Heureusement qu’il y a les commentaires !

Merci pour tous vos commentaires chère Annick, chère Miss14 et tous les autres.

Je suis en vacances pour quelques jours encore à Bompas, pas très loin de Perpignan. Et comme vous le constatez,  j’écris un peu moins en ce moment. J’espère que vous ne m’en voudrez pas !

A bientôt et QDVB !!

Bruno

19/08/2008

24 Réponses pour “Heureusement qu’il y a les commentaires !”

  1. Redigé par annick:

    Cher Père Bruno, il faut savoir se reposer !

    Savoir se reposer. Un dicton rappelle avec justesse que “celui qui ne se repose pas fatigue les autres…” Mais attention de ne pas tomber dans l’excès inverse : le risque de se laisser aller !!

    La foi rime avec joie. Alors voici quelques mots d’esprit plaisant, pour terminer vos vacances à Bompas.

    – On raconte qu’un jeune homme avait été embauché comme employé municipal. Le premier jour, le chef des travaux lui donne une pelle, une pioche, un râteau et une brouette, et l’envoie au cimetière pour désherber les allées. Accaparé par d’autres travaux à diriger, il oublie sa jeune recrue. Quand il repense à lui, il est déjà trois heures de l’après-midi. Il se dit qu’il doit avoir à peu près terminé, mais qu’il serait bon d’aller lui demander si tout va bien. Il pousse la porte du cimetière et…..quelle n’est pas sa surprise de voir que presque aucun travail n’a été réalisé et que les outils sont appuyés sur un caveau….Il cherche l’employé et le découvre dormant à poings fermés sur une tombe…Il le réveille et lui demande des explications. Un peu vivement, à vrai dire. Et l’autre lui répond candidement :”En arrivant ce matin, j’ai regardé sur la première tombe, il y avait écrit : “Ici reposent…”. Sur la deuxième : “Ici reposent…”. Sur la troisième : “Ici reposent…” Je me suis dit : ” Jules, tu ne peux pas être le seul à travailler.” Alors moi aussi, je me suis reposé…”

    – Un enfant va au catéchisme le mercredi matin. Le prêtre lui explique ce que dit saint Paul, à savoir que nous sommes le temple de l’Esprit Saint, c’est à dire que, depuis notre baptême, le Saint-Esprit habite en chacun de nous comme dans un sanctuaire sacré. L’après-midi, parce qu’il a fait une bêtise à la ferme paternelle, il reçoit un magistral coup de pied au derrière de la part de son père. Le gamin se tourne alors calmement vers le paternel et lui dit : “Tu viens de faire un gros péché : tu viens de donner un coup de pied au temple du Saint-Esprit.” Mais son père, qui a au moins autant de répartie que lui, a le dernier mot : “Un coup de pied peut-être à la sacristie du temple, mais pas au temple…”

    – Un ami m’a raconté cette histoire : C’est un islamiste qui passe son permis de conduire. Il veut montrer qu’il est très religieux et qu’il fait tout “au nom de Dieu”. En arabe, cela se dit : Bismillah. Il s’installe sur le siège du conducteur. Il le règle et ne manque pas d’ajouter : Bismillah ! (”Au nom de Dieu”). Puis il attache la ceinture de sécurité : Bismillah ! Il lève la vitre et la ferme : Bismillah ! Il tourne la clef de contact, la voiture démarre : Bismillah ! Il met le clignotant et commence à avancer. La voiture cale. Alors l’examinateur dit : Hamdullah ! (”Merci, mon Dieu !”)
    (Comment les peuples qui subissent une dictature se défendent-ils ? Par l’humour, en inventant des histoires drôles sur ceux qui les oppriment.)

    – “Un roi faisait chercher dans tout le royaume la chemise du plus heureux de ses sujets, et quand il eut trouvé celui-ci, on s’aperçut qu’il ne possédait pas de chemise…”
    Etty Hillesum

    Le rire ne dilate pas “la rate” mais l’esprit, le cœur……il ouvre l’homme à plus d’humanité.

    Très bonne fin de vacances et reposez-vous bien !

    SDVM !

    Annick

  2. Redigé par annick:

    Encore quelques histoires savoureuses !

    Un Père du désert, Abba Macaire, avait un chien qui le suivait fidèlement partout. Un jour, alors qu’il s’avançait dans le désert, il fut rejoint par un paysan qui lui dit :
    “Abba, aujourd’hui, ton chien a mangé une de mes poules.
    - Tu fais bien de me le dire, répartit l’ancien : ainsi ce soir, je ne lui donnerai rien à manger.”
    (Tiré de : Bons mots et facéties des Pères du désert de Piero Gribaudi)

    Vous savez que les moines ont pour règle de vie de ne jamais se plaindre, mais d’avoir un grand souci de leurs frères. Un jour, au réfectoire, alors qu’on lui sert une louche de pâtes, un moine est pris de frissons en voyant arriver dans son assiette, avec les pâtes, une souris….Elle est tombée dans la marmite sans que le cuisinier s’en aperçoive…Mais, que faire ? Il n’a pas le droit de se plaindre ! Il appelle le frère qui sert le repas ce jour-là, et lui dit : “Frère, pourquoi mon voisin n’a-t-il pas de viande lui ?..”

    Une dame disait un jour sa profonde admiration à un jésuite : “Je vous aime beaucoup, je vous admire profondément, vous les jésuites. Vous êtes supérieurs aux dominicains.” Le jésuite enchaîne : “Et pourtant nous prions les uns pour les autres…Mais les dominicains doivent prier beaucoup mieux que nous.”

    SDVM !

    Annick

  3. Redigé par Miss14:

    Parabole des Marronniers Rabougris

    Un jardinier balaya la grande allée après une bourrasque d’automne et réunis en tas branches mortes, feuilles sèches et marrons dispersés parmi les éclats de leurs bogues : ses efforts s’arrêtèrent là.

    Dans ce terreau, les germes se développèrent : il en sortit des centaines de petits marronniers qui firent comme une forêt naine.

    Mais bientôt ils se flétrirent, retombèrent et ajoutèrent leurs frêles cadavres à la pourriture du tas qui n’avait pas su les nourrir.

    Ainsi des multitudes d’esprits qui ne savent qu’utiliser, assimiler, gloser, critiquer l’œuvre d’autrui, production que la première sécheresse emporte.
    Seuls arrivent à la taille d’adultes ceux qui plongent leurs racines dans la vraie terre jusqu’aux sucs neufs.

  4. Redigé par Miss14:

    estimation

    Si tu ne trouves pas le bonheur,
    C’est peut-être que tu le cherches ailleurs,
    Ailleurs que dans tes souliers…
    Ailleurs que dans ton foyer.
    Selon toi, les autres sont plus heureux,
    Mais toi, tu ne vis pas chez eux…,
    Tu oublies que chacun a ses tracas,
    Tu n’aimeras sûrement pas mieux son cas.
    Comment peux-tu aimer la vie,
    Si ton coeur est plein d’envies ?
    Si tu ne t’aimes pas,
    Si tu ne t’acceptes pas?
    Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
    C’est de rêver d’un bonheur trop grand,
    Sachons cueillir le bonheur au compte-gouttes,
    Ce sont les plus petites gouttes qui font les océans.
    Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs,
    Ne le cherchons pas non plus dans l’avenir.
    Cherchons le bonheur dans le présent,
    C’est là et là seulement qu’il nous attend.
    Le bonheur ce n’est pas un objet
    Que l’on peut trouver quelque part hors de nous.
    Le bonheur ce n’est qu’un projet
    Qui part de nous et se réalise en nous.
    Il n’existe pas de marchands de bonheur…
    Il n’existe pas de machine à bonheur…
    Il existe des gens qui croient au bonheur.
    Ce sont des gens qui font eux-mêmes leur bonheur.
    Si dans votre miroir votre figure vous déplaît,
    A quoi ça sert de briser le miroir…?
    Ce n’est pas lui qu’il faut casser !
    C’est vous qu’il faut changer.

  5. Redigé par annick:

    Si tu veux trouver le bonheur

    “Dégage-toi dans la mesure même
    où tu t’engages sans compter.
    Prends de la distance dans la mesure même
    Où tu communies fraternellement à autrui.
    Le cœur humain, même le plus généreux,
    N’est pas inépuisable. Dieu seul est illimité.

    Pour retrouver un regard libre sur les évènements,
    Il faut fuir et se tenir, tranquille et rassemblé,
    Devant le Maître de tout.
    Pars donc vers la source cachée de toute chose.
    Quitte tout et tu trouveras tout.

    Prends le temps de vivre amicalement avec toi-même.
    Respire. Reprends haleine.
    Apprends dans le repos du corps et de l’esprit
    La calme lenteur de toute germination.
    Reçois la paix du Christ.”

    Sœur Myriam

    Bonne journée à tous, avec la paix du Christ. Le vrai Bonheur !

    Annick

  6. Redigé par annick:

    Une légende arabe. Le but de la vie sur terre.

    Le secret du bonheur : apprends-moi à dire: “C’et toi” !

    Lorsque l’adolescente fut arrivée devant la cabane dont la seule issue sur le dehors était une porte si exiguë que seul un corps glorieux aurait pu se glisser dans son ouverture, elle entendit, dans le silence de l’aube, sangloter à l’intérieur celui qui la pleurait comme on pleure les morts.
    Et elle frappe à la porte et la voix demande de l’intérieur :
    “Qui est à la porte ?”
    Elle répondit :
    “C’est moi”.
    Alors il y eut un grand silence, et les arbres eux-mêmes cessèrent leur murmure et ne laissèrent fuser les premières notes des oiseaux chanteurs.
    Mais la voix ne répondit pas de l’intérieur et la porte exiguë ne s’ouvrit pas….
    Alors l’adolescente s’enveloppa du voile de la méditation, et, sans une plainte, sans un soupir, elle s’étendit à terre contre la porte.
    Et toute la journée et toute la nuit, elle resta étendue, la tête enfoncée dans le voile de la méditation, et elle mûrissait ainsi en son cœur la notion essentielle qui veut que les privilégiés de l’amour meurent d’abord complètement à eux-mêmes avant de se présenter devant l’Amour.
    C’est pourquoi, prête désormais à aborder la porte, elle se leva et alla d’abord s’abluer à la rivière, puis d’un pas assuré elle revint vers la cabane et heurta la porte.
    Et la voix demanda de l’intérieur :
    “Qui est à la porte ?”
    Et l’adolescente, cette fois, répondit : “C’est toi”.
    Et la porte s’ouvrit d’elle-même….

    L’Evangile nous apprend que nous sommes fils et filles bien aimés d’un Père plein de tendresse.
    Dieu a voulu être aimé de nous de telle manière que lorsqu’à la fin de notre vie nous frapperons à la porte, nous puissions lui dire :” C’est toi, c’est ton Fils en moi.”

    Que Dieu vous bénisse ! Le vrai bonheur !

    Annick

  7. Redigé par la maman de Colombine du Chili:

    Ce dernier commentaire d’Annick me rappelle le rituel des funérailles des Habsbourg :

    Vienne, premier avril 1989 : un cortège funéraire imposant conduit par de hauts dignitaires ecclésiastiques et par des membres de l’ancienne famille impériale arrive devant l’église des Capucins qui abrite la crypte des Habsbourg. Le maître de cérémonie frappe trois fois au portail de l’église et, de l’intérieur, le père gardien demande qui veut entrer. Le cérémoniaire énumère alors les titres de la défunte : “Zita, impératrice, reine couronnée de Hongrie, reine de Bohême, de Dalmatie, de Croatie, de Slavonie, de Galicie, de Lodomérie (tout le monde sait qu’il s’agit de la principauté de Vladimir en Volhynie annexée à l’Autriche en 1772 !), reine de Jérusalem, archiduchesse d’Autriche, grande duchesse de Toscane, duchesse de Lorraine, de Haute et Basse Silésie, de Modène, grande voïvode de la Voïvodine de Serbie (un titre qui fait particulièrement rêver), comtesse-princesse de Habsbourg et Tyrol, margravine de Haute et Basse Lusace et d’Istrie, infante d’Espagne, princesse de Portugal et de Parme, etc” (j’abrège, il y en a trop !). Et la voix de l’intérieur répond : “je ne connais pas !” Le maître de cérémonie frappe encore et à la nouvelle demande indique plus sobrement : “Zita, Sa Majesté, l’impératrice et reine”. Le père gardien répond : “nous ne la connaissons pas !” Alors le cérémoniaire frappe une troisième fois. “Qui demande à entrer ? Zita, une créature mortelle et pécheresse : qu’elle entre !”

  8. Redigé par Miss14:

    En faisant du rangement dans tous mes liens, j’ai revisionné celui-ci, et je me suis dis qu’il pourrait peut être servir pour quelques un(e)s d’entre vous !

    En l’occurence pourquoi pas à mon amie Sourire d’Avril, pour les enfants de 6ém/5ém, mais aussi pour toutes personnes sur ce blog qui seraient catéchistes ?!

    En style diapos c’est très sympa je pense, ils sont très bien fait.

    Ou pour d’autres……

    Bon week-end à vous.

    ~Miss14~

  9. Redigé par Miss14:

    Si je mets le lien ce sera sans doute plus facile !!! ;-)

    http://www.connaitredieu.com/?p=la_lettre_de_vie_du_fils

  10. Redigé par Miss14:

    Pour toutes personnes qui auraient connu ce genre de situation, en ce temps là nous ignorions que SEUL le Seigneur ne nous laissait jamais tomber et combien lui il nous aimait.
    … Auujourd’hui il en est tout autrement. nous ne sommes plus JAMAIS seul(e)s !
    Le Seigneur vous suit pas à pas, alors…..Allez,… Maintenant profitez !

    ~Miss14 ~

    ~ —- * —- ~

    Grandir seul dans votre intimité…

    Souvent la vie vous a laissé seul avec votre intimité…
    Vous avez vécu plusieurs étapes de votre Vie…
    Comme un enfant…sans trop savoir où aller…
    Votre âme fut ignorée comme une fleur qui se laissait bercer…
    Vos énergies se sont dissipées parfois à la merci…
    Vos indécisions vous ont figé devant tant d’incompris…

    Que de fois, vous vous refusiez des plaisirs…
    Vous étiez éduqué à donner pour mieux prévenir…
    La crainte de déranger ou de passer pour égoïste…
    Habitué à vous oublier c’était comme ça…votre éducation…
    Pourtant au fond de votre cœur…la vraie raison…
    Aurait été de vous sentir aimé dans une ambiance plus réaliste…

    Puis les journées ont passé, le temps s’est défilé…
    Quels immenses besoins… vous auriez eu de vous confier…
    Trouvez quelqu’un, qui vous aurait juste expliqué…
    Les véritables directions de votre Destinée…
    Vous ne pouviez même pas partager vos émotions…
    Personne ne voyait vos incroyables frustrations…

    Alors vous avez grandi sans rien demander…
    Isolé… avec vos opinions si bien cachées…
    Toutes vos peurs et vos craintes…
    Vous avez été hébergé dans la contrainte…
    Maintes fois… vous avez eu l’impression…
    De vivre, en passant à côté de votre réelle évolution…

    S’accueillir simplement dans votre intimité…
    C’était de détenir l’assurance dans vos gestes et leurs portées…
    Vos parents ne prenaient pas le temps de dialoguer…
    Il vous fallait tout saisir à la dérobée…
    Pourtant quand on est jeune… c’est si important…
    De se sentir aimer… sans se faire critiquer…

    Si vous avez vécu tout comme moi …seule sans pouvoir parler…
    Ne soyez pas déçu… à l’époque…c’était la génération !!!
    On connaissait très peu aux émotions…
    Il fallait vivre dans l’intimité…
    Les temps ont bien changé…
    Allez…maintenant profitez …

  11. Redigé par Miss14:

    Deux petites histoires pour clore ces deux jours de repos !

    ~ — ~

    * Un pasteur a décidé de repeindre la salle du temple.
    Il donne à ses paroissiens 1 semaine pour repeindre le plafond, 15
    jours pour les murs, 1 semaine pour le sol. Il part confiant en
    vacances…

    3 semaines passent. Il revient, s’attendant à trouver un temple
    tout rénové… L’avancement des travaux n’est pas au niveau
    auquel il s’attendait…ses paroissiens n’en sont toujours qu’à
    gratter le plafond! Demandant une explication, il l’obtient:

    -”Nous n’avons pas fini de gratter le couche des prières qui sont
    restées coincé au plafond et ne sont pas allées plus haut du
    fait de la dureté de notre coeur.

    * Le Notre Père, le Notre Père, c’est toujours la même chose !”
    se plaint le petit Henri,puisque c’est comme ça, je ne le dirai
    plus qu’une fois par semaine!”
    -”Eh bien pas moi! lui répond sa petite sœur, moi je continuerai
    chaque jour, toi tu n’auras que du pain rassis, moi je mangerai
    toujours du pain frais!”

  12. Redigé par annick:

    L’art dilate, la science réduit, ainsi respire la conscience humaine.

    J’aimerai, en vous livrant quelques histoires, vous faire découvrir la force des légendes, des fables, des contes, qui n’a de but que d’aiguillonner la vie, de la pousser en avant, et de dilater le monde jusqu’aux extrêmes inconnus, plutôt que de le réduire aux frontières de ce que l’on peut exactement savoir.

    * Une légende du pays de Loire

    Ils étaient douze moines simples au couvent de la Grainetière, tous innocents, tous de bon cœur. Quand leur demeure fut fondée, il leur fallut un père abbé. On désigna le plus âgé.
    – Pourquoi moi ? dit-il au plus jeune.
    On désigna le plus lettré. Il se tourna vers le plus bête, qui rougit et joignit les mains.
    – Pourquoi pas le plus pieux ? dit-il.
    Le plus pieux s’effraya beaucoup et s’estima incompétent. Bref, aucun d’eux ne voulut être supérieur de ce saint lieu.
    – Que faire ? dirent-ils dans un souffle commun.
    Chacun se prit le front, s’accouda sur la table et se perdit en réflexions, fumigations spirituelles, méditations et plans bancals. Le coupable (un gourmand joufflu) fut vivement poussé du coude. Il se réveilla en sursaut. Son œil aussitôt s’éclaira.
    – Mes frères, dit-il, j’ai trouvé. Dieu m’a rendu visite en songe. Il vient à l’instant de m’apprendre comment élire notre abbé. Veuillez m’attendre, je reviens.
    Il quitta la salle commune, accompagné jusqu’à la porte par onze regards stupéfaits.

    Il s’en fut jusqu’au pré voisin. Là était un jeune garçon qui veillait sur quelques moutons. Le moine trotta jusqu’à lui.
    – Enfant, dit-il, as-tu des poux ?
    L’autre hocha sa tête crasseuse, l’air extrêmement méfiant.
    – Donne m’en un, lui dit le frère. Dieu te le rendra, s’il lui plaît.
    Le garçon fouilla sa tignasse, en extirpa une bestiole, la tendit sur l’ongle du pouce. Le moine, délicatement, la prit au bout de ses gros doigts et s’en retourna triomphant dans la salle du monastère.

    A ses compagnons assemblés il dit ces mots déconcertants :
    – Quittez vos tabourets, mettez-vous à genoux et sur la table devant vous posez vos mentons vénérables. Ayez soin d’étaler vos barbes. Au centre exact de votre centre je poserai le pou que voilà. Parmi les poils offerts à sa concupiscence, il ne tardera pas à se trouver un nid. Ainsi sera élu le père qu’il nous faut. Frères, le choix du pou sera celui de Dieu.
    Un silence étonné accueillit sa harangue. L’un enfin soupira et dit :
    – Puisqu’il le faut.
    Un autre :
    – Obéissons.
    Un troisième, rieur :
    – L’idée n’est pas mauvaise.
    Et tous s’agenouillèrent. Le pou fut déposé comme une perle rare au milieu de la table. Douze regards ardents et fixes le virent aller devant lui, faire halte, obliquer vers la gauche et la droite, s’enfouir résolument dans les trois poils follets qui ornaient le menton d’un moinillon malingre. Il fut élu abbé à l’unanimité. Il était vertueux et d’esprit délié. Sous son règne avisé l’abbaye prospéra. Les voies de Dieu parfois sont plus simples qu’on ne croit.

    A suivre…

    SDVM !

    Annick

  13. Redigé par annick:

    …..suite !

    * Une fantaisie de Bourgogne

    A Dijon autrefois, vécurent les époux les plus aimant du monde. Il s’appelait Hilaire, elle s’appelait Quiéta. Quarante années durant, chacun fut le bonheur et le souci de l’autre, et chacun tous les soirs pria Dieu en secret de les faire mourir ensemble, un même jour. Mais Dieu ne voulut pas. Il prit d’abord Hilaire. Un an après sa mort, quand Quiéta fut portée à son tour au tombeau, ses enfants la couchèrent auprès de son époux. Alors on vit Hilaire, dont le corps était sain malgré son long trépas, sortir un bras du drap, le passer tendrement au cou de son épouse, et l’attirer à lui. Et l’on vit sa Quiéta sourire infiniment

    * Une histoire de Provence

    C’était une vieille paisible. Ses yeux d’enfant riaient toujours. On la disait un peu simplette. Elle vivait seule dans son mas avec quelques poules et sa chèvre. Tous les soirs, de Pâques à Toussant (à Toussaint le beau temps mourait, avant Pâques il n’était pas né) elle allait passer la veillée chez ceux de la ferme voisine, au fin bout de la lande grise. Quand il fallait aller au lit, après une heure de tricot, de tisane et de papotage avec les femmes, au coin du feu, les trois garçons de la maison lui disaient :
    – Bonne mère, seule sur la garrigue après la nuit tombée, ce n’est pas raisonnable. Vous risquez des peurs bleues. Nous vous raccompagnons.
    Elle leur répondait en haussant les épaules :
    – Bah, restez donc au chaud. Je n’ai besoin de rien. Je dis mon chapelet, tout au long du chemin, je demande là-haut que l’on m’envoie deux anges, ils viennent et ils me gardent. Bonsoir, la compagnie !
    Et tous la saluaient sur le pas de la porte en riant doucement de sa naïveté.

    Or, un soir les garçons voulurent un peu s’amuser d’elle.
    – Si nous allions faire les anges ? dit l’un d’eux en catimini
    – Habillons-nous d’un drap pour avoir l’air céleste, lui répondit un autre, courons sur son chemin et portons-la chez elle.

    Ils s’esquivèrent discrètement avant que la vieille s’en aille. Ils coururent en rase campagne, se cachèrent derrière un roc. Il faisait un beau clair de lune, et pas le moindre brin de vent. Le temps de s’envelopper dans leur drap, de s’exciter à s’étouffer, d’aller au tournant du sentier et de revenir en courant, ils la virent sortir de l’ombre. Devant elle marchait un être en brume blanche, et derrière elle un autre. Ils allaient en silence. Leurs sandales effleuraient à peine les cailloux. Leur visage était fait de lumière indécise, leur regard était droit. La vieille cheminait, entre eux, tranquillement. Ils passèrent devant les garçons accroupis et s’éloignèrent sous les étoiles.

    Bien des années après, le curé de Gréoux connut ces jeunes gens. Ils avaient quatre-vingts ans quand ils lui contèrent l’histoire. Ils en tremblaient encore et pleuraient dans leurs rides au souvenir des anges et de leur protégée. J’ai dit la vérité. Qu’elle vous tienne chaud.

    Quel sens donné à tous ces contes, fables ….?
    Ils participent, je crois à la respiration du monde. De leur utilité intime, de ce qu’elles nous apprennent de nous-mêmes et de l’incessant voyage de la vie, je pense que ces oeuvres nous sont aussi nécessaires que les arbres le sont à la Terre.
    Peut-être est-ce seulement pour cela, aider la vie comme la pluie l’aide, que ces histoires sans importance ont traversé les siècles ?

    SDVM !

    Annick

  14. Redigé par annick:

    Bonne semaine à tous et pour la commencer voici encore ! deux histoires amusantes.

    “L’aventure” des travaux du temple –histoire de Miss14- a fait revenir en moi celle-ci :

    * Un prêtre avait été muté dans une paroisse en difficulté. Un an plus tard, son évêque visite la paroisse et constate avec plaisir qu’elle a évolué très favorablement. Désireux de manifester sa satisfaction tout en préservant l’humilité de son prête il lui dit :
    – “Quel magnifique travail l’Esprit Saint a fait dans cette paroisse par votre intermédiaire !
    – Oui, Monseigneur, répond le prêtre. Mais vous auriez dû voir l’état de la paroisse lorsque l’Esprit Saint était seul à s’en occuper.”

    Ce prêtre avait de l’humour !

    * On raconte qu’un jour, saint Françoise d’Assise partit évangéliser avec frère Rufin ; celui-ci vénérait saint François, mais n’avait pas encore atteint son degré de sainteté. Tout au long du chemin, frère François disait :” Béni sois-tu, Seigneur, pour la campagne que tu as faite si belle ! Béni sois-tu pour le gazouillis des oiseaux ! Béni sois-tu pour le murmure des torrents !” Et le frère Rufin, pour imiter son modèle, ajoutait, mais sans conviction :” Oh oui, loué sois-tu !”
    “Béni sois-tu pour les paysans qui ensemencent leurs terres, promesse de moisson.
    – Oh oui, loué sois-tu !” Etc.
    Mais le frère Rufin en avait assez de ces litanies. Finalement, à la sorties du bois, une tourterelle qui se trouvait sur une branche au-dessus des deux frères en mission, laisse tomber ce que vous devinez, juste sur la tête de saint François. Ce n’est pas très agréable de recevoir ce genre de shampoing ! Et frère Rufin se dit : “On va bien voir si tu continues à louer le Seigneur.” Or juste à ce moment, il entend saint François :” Béni sois-tu, Seigneur, de ne pas avoir donné des ailes aux vaches !”

    Ce n’est pas une question de tempérament optimiste. La louange est une décision.

    SDVM !

    Annick

  15. Redigé par Sourire d'Avril:

    Bonjour à tous,
    Les vacances se terminent…et j’espère que pour vous tous, elles ont été reposantes et pleine de joies.
    Un grand merci pour toutes vos belles histoires et commentaires…
    Que Du Bon ! QDVB un vrai régal !!!!
    Les dernières histoires d’Annick viennent de notre terroir…
    Alors voilà un extrait authentique d’une facture de travaux de restauration réalisés en 1841 dans une église, quelque part en Bretagne. (découvert aux Archives Nationales) :

    “Pour avoir descendu le grand Bon Dieu de dessus le maître-d’autel :
    14 F 10 sous.
    Pour avoir fait un nouveau râtelier à saint Louis et l’avoir lavé par-devant et par-derrière : 3 F 10 sous.
    Pour avoir fourni les cordes pour pendre les Saints Anges au-dessus de l’autel : 5 F
    Pour avoir ôté les yeux des douze apôtres et les avoir remplacés par des neufs : 6 F
    Pour avoir blanchie nez de Saint Etienne, et fourni une calotte pour cacher le trou qu’il avait dans la tête : 3 F 3 sous
    Pour avoir peint et nettoyé Saint Isidore, Sainte Barbe et Saint Nicolas et Sainte Cécile avec son violon et pour leur avoir fourni tout ce qui manquait : 20 F 3 sous
    Pour avoir remis au Saint Esprit une queue neuve et avoir refait un nouveau chapeau à Saint Joseph : 4 F
    Pour avoir fait un diable tout neuf, l’avoir placé sous les pieds de l’archange Saint Michel et les avoir peints tous les deux : 45 F
    Pour avoir varlopé le derrière de Saint-Louis et de Charlemagne qui ne voulaient pas rentrer dans leurs niches, les avoir repeints et décoré tous les deux : 45 F
    Pour avoir lavé la Sainte Vierge et lui avoir refait un Enfant-Jésus et un bras gauche : 24 F
    Pour avoir décoré et nettoyé Saint Jean Baptiste et son mouton, et lui avoir placé une corne sur le côté gauche : 24 F”

    Quel étrange branle-bas au paradis !”

    Et enfin comme c’est la fin de l’été, des vacances…faisons défiler l’espace d’un instant dans notre mémoire les images glanées durant l’été…

    Un beau ciel sombre (il n’a pas fait très beau…)
    Un ciel rempli d’étoiles…
    Une fleur à peine éclose…
    Un coucher de soleil somptueux…
    Un champ de blés mûrs ondulant sous la brise…
    Le chant des oiseaux (Annick)
    Un sourire d’enfant…
    Une réflexion d’enfant (la petite fille d’Annick par ex)
    Une rencontre étonnante…

    Mais d’où vient donc la beauté ? Et tant de diversité ?
    Pourquoi à son apparition soudaine, sommes-nous envahis par une joie douce, paisible et inexplicable ?
    La beauté…Le fruit du hasard ? Le résultat d’un agencement inattendu d’atomes ?
    Je préfère voire dans la beauté la signature de Dieu dans son univers et dire comme le psalmiste :

    “Tes oeuvres me comblent de joie ;
    devant l’ouvrage de tes mains, je m’écrie :
    “Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur”.
    L’homme borné ne le sait pas,
    l’insensé ne peut le comprendre” (Psaume 91)

    Bonne et heureuse journée à tous, QDVB
    Un grand sourire de
    Sourire d’Avril

  16. Redigé par Miss14:

    - Pour ceux et celles qui sont sur le point du retour !….. Courage !!!

    Les vacances se sont déroulées,
    Teintées de soleil, de nuages saupoudrées
    On a profité, d’un repos mérité.
    Mais l’heure du départ s’approche.

    Les vacances dans quelques jours,
    Le calendrier un à un coche,
    Avec précision, tour à tour,
    Les dates passées.

    Les vacances seront bientôt terminées
    Photographies à la maison seront classées.
    Dans un album avec une couverture tendrement colorée.

    Les vacances vont être souvenir,
    Agréable à regarder.
    Dans la tête, elles ne seront pas terminées.

  17. Redigé par annick:

    Heureuse de te relire Sourire d’Avril ; remplie d’enthousiasme, prête pour la rentrée. En grec, enthousiasme = transport divin, tout un programme pour les mois à venir !

    En espérant ne pas trop vous lasser, je continue mon “blabla” sur les contes.
    A travers les contes hindouistes, chrétiens, juifs, musulmans et bouddhistes, nous découvrons comment chaque tradition réinvente et illustre la générosité, la tolérance ou l’amitié….

    * Un conte musulman. “Le trésor dans la caverne”

    Trois paysans avaient pris un raccourci à travers les montagnes. Ils étaient pressés de rentrer chez eux après une longue journée de travail. Tout à coup, ils s’immobilisèrent : une énorme roche se déplaçait lentement et, en s’écartant, dégageait l’entrée d’une caverne.
    Les paysans regardèrent à l’intérieur et découvrirent, stupéfaits, un immense trésor. Les trois hommes se précipitèrent dans la grotte, fous de joie. Ils se plongèrent dans les monticules d’or, se lançant en riant des poignées de pièces. Si grande était leur excitation qu’ils ne se rendirent pas compte que le rocher refermait doucement l’entrée de la caverne.
    Lorsqu’ils réalisèrent qu’ils étaient prisonniers, ils tentèrent de toutes leurs forces de déplacer la lourde roche. Terrorisés à l’idée de mourir de faim sans que personne ne vienne à leur secours, l’un deux leur soumit une idée.
    – Ecoutez, il existe une vieille légende selon laquelle un homme prisonnier se serait échappé grâce au récit de ses bonnes actions. Pourquoi n’essayons-nous pas ?
    N’ayant pas d’autre espoir, les deux autres acceptèrent ; et le premier commença son récit :
    Un soir, en rentrant d’un long voyage, j’ai rendu visite à mes parents âgés. Bien qu’exténué, je leur ai préparé un bon repas et j’ai mis de l’ordre dans leur petite maison. J’ai attendu qu’ils aient fini de manger pour me nourrir et je suis ensuite rentré chez moi prendre un peu de repos. Si ce que je dis est juste, que s’ouvre l’entrée de cette caverne !
    Les trois hommes, pleins d’espoir, regardaient l’entrée de la grotte. Dans un grondement, le rocher se déplaça légèrement et laissa passer un filet de lumière.
    Ayant repris confiance, le second enchaîna :
    – Il y a quelques mois, un homme vendait une esclave sur la place du marché. La jeune fille était d’une merveilleuse beauté. En la voyant sangloter, pleine de désespoir, j’ai réuni tout l’argent que je possédais et je l’ai offert au marchand, pour qu’elle rentre libre chez elle. Si ce que je dis est juste, que s’ouvre l’entrée de cette caverne !
    A ces mots, le rocher s’ébranla et l’ouverture s’élargit ; mais elle n’était pas encore suffisante pour permettre à un homme de passer.
    Le troisième prit alors la parole :
    – Il y a bien des années, j’ai engagé une dizaine d’ouvriers pour cultiver un champ. Leur travail terminé, neuf hommes seulement se présentèrent pour recevoir leur salaire. Le dernier disparut sans attendre son argent. Avec sa paye, j’achetais une vache. Au fil des ans, elle eut plusieurs petits ; ceux-ci, se reproduisirent à leur tour, jusqu’à constituer un véritable troupeau. L’ouvrier finit par revenir réclamer son salaire. Quand je lui montrai toutes les bêtes qui lui appartenaient, il crut d’abord que je me moquais de lui. Après mon explication, il partit tout content, avec son troupeau. si ce que je dis est juste, que s’ouvre l’entrée de cette caverne !
    Au même moment, le rocher roula, laissant entrer un flot de lumière. Les trois hommes se précipitèrent dehors, se félicitant de ces bonnes actions, qui leur avaient permis de retourner libres chez eux.

    * Un conte bouddhiste. “C’est à moi !”

    Chaque jour Bouddha se penchait au-dessus des enfers, le cœur remplit de compassion.
    – Trouvez, disait-il à ses disciples, trouvez au cours de l’existence d’un de ces malheureux ne serait-ce qu’une bonne action, et nous pourrons le sauver.
    Les disciples cherchaient, mais les vies des hôtes de l’enfer étaient chargées de pires crimes et, malgré leurs efforts, ils ne parvenaient pas à y découvrir un seul acte charitable, ni une seule pensée d’amour.
    L’un des disciples, enfin, vint se prosterner devant le Bouddha :
    – Maître, lui dit-il, j’ai trouvé un célèbre bandit, coupable de nombreux crimes. Cet homme a in jour épargné une petite araignée ; au moment de l’écraser, il a changé d’avis et l’a laissée partir.
    Très bien, dit le Bouddha, faites descendre un fil d’araignée jusqu’à lui.
    Au fond des enfers, l’homme vit apparaître un fil d’argent qui montait jusqu’au ciel. A cet instant précis, il revit la scène, quelques années auparavant, où il avait laissé en vie une petite araignée. Surpris, il tira le fil et, constatant qu’il était solide, s’en saisit et se mit à grimper. Péniblement, il se hissait, et plus il montait vers le firmament plus il s’approchait d’une merveilleuse lumière.
    Le bandit était presque arrivé, lorsqu’il s’arrêta pour regarder une deuxième fois les enfers, mais ce qu’il vit le plongea dans une grande fureur : des milliers de malheureux avaient grimpé à sa suite.
    – Lâchez ce fils, s’écria l’homme plein de colère, c’était mon araignée ! Lâchez ce fil, il est à moi ! Et il donna de violents coups de pieds à celui qui était juste au-dessous de lui. A ce moment précis, le fil se rompit à la hauteur de ses mains, et l’homme fut précipité, avec tous les autres, à nouveau dans l’abîme.
    Ce jour-là il plut sur la terre et c’étaient les larmes du Bouddha.

    …..Et combien, au-delà des différences, tous les humains partagent des histoires et des valeurs proches, si proches.

    SDVM !

    Annick

  18. Redigé par annick:

    Cet après-midi, en ouvrant la Bible, je suis “tombée” sur un passage que je ne connaissais pas : La soupe d’Elisée 2 Rois 4, 38-41. Et bien entendu, j’ai pensé à vous, lecteurs, lectrices de ce blog. En plus, ce n’est pas très éloigné du thème du moment.

    Voici un petit miracle juste comme je ne les aime pas tellement. Agacement face à un merveilleux dont je ne perçois pas bien la raison d’être, sourire devant la naïveté…..? Je l’avoue, la nécessité de ce récit dans l’économie de la révélation biblique ne m’a pas sauté aux yeux. Une soupe toxique qu’une poignée de farine rend comestible ? Le fait que cette histoire de soupe ne soit jamais, il me semble, au menu des lectures de nos liturgies eucharistiques est sans doute un signe de son caractère anecdotique.
    Elisée est le chef d’une confrérie de fils de prophètes. Il a quitté Guigal il y a longtemps, dans des circonstances graves. Le prophète Elie vivait ses derniers jours. Elisée ne voulait pas le quitter, alors il l’a suivi jusqu”au lieu où Elie a été enlevé au ciel. Avant de partir, Elie lui a transmis la puissance de son esprit de prophète. C’est donc un homme revêtu d’une autorité nouvelle qui rentre à Guilgal. Les frères prophètes se rassemblent…il a tant à raconter. Ce sont des retrouvailles : joie d’un repas partagé, le premier depuis si longtemps.
    Sur l’ordre d’Elisée, la plus grande marmite est apportée. Cependant, le creux du chaudron ne rend que plus sensible le malheur du temps : c’est la famine. Il faut qu’un homme quitte l’assemblée et se mette en quête non de légumes, mais de quelques herbes. Temps obscurs où l’ombre de la mort brouille les repères les mieux établis. Toutefois, en cet heureux jour, la chance sourit au cueilleur : une plante sauvage couvertes de fruits ! Et voilà qu’en quelques coups de couteaux la misérable décoction se transforme en velouté. C’est la fête ! Pourtant, en ces temps de disette, la mort peut aussi se glisser dans ce qui pousse encore. Empoisonnés, les convives se tournent vers leur seul recours, cet homme qui leur revient, revêtue d’une autorité reçue de Dieu.
    Ce qui relève pour moi de l’inespéré, du miracle, n’est pas que la soupe devienne comestible, mais qu’ Elisée y jette de la farine. Cette petite réserve est ce qu’ils conservent pour la dernière extrémité, ce qui permet à la communauté de croire qu’elle pourra tenir encore un peu dans l’épreuve. C’est ce qu’elle a de plus précieux, son petit trésor inestimable et dérisoire, le symbole de sa vie en ces heures difficiles. Et voilà qu’Elisée le risque comme ça, d’un coup, sans garantie, dans ce breuvage de mort. Folle audace qui pousse à risquer de perdre sa vie pour arracher à la mort ceux sur lesquels elle règne déjà.
    Finalement, je pense que, ce que raconte modestement, naïvement, ce petit miracle n’est rien d’autre que la mystérieuse logique qui travaille tout le texte biblique : logique de la vie qui, pour porter fruit, doit être donnée. Puissance de ce don qui, librement consenti, renverse l’inexorable de la mort.

    En ouvrant la Bible, il arrive de découvrir une petite “perle”qui retienne notre attention, nous éveille au mystère de la vie divine, un mystère d’amour et de charité. Je vous encourage à faire de même….

    SDVM !

    Annick

  19. Redigé par Miss14:

    UN BEL ENTRETIEN AVEC DIEU

    J’ai demandé à Dieu qu’il retire
    Mes habitudes et mes manies…
    NON Me dit-il…
    Ce n’est pas à moi de les retirer,
    Mais à toi de les abandonner.

    J’ai demandé à Dieu
    Qu’il guérisse l’enfant handicapé
    Pour qu’il soit complet….
    NON
    Son esprit est entier,
    Son corps est seulement temporaire .

    J’ai demandé à Dieu qu’il m’accorde
    La patience …
    NON
    La patience est un sous-produit de tribulations
    Elle n’est pas accordé, Elle est apprise.

    J’ai demandé à Dieu
    Qu’il me donne le bonheur…
    NON
    Je te donne des bénédictions;
    Le bonheur dépend de toi…

    J’ai demandé à Dieu qu’il m’épargne la douleur…
    NON
    Les souffrances t’éloignent de la matière,
    Et t’approchent de plus en plus de moi .

    J’ai demandé à Dieu
    Qu’il fasse agrandir et mûrir mon âme…
    NON!
    NON!
    Tu dois grandir et mûrir toi-même
    Mais je te taillerai pour te rendre fructueux .

    J’ai demandé à Dieu
    Toutes les choses que je peux aimer dans la vie…
    Mais…
    NON
    Je te donnerai la vie,
    Afin que tu puisses y aimer toutes les choses.

    Je demande à Dieu
    Qu’il m’aide à AIMER les autres,
    Autant que Lui m’aime!…

    Alors satisfait et très content Dieu me dit :
    Ahhhh!…
    Finalement ton voeux est bon!

    Tu peux être UNE PERSONNE
    Pour tout le monde,
    Mais tu es sûrement LE MONDE
    Pour une seule personne.

    CE JOUR EST LE TIEN,
    PRENDS EN SOIN…

    QUE DIEU TE BÉNISSE …

    *——-*——*——*

    Amen !

    ~Miss14 ~

  20. Redigé par Alouette:

    Du fond du coeur, Annick, merci! Cette merveilleuse méditation me fait sortir de mon silence. “logique de la vie qui, pour porter fruit, doit être donnée. Puissance de ce don qui, librement consenti, renverse l’inexorable de la mort.”
    Cela me touche profondément. Je vais m’en nourrir tous ces temps-ci où je n’ai pas vraiment le coeur en fête.
    Amitiés à tous,
    Alouette

  21. Redigé par annick:

    Alouette, notre sensibilité est un être vivant, un être plein de devenir, un être doué de ressources magnifiques. La vie peut s’éclairer dans le rayonnement de l’amour et il arrive que ce soit précisément nos infirmités, nos souffrances qui donnent à la vie son visage le plus noble et le plus beau.

    La rentrée n’est sans doute pas facile pour vous. Mais je suis sûre que vous êtes appelée à une aventure infinie dans votre nouveau travail.
    Alouette, sachez que vous n’êtes pas seule. Je prie pour vous et vos enfants.

    Annick

  22. Redigé par Miss14:

    ~L’abondance est divine. ~

    Ayez toujours en tête l’idée de la divine abondance.
    Si d’autres pensées surgissent,
    remplacez-les par la pensée de la divine abondance.

    Rappelez-vous que l’univers ne connaît pas d’avarice; rien ne peut lui manquer. Il n’est qu’abondance et, comme l’a si bien exprimé St-Paul : «Dieu vous offre toutes ses faveurs en abondance». Répétez ces idées sur l’abondance jusqu’à ce que vous ayez l’intime conviction de leur vérité.

    Alors !…. Excellente journée !

    ~Miss14 ~

  23. Redigé par MaY:

    Bonsoir tout le monde,
    c’est vrai, heureusement qu’il y-a les commentaires :)
    je rentre de camp, je pensais avoir 15 tonnes de pages à lire, et en fait : vive les vacances de Bruno, pas besoin de faire trop défiler, je n’ai pas rater de post! juste les commentaires à lire, justement.. !! :)

  24. Redigé par annick:

    Voici venir le temps des feuillages flamboyants, des soleils, des asters, des rudbeckias….dams les champs s’étirent maintenant de longues nappes de brume, les marronniers blondissent…annonce de la fin prochaine de l’été.

    Septembre est le mois des recommencements. Je vous invite à préparer cette rentrée avec la même attention que lors de votre enfance ! Quelque soit notre âge, nous avons notre trousse à remplir.
    Je vous propose de la choisir pleine de couleurs. Du rouge, pour nous rappeler qu’il est capital d’aimer, du jaune pour marquer notre confiance en l’autre et notre foi, du vert pour ne pas désespérer quand tout paraîtra sombre. Evitons le noir ou le gris qui viendront bien assez vite avec le ciel d’hiver !
    Dans cette trousse, mettons de la tempérance. Celle-ci nous permettra de garder de la mesure en toutes choses, de conserver notre calme et de ne jamais prononcer des paroles définitives qui nous fermeraient aux autres. Mettons-y aussi de la prudence. Elle nous incitera à demeurer vigilant et à ne pas nous laisser endormir par un quotidien parfois un peu morne, ou par l’habitude. Ne pas oublier le courage, élément indispensable qui nous permettra d’avancer au large. Et pour mettre en œuvre le tout, ajoutons la force et l’énergie qui nous permettront de nous lever chaque maton pour une journée nouvelle, même quand la vie sera froide et humide.

    Certains éléments semblent nous faire défaut et nous ne savons pas forcément comment les acquérir. Où trouver ces éléments indispensables ?

    “C’est à l’image de Dieu que l’homme a été fait…” Donc en nous sont toutes sortes de bien, toute vertu, toute sagesse et tout ce que l’on peut espérer de mieux. «Dieu vous offre toutes ses faveurs en abondance» ! Fouillons donc en nous-mêmes pour faire jaillir ces éléments que nous avons peut-être oubliés, et sachons aider ceux qui les ont perdus à les retrouver.

    Cette idée de “la trousse”, je l’ai lue ou entendue : où ? je l’ai retenue : pourquoi ? sans doute pour vous la transmettre !!

    SDVM !

    Annick

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