étroitement uni à notre esprit, n’avait pas envie lui non plus de se lever. Se lever, c’est bel et bien notre première décision de la journée ; dire oui à la vie, affronter la réalité…

Chaque matin, le jour commence pour tous les hommes et toutes les femmes par un face-à-face avec la vie, faussement anodin. Nous ne sommes pas faits pour restés couchés, mais pour être debout et vivre pleinement notre vie humaine, mais aussi notre vie spirituelle. Se lever  est ainsi un mot profondément chrétien, que l’on retrouve 109 fois dans le Nouveau Testament.

« Lève-toi, prends ton grabat, et marche ! », dit Jésus au paralytique ; « Thalitha Koum ! »(« Lève-toi, petite fille »), dit Jésus à la fille de Jaïre pour la ressusciter, alors qu’elle venait juste de mourir. Et les exemples sont nombreux !

C’est le signe de notre engagement dans la vie, la marque de notre espérance. Se lever, c’est dire oui à la vie, c’est accepter de se mettre en marche. Seul, un amour passionné de la vie peut décider l’homme à « pousser plus loin » dans le temps et dans l’espace.

Alors levons-nous, les yeux ouverts…écoutons la voix puissante de Dieu qui chaque jour nous presse. Et que nous dit-il ? « Venez mes fils, écoutez-moi, courez tant que la vie vous éclaire. » Benoît de Nursie

                    La vie recommence tous les matins…

       Guidé(e) par une étoile - l’Esprit Saint –  » lève-toi et va  » à la recherche de Dieu jour après jour ! 

  

SDVM !                         Annick