Archive pour le novembre 3rd, 2008

Annick, le souffle spi : Y’a de la Joie !

Lundi, novembre 3rd, 2008

Nos billets parlent très souvent de comment savoir convertir toutes nos souffrances en joie. L’insistance sur ce désir de bonheur m’a conduit à réfléchir à notre droit à être enfin heureux.

Le bonheur, c’est étrange. Chacun l’espère, et nul ne le connaît. Du moins, au sens où on le rêve : comme une joie parfaite et éternelle. Nous faisons de notre de notre mieux pour ne pas trop souffrir, et pour connaître, autant qu’il nous est permis des instants de bonheur. Nous en jouissons comme si nous anticipions une plénitude à venir. Nous éprouvons même, d’aventure, une certaine gratitude pour tout ce qui nous est ainsi donné.

Voilà sans doute une seconde étrangeté. Il semble bien que le bonheur ne puisse que nous être « accordé ». Et que nous ne puissions que l’espérer. L’attente et l’incertitude, les conditions du bonheur ?

Sans aucun doute, nous en avons l’expérience, certains bonheurs nous échoient. Personne ne s’en plaindra ! Pour moi le plus récent date d‘à peine quelques instants ; après avoir « étendu » le linge sorti de la machine, je monte à l’étage. Chaïma était là, silencieuse, à peine réveillée et prenait son petit déjeuné avec son papy, les cheveux en broussaille. Ils échangeaient par moments des petits regards pétillants, comme pour se confirmer qu’ils étaient bien là, et que ce moment existait vraiment. C’était comme une matérialisation parfaite de la joie, incarnée dans la simplicité du quotidien. Je n’ai pu que contempler !

La spécificité du bonheur ne tient pas à la quantité de temps qu’il dure. Elle réside dans la puissance de l’expérience qui l’accomplit. La béatitude, bonheur parfait, permanent et définitive est l’exclusive des sages.

Mais le bonheur, c’est la perfection dont l’homme est capable, où qu’il soit. Ici et maintenant, nous pouvons creuser la jouissance de l’instant. Dans le fond, il suffit de peu. C’est à nous de nous y rendre disponibles.

Lorsqu’une joie nous arrive, plutôt que de la consommer vulgairement et sans conscience, cultivons-la avec soin, comme un jardinier amoureux de ses roses. Cherchons la puissance affective pour l’éterniser. Son souvenir sera dès lors perpétuellement disponible, comme une réserve d’énergie dans les moments de tourment.

La joie est la puissance du bonheur. Pratiquons la joie, ce que je fais à cet instant, lors même que je vous écris.

enfant bonheur jeu

Lorsqu’une joie, un petit bonheur nous arrivent, comme le sourire d’un enfant, soyons disponibles.

SDVM !

Annick