Souriez, le mois d’avril commence !
Mars s’achève cette année avec la fête de l’Annonciation du Seigneur. Habituellement, elle est célébrée le 25 mars, 9 mois jour pour jour avant Noël. Mais cette année, en raison de la fête de Pâques et de la semaine de festivités qui la suit (”l’octave”), elle a été déplacée.
Faut-il en déduire qu’en 2008, Jésus sera prématuré ? Ou bien que l’annonce de sa présence met un peu plus de temps à venir ? Si j’en juge par le week-end dernier, je ne crois pas.
Je pense que les collégiens de 3è seront de mon avis, la retraite de confirmation a été une réussite. Alléluia !! S’il est vrai que le temps ne nous a pas gâtés, le ciel était tout de même au rendez-vous. Les jeunes ont su entrer de très belle manière dans les réflexions et les prières que nous leur avons proposées. Sans doute que la fin de la veillée, samedi soir, fut un moment fort de leur retraite de confirmation.
A la lumière du feu de camp, Mickaël a témoigné de sa rencontre avec le Christ : une vraie page d’évangile. Alors qu’il avait offert son aide à un SDF en lui prêtant de quoi s’en sortir, Mickaël s’est retrouvé floué. Le sans-abri s’est envolé sans laisser d’adresse ! Mickaël a alors décidé intérieurement de lui donner ce que cet homme ne pouvait lui rendre. Le hasard les a fait se rencontrer de nouveau : alors que le clochard s’attendait à se faire corriger, il s’est entendu dire : “ce que tu me dois, je t’en fais cadeau”. L’homme a alors fondu en larmes dans les bras de son bienfaiteur. “J’ai vu le Christ” nous a dit Mickaël. Et le sans-abri, lui, qui a-t-il vu ?
A partir de ce moment-là, Mickaël témoigne que la vie lui est apparue différente. Cette expérience lui a permis de réaliser le bonheur que procure l’évangile et la manière dont il transforme l’existence. Toute proportion gardée et en ne sombrant pas dans une vision gnostique des choses, Mickaël pense que la rencontre du Christ agit comme la pilule rouge dans le film Matrix.
Autre temps fort, le pèlerinage des étudiants à Chartres. Je n’y étais pas, mais à lire les mails qui m’arrivent depuis hier soir, la douzaine de participants du doyenné ont particulièrement apprécié. Lisez par exemple ce qu’en dit Emmanuelle :
“MERCI pour vos sourires tout au long de ces 2 jours, votre enthousiasme, vos chants, votre Joie !
Ces 2 jours étaient comme qui dirait revigorifiants!!
Et rappelez vous : La Sainteté, ce n’est pas faire l’extraordinaire, mais l’ordinaire par amour !
Merci Seigneur pour ce temps fort qui nous a permis de mieux te comprendre, et de réaliser/ou REréaliser que nous sommes des pécheurs aimés et pardonnés de/par Dieu !
pfiouf, c’est si grand !”
Je n’ai pas encore de photos ou de vidéos, mais j’ai trouvé la bande-annonce. Je vous la transmets pour que vous puissiez vous rendre compte de ce à quoi ce pèlerinage ressemble. Lisez aussi l’homélie de Mgr Vingt-Trois.
Demain commence le mois d’avril. Comment ne pas penser au Sourire de ce blog ? Et en avril, quel est le jour le plus approprié pour sourire et faire sourire si ce n’est le 1er, le jour des “poissons d’avril” ?
Bonne journée !!
QDVB !!
Bruno
31/03/2008



01/04/2008 à 8:17
Pour nous aussi, la retraite de confirmation est une réussite.
Nous partions avec quelques craintes que les jeunes ne se mettent pas dans l’ambiance et refusent le côté spiritualité mais non, ils étaient bien là au rendez-vous !
Et pour la météo, elle aussi a fait son devoir, le soleil tait là jusqu’au feu de camp et c’est, je pense, le plus important car c’est le moment qui a dû en marqué plus d’un.
Voilà, à bientôt mêmesi je n’écris plus souvent je continue à vous lire.
QDVB
Emeline
01/04/2008 à 9:50
Très très belle vidéo sur le pélé de Chartres, et tout ceci sent tellement bon la foi, porteur d’espérance et de fraternité !
Va, Pèlerin
Va, pèlerin, poursuis ta quête va ton chemin, que rien ne t’arrête.
Prends ta part de soleil et ta part de poussière ; le cœur en éveil, oublie l’éphémère.
Tout est néant : rien n’est vrai que l’amour. N’attache pas ton cœur à ce qui passe.
Ne dis pas : j’ai réussi, je suis payé de ma peine.
Ne te repose pas dans tes œuvres elles vont te juger.
Garde en ton cœur la parole : voilà ton trésor.
Que Dieu vous bénisse !!
~ Miss14 ~
01/04/2008 à 13:24
Je dirai même mieux : Souriez, Sourire d’Avril est là avec ses messages les uns plus interressants que les autres.
Alors, avec Sourire d’Avril, sourions tous les jours
QDVB
01/04/2008 à 15:09
Père Bruno,
Merci pour votre “clin d’oeil” et votre sourire…cela me touche !
Un poisson d’avril ? De mon côté je trouve que si l’on dessine un poisson on y trouve bien la forme d’un beau sourire !!!
Un grand coucou aussi à Emeline ! Ouf pour eux aussi le temps fort s’est bien passé ! Quelques jours après Pâques est déjà les coeurs s’ouvrent (comme les fleurs !).
En parlant de coeur j’ai bien aimé l’histoire de Mickaël (et la bande de Matrix)
Comment le Seigneur fait “irruption” dans nos vies ….Cela m’a renvoyé à ma propre histoire et à “l’irruption de Dieu” dans ma vie un certain jour de…février il y a quelques années où comme Mickaël j’ai enfin accepté LIBREMENT et “GRATUITEMENT” de LE suivre …
Mais vous aussi lecteurs silencieux ou pas vous avez peut-être vécu
“l’irruption” de Dieu dans votre vie et pourquoi ne pas échanger “nos histoires” ? Je suis interrompue par un coup de fil je vais mettre des mots sur mon histoire et dès que possible je vous la communiquerai ….
Et vous ?
Un grand sourire de Sourire d’Avril
01/04/2008 à 18:17
Un grand Coucou à toi, Sourire d’Avril, ton sourire se voit par transparence dans tout tes écrits !! - OUI-oui, mais je rajouterai que de toutes les maniéres tu n’as pas attendu ce si joli mois pour nous l’offrir,….. Donc nous sommes ainsi rassuré(e)s pour les mois à venir.
Toi, tu n’as pas comme les fleurs, besoin du Printemps pour t’ouvrir et t’épanouir !! …… Mais non, je t’assure, je ne te passe pas la brosse à reluire !!!
- Nous sommes tout simplement heureux(ses) de te connaitre !
A bientôt !
~Miss14 ~ qui te souhaite une bonne soirée ainsi qu’aux autres intervenants, silencieux ou non !!
” - Viendez nous rejoindre, ….. Nous vous attendons ! ”
……. Ne soyez pas timide, cela n’existe pas sur ce blog !
Tous les témoignages ont, une valeur certaine !…… et sur tout sujet !
02/04/2008 à 7:10
- Une très belle leçon de Vie …. !!
~Miss14 ~
LES YEUX DE L’ÂME
Deux hommes, les deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un des deux hommes pouvait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer des journées couché sur son dos. Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il pouvait voir dehors. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du monde extérieur. De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre, il pouvait la voir avec l’oeil de son imagination tellement son compagnon l’a dépeint avec des mots descriptifs. Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l’infirmière de jour est arrivée pour apporter l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu’il senti que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de le transférer et après s’être assurée qu’il était confortable, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d’oeil dehors. Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu’oeil vu, fut un mur. L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: “Peut-être, il a juste voulu vous encourager.”
Epilogue…
Il y a un bonheur énorme à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut pas acheter. Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le présent.
02/04/2008 à 7:56
Bonjour à tous !
HANNAH, Miss 14 vos témoignages d’amitié m’ont laissé sans voix !!!
L’émotion était là …du fond du coeur MERCI !!!
Pour la petite histoire mon surnom me vient de l’enfance…Papa me le donnait quand je …pleurais ! Je l’ai toujours trouvé joli et poétique, et je ne l’ai jamais oublié ! Il a repris du service sur le blog !
L’amitié s’est apprendre à se connaître, à s’écouter, à dialoguer ensemble, à partager des moments de vie tristes ou joyeux, à partager ce qui importe à nos yeux…et malgré “la distance” et l’invisible du blog je sais que vous êtes TOUS là présents, à l’écoute, même silencieux…
Cela ne vous rappelle rien ?
Dieu Lui aussi EST LA, présent, silencieux et “invisible”et pourtant beaucoup témoignent qu’ils LE sentent présent aussi bien qu’une personne physique voir plus…ET VOUS ?
Je suis en train de relire ma vie pour vous raconter chez moi “comment ça c’est passé !”….
En attendant aujourd’hui cela fait trois ans que le Pape Jean Paul II est retourné dans les bras du Père, auprès de son Ami…
J’ai reçu ce matin un très beau diaporama retraçant un peu sa vie…
Au retour du lycée des filles, je verrai si l’une veut bien l’envoyer à
Miss 14 pour transmettre à Père Bruno…
Jean Paul II voilà quelqu’un qui a offert TOUTE sa vie à Dieu l’invisible, le
silencieux, quelqu’un qui a suivi le Christ jusqu’à son dernier souffle !
C’est un beau témoignage qu’il nous laisse !
Bon déjà je sollicite votre indulgence car le mien ne sera pas à la hauteur
et de loin…..mais vous serez indulgents et Dieu est miséricordieux pour chacun de nous alors…
Un grand sourire de Sourire d’Avril
02/04/2008 à 8:26
La Vie, tout comme dans le premier texte n’est pas mensonge, illusion, ni leurre…… Juste une envie de donner un peu de bonheur et d’évasion , pour nous rendre la vie plus belle et harmonieuse.
Quant à ce deuxième texte, il nous fait « voire » l’aveuglement que par moment nous pouvons avoir, par cupidité et avidité.
Il existe donc déjà, deux façons de cécité, mais il y en a d’autres, et je vous laisse le soin de compléter ce tableau, si vous le souhaitez !! …..
Bonne journée !
~Miss14 ~
~—— ~ ——-
Le fou, le sage et l’oiseau.
Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes :
Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles.
Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ?
C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; aisni, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel.
D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité.
La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.
Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main. L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité :
Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve !
Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ?
C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !
Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.
Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !
02/04/2008 à 10:10
A tous je me lance !
Comment Dieu a fait “irruption” dans ma vie ?
Née dans une famille catholique comme des milliers d’autres personnes, je ne conserve aucun souvenir du Caté sauf que vers les 7 ans je dévorais les histoires de saints et de missionnaires…Je me voyais bien missionnaire !
Le côté aventure….?
Pas de souvenir de ma première communion (sauf les cadeaux !)
Pour ma Profession de Foi (ancienne communion solennelle je crois) je conserve un seul souvenir : le temps de silence dans la nature que l’on nous avait demandé lors de la retraite ! Ce fut certainement un bon moment car c’est le seul souvenir qui me reste…Dieu se révèle dans le silence dit-on ! Pour moi j’ai aimé le silence, la nature…Est-ce que c’est la présence de Dieu qui me parlait déjà ? LUI était présent mais honnêtement je pense que je ne l’ai pas trop perçu !
De ma confirmation, là non plus aucun souvenir SAUF un temps fort vécu avec le groupe : on est allé plusieurs fois dans un hôpital, dans le service des enfants atteints d’un cancer pour jouer et rire avec eux.
Je n’oublierai JAMAIS certains visages gravés pour toujours en moi. Je n’oublierai JAMAIS leur IMMENSE COURAGE et leur SERENITE.
Qu’avons-nous apporté ? Je crois que ces enfants nous ont apporté EUX !
Ai-je perçu Dieu là-bas ? IL Y ETAIT mais honnêtement je pense avoir perçu et gardé en mémoire la leçon de vie offerte par ces enfants en fin de vie, et la joie d’avoir été un sourire pour eux ! AIMER ET SERVIR LE PLUS FAIBLE l’évangile nous y invite, nous y envoie …J’ai juste perçu la joie d’être “utile” de donner un sourire à ces enfants ! Mais ma mémoire conserve surtout la leçon de vie offerte par ces enfants si fragiles et face à la mort ! J’ai beaucoup reçu…
Dans l’ordinaire de ma vie il y avait la messe le dimanche (pas question pour nous de la manquer MAIS moi je m’y ennuyais plutôt !) Heureusement j’aime chanter alors je chantais cela aide à se raccrocher à cette célébration ! Mais bon l’habitude était là DIEU AUSSI mais je ne pense pas l’avoir bien compris là aussi !!!! Quand même ne pensez-vous pas que DIEU s’est montré déjà SUPER PATIENT avec moi ?
L’adolescence fut pour moi difficile et douloureuse, avec une envie forte parfois d’en finir et là je ne sais pas pourquoi, dans ces moments là je me recroquevillée et je récitais inlassablement des “Notre Père…”
Dans ces moments là j’avais besoin de me raccrocher désespérément à quelqu’un de plus PUISSANT que moi et qui LUI pouvait peut-être faire quelque chose ! J’en ressortais calmée, pacifiée MAIS je ne garde pas de souvenir d’avoir REMERCIE DIEU pour ce bienfait !
PATIENCE DE DIEU encore vis-à-vis de moi l’ingrate !
A l’âge adulte il était temps pour moi de ranger encore plus DIEU DE COTE
Plus les parents pour la messe dominicale….plus de messe !
Mais quand même je m’accorde le fait que J’AI TOUJOURS CRU EN L’EXISTENCE DE DIEU ! Cela aggrave mon cas aussi ….Croire mais rien donner en retour ?????
Mon côté aventureux revient et je pars parfois explorer la planète dans les déserts (de glace et de feu) Je conserve mon goût pour le silence !
En Arctique j’ai bien failli y laisser ma vie ! Parmi mes compagnons d’infortune je me suis retrouvée la seule à pouvoir avancer à coup de ….
“Je vous salue Marie…!” Mon ami guide de haute montagne n’en revenait pas ! Comment pouvais-je croire là en ce moment et dans ma vie ?
Lui m’a t-il dit il ne croyait dans la vie qu’en lui-même, et dans cette galère aussi !
A chacun son truc, là encore j’ai préféré penser qu’il y avait plus puissant que moi pour espérer sortir vivante de cette galère !
Je ne pense pas non plus avoir REMERCIE MARIE NI DIEU d’être revenue vivante !
Seigneur quand même je t’appelle TU VIENS M’AIDER et je ne te dis pas MERCI Quelle patience tu as eu avec moi ! Et quelle générosité !
Puis vient le temps du mariage ! Bien sûr pour moi il était évident que cela serait à l’église devant Dieu (me voilà encore consommatrice !) Mon mari ne s’y oppose pas puisque cela me fait plaisir ! Cela fera aussi plaisir à sa Grand Mère ! Je pense honnêtement avoir loupé là encore tout le sens profond du mariage religieux ! MAIS DIEU ETAIT QUAND MEME LA pour moi si terrible avec Lui !
Toujours pas de messe le dimanche ! Ni de prière ! Dieu existe oui je le sais, mais je le laisse de côté, après tout il est bien occupé !
Pour la naissance des enfants il était évident pour moi que mes enfants soient baptisés ! Cela ne pouvait pas être autrement (mais en aucun cas par convenance familiale) Il fallait même si je n’étais pas pratiquante…
Là encore DIEU A ETE LA pour accueillir mes enfants MALGRE mon évident manque de reconnaissance !
Bizarrement ma fille ainée s’est montrée attirée par les églises ! Pendant les 5 ou 6 premières années de sa vie nous ne pouvions pas passer devant une église sans qu’elle nous tire pour y entrer ! Elle faisait son tour, nous attendions et nous repartions jusqu’à la prochaine église ….
On en a visité des églises ! Mais pas d’éveil à la Foi pour mes enfants !
Notre petite famille doit changer de région. Nous voilà ici en Bretagne.
Allez savoir pourquoi nous sommes allés à la messe d’accueil des nouveaux arrivants ! L’envie de créer des leins avec d’autres…
Là le prêtre me demande si j’aime discuter avec les jeunes, si un jour j’aimerai parler de la vie avec des jeunes ….Polie je réponds OUI mais pas de Caté je n’en suis pas digne ! Dans sa mémoire il note l’info !
Quatre mois après le prêtre m’appelle : une animatrice en aumônerie est gravement malade alors est-ce que je veux bien prendre le relais ?
Comme je n’ai pas osé dire NON, huit jours après les jeunes débarquent le soir à la maison (mes enfants n’avaient que 4 et 6 ans).
Sans livre, sans repères je l’ai accueilli du mieux que j’ai pu et on a parlé chaque semaine de la vie, de la liberté, de la drogue….Bref de ce qu’ils voulaient. A 23 H ils étaient encore à la maison et ne voulaient pas partir malgré les coups de fil des parents ! Ah l’aumônerie comme ça si les autres de la classe savait ils seraient tous là !
Cela a duré trois ans ! Puis avec les petites cela n’était pas facile à gérer ! Il y avait les devoirs ….et surtout je me sentais un peu pas à ma place !
Une prise de conscience ….légère….Alors j’ai prévenu le prêtre…il a accepté ma démission avec beaucoup de coeur un accueil formidable !
Là encore Dieu était là mais je suis partie !
Viens le temps de l’inscription au caté des enfants ! Je suis toujours consommatrice et fidèle à ma ligne de conduite ! Mais pas digne de faire le caté ! Ils accueillent mes enfants ! Bon je fais l’effort d’aller aux messes du caté quand même ! D’accompagner les retraites, de donner un coup de mains pour trier les feuilles de chants…. comme je le fais pour l’école : accompagner les enfants à la piscine, aux sorties….
ET là va venir le temps du bouleversement, le temps où DIEU a dû se dire qu’avec moi sans les grands moyens IL n’en tirerait RIEN !
Amis lecteurs je quitte le blog et vous raconterai la suite un peu plus tard
EXCUSEZ-MOI de n’avoir pas SU et PU relire ma vie en trois mots !!!!
J’espère ne pas vous avoir trop ennuyée …
Un sourire de Sourire d’Avril
02/04/2008 à 11:30
Ta sincérité et tes NON faux semblants, me donnent à moi, l’envie de te lire d’avantage !
Je serai donc au rendez-vous !
Mais dans l’instant je peux te dire que tu ne le savais sans doute pas, mais comme pour chacun d’entre nous, … . Notre Seigneur, ” Rôdait” déjà ….. !!
A très vite à te lire !
Amas à toi …….. et beaucoup de bonnes choses aux autres (!!!!)
~Miss14 ~
02/04/2008 à 15:18
A vous tous me revoilà pour continuer …mon message de ce matin 1O h…
Donc je pense que Dieu devant mon attitude plutôt bornée et fermée, a conservé son éternel patience, et son espérance d’un déclic de ma part !
Sur mon chemin j’ai croisé trois véritables croyantes, engagées et appliquant dans la vie ordinaire L’EVANGILE ! Chacune avec sa personnalité !
Nous sommes toujours très liées par notre foi et l’amitié, mais l’une d’entre elles m’a plus particulièrement accompagnée vers …Dieu.
Nous discutions beaucoup de la foi, de Dieu sans réserve, ni de sa part, ni de la mienne…Je lui faisais part de mon étonnement de sa présence chaque semaine à l messe dominicale !” Mais pourquoi ? Dieu n’est pas là-bas ! Il est dans le monde mais pas là !” Voilà mon affirmation …
Sa réponse simple toujours la même, elle avait besoin de ce rendez-vous avec la communauté et avec Dieu même si elle ne savait pas trouver les mots pour me dire comment IL était présent ! Il fallait que j’y aille, que j’insiste dimanche après dimanche et un jour le Seigneur saurait se manifester à moi ! Me voilà bien avancée…
Parallèlement elle n’arrêtait pas de me dire que j’étais “faite” pour le caté !
Moi ! Pensez-vous je n’en suis pas digne !!!
Trois témoins pour me montrer la route mais je résistais…
MON DIEU quelle patience TU as eu avec moi !
Deux ou trois ans après, ma dernière fille était encore en primaire, il n’y avait pas de catéchiste pour son groupe ! Réunion avec tous les parents dans l’espoir que quelqu’un se décide ! A la fin de la réunion : personne !
Mais j’ai senti tous les regards posés sur moi LA SEULE Maman qui ne travaillait plus ! Alors timidement j’ai dit “Je veux bien faire la séance de demain, mais juste la première le temps que vous trouviez quelqu’un
d’autre ! Le soir à la maison je l’ai annoncé aux enfants ! ET…leur
réaction : “Maman t’as pas honte de t’engager que pour une séance ! Tu peux quand même faire l’année !” Alors là Seigneur (par mes enfants, la faiblesse d’une mère !) ben j’ai dit OK pour la première unité….puis peu à peu j’ai fait l’année.
Heureusement il y avait le bouquin d’animateur caté !
En fin d’année Ouf j’avais terminé ma mission….MAIS TOUS LES enfants ont demandé à recommencer l’an d’après avec moi ! Impossible de se défiler à nouveau …
Bon il ne restait qu’un an à tirer et j’aimais bien le groupe d’enfants !
Je repars pour un an en essayant de suivre le conseil de mon amie et d’aller plus régulièrement à la messe le dimanche (et puis en tant que catéchiste…!)
A ce moment là de ma vie j’étais comme Mickaël c’est-à-dire je veux bien aider, MAIS je reprends ma mise après ! Lui il donne un coup de mains au SDF mais il faut qu’il le rembourse après, que du provisoire !
Moi aussi que du provisoire !!!Parallèlement notre foyer passe à nouveau par la case chômage ! Nous gérons du mieux qu’on peut. Mon amie, ,toujours là, me demande comment je fais pour être si “sereine” ?
Ma réponse, qui sera toujours la même (car elle n’a eu de cesse de me la poser !) “Je ne sais pas te dire pourquoi mais je sens que je passe par ce chemin là, cette épreuve pour aller chercher au fond de moi, au plus profond quelque chose, et qu’il y a du positif, quelqu’un…” Petit à petit j’arrivais à lui dire qu’à part le Seigneur, qui pouvais-je trouver ?”
Cela a duré deux ans ! J’allais maintenant quasiment tous les dimanches à la messe, je commençais à y prendre goût ! Jamais je n’ai prié pour que le Seigneur trouve un boulot à mon mari…mais juste je lui demandais de lui donner la force de passer lui aussi l’épreuve (et à mes enfants aussi).
Mon amie priait pour nous ! Moi je sentais que c’était pas le boulot de Dieu de trouver du boulot…
Depuis janvier je m’interrogeais sur le caté l’an prochain ou pas (car pour mon groupe la catéchèse institutionnelle se finissait en fin d’année, et moi qu’allais-je faire ? En profiter pour me défiler à nouveau ? Continuer pour des jeunes que je ne connaissais pas ?
Un soir de février j’appelle la responsable et je lui dis OK l’an prochain je continuerai ! Je peux bien faire ça !
Dans l’heure qui a suivi mon mari arrive et me dit “Tu as dû aujourd’hui prier plus fort que d’habitude (?!)
Ca y est j’ai un bon boulot, inespéré, inattendu…”
Comme pour Mickaël, dès l’instant où j’ai accepté de “donner” gratuitement à des enfants inconnus, accepté de suivre le Seigneur sans réserve, ni pour quelqu’un d’autre que LUI, déjà le pratique de ma vie a été transformé !!! Une grâce reçue que même mon mari pas très branché religion en a fait le rapprochement !
Depuis j’ai continué d’avancer sur la route AVEC le Seigneur à mes côtés,
j’ai un peu mieux “appris” à le connaitre, le comprendre…J’ai découvert un peu plus les trésors de l’Eucharistie (encore une autre histoire ! maintenant j’y vais au moins trois fois dans la semaine !) J’ai découvert les trésors de la BIBLE de la communauté mais surtout le TRESOR de se savoir aimé, accompagné sur cette route (et même dans le pratique de notre vie j’aurais des tas d’exemples concrets à donner) ! Ma vie ne ressemble plus à celle d’avant, (son emploi du temps npn plus !) mon regard sur tout a changé, il y a UN AVANT et UN APRES…
Vous lecteurs, vous conviendrez avec moi (je pense) que quand même
DIEU s’est montré bigrement patient, aimant, attentif et généreux vis-à-vis de moi la bornée, sourde, aveugle, ingrate IL ETAIT toujours là au bout ou au bord de la route pour m’accueillir ! Il n’y avait que moi qui ne le voyais pas !
SOIS BENI SEIGNEUR POUR TA PATIENCE, ET TOUS LES TRESORS QUE TU AS MIS SUR MA ROUTE POUR QU’ENFIN JE TE TROUVE !
Je n’ose m’attarder plus et dire et vous décrire encore plus concrètement
cette rencontre et ses retombées mais si vous avez des questions….j’essaierai !
Toutes mes excuses d’avoir été si longue (j’espère pas trop ennuyeuse !
A vous de raconter votre histoire si vous le voulez bien…y-aura-t-il des points communs avec la mienne ? Vous êtez-vous un peu “reconnu” dans mon parcours ? Où en êtes-vous ?
Père Bruno pardonnez-moi aussi d’avoir été si franche sur votre blog et si tête de mule !!!
Un sourire de Sourire d’Avril
02/04/2008 à 16:31
Oui, Sourire d’Avril, ce qui manque à notre monde contemporain, ce sont les témoignages….des vies d’hommes et femmes qui ne nous écrasent pas de leurs “cendres” mais transmettent leur flamme ou l’étincelle : le désir de vivre vers la Source dont témoigne leur être apaisé, un beau visage que les épreuves ne suffisent pas à démasquer.
Merci pour le témoignage de ton chemin spirituel. En le recevant, en fond, un murmure :”Voici, je l’attirerai à moi, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur…” (Osée) Que Dieu te garde !
Un autre chemin…. Je pensais mourir, je découvre le droit de me reposer !
Dans le désert du questionnement, dans cette quête où chaque silence est l’écho d’un silence
plus profond, où nul pour venir me rejoindre, sinon les égarés, les”perdus de vue” les amis nomades qu’on retrouve au bord des asiles, c’est dans ce désert que j’ai eu rendez-vous avec l’Ami….une explosion interne! ma destruction pour la reconstruction la VIE… la Source cachée, l’oasis, la Présence inattendue qui m’accueillait sous un palmier de sourires, autour d’un feu où la danse des “passants” se joignait à celles des étoiles.(cours alpha, Père Bruno !)
Je découvre qu’au cœur de”je ne suis rien”(réponse à ma question : qui suis-je ?) ce rien, un rien épineux, vit une force, une Présence, un “je suis avec toi”.
Et c’est là un des grands cadeaux de mon désert, découvrir qu’on n’est jamais moins seul que lorsqu’on est seul, au delà du moi, il y a un pur “Je Suis”. Là où cèdent mes forces, se réveille une nouvelle énergie. Là où s’arrête ma compréhension, naît une autre Conscience.
Découvrir qu’il y a en soi plus grand que soi, plus aimant, plus intelligent que soi, c’est ce qui nous donne grâce, comme à Moïse, de revenir vers la ville pour inviter ses amis au désert….
Aujourd’hui, je goûte chaque chose sur un fond de désert, comme un mirage où comme un miracle.
(Les miracles sont de vrais mirages : ces amours, ces verres d’eau qui vous arrivent et vous sauvent de la soif, un moment….)
La Source, ayant répondu à ma soif, creuse aujourd’hui un autre puits, avive une autre soif et me conduit au désert des sabliers ! : le temps de la patience. Ce que m’apprends ce désert-là, c’est le non attachement, la désappropriation de l’autre, aimer quelqu’un c’est renoncer à l’avoir…..Là aussi aimer Dieu, c’est renoncer à l’avoir, à en faire un avoir, de représentations, de concepts, de doctrines à imposer à ceux qui n’en “ont” pas, mais qui sont peut-être plus proches de la réalité qu’Il Est.
Il suffit de prendre son temps pour voir et entendre. Il suffit d’un peu d’humour pour tout accueillir. Alors des choses vues et entendues, faisons le plus beau bouquet : l’offrande de nos vies. Rendons grâce à notre Seigneur sur la croix……. contemplant sa main, si bien ouverte qu’il l’a voulu clouée, afin que jamais elle ne se referme.
Merci à tous
QDVB !
Annick
02/04/2008 à 18:48
Ton témoignage, Sourire d’avril est très beau, bien qu’à mon sens, un peu ….Incomplet. Je m’explique :
Je pense que tu as encore un peu, voir, beaucoup de retenue pour raconter cette expérience?!
Tu as certainement des exemples concrets que tu as sans doute encore du mal à dévoiler, ou tout simplement à en “saisir” le sens ?!
Ton chemin s’est dessiné petit à petit mais la grande lumière demeure sans doute encore comme un halo ?! un peu comme la chaleur du soleil en hiver.
Et je pense à juste titre que c’est un peu comme ça pour nous toutes et tous : Il y a une part d’ombre, même infime, car je présume en toute honnêteté qu’il n’y aura qu’auprès de Dieu, lors de notre ultime appel, que nous pourrons dire : « - Là je vois enfin la grande et splendide lumière !! , tout était vrai et là je peux réellement en témoigner. »
Si je me trompe dis le moi, car nul ne peut réagir à la place de l’autre !
…… D’ailleurs, j’aurais peut être du enlever ce dernier passage ( ?! ) ….. Mais non, ainsi tu connaitras, avec les autres lecteurs ce que moi je pense de cela.
Une petite question vient de titiller ma curiosité : As-tu déjà ressenti la présence de Dieu autour de toi ? Alors que tu ne t’y attendais pas du tout. …. Je ne sais pas moi ! Dans des moments de grosses douleurs, de grandes hésitations ou/et ne te sens-tu pas « pousser »irrésistiblement à faire telle ou telle chose parce que tu te sens « guider », par quelque chose ou que quelqu’un te prends en quelque sorte par la main et te dise à mi-voix : « vas y ! n’ai pas peur, lance toi car tu sais que si tu trébuches je serai toujours là pour t’aider à te relever ! Ai confiance en toi, ai confiance en moi, je suis là pour guider tes pas !! »…… et comme nous faisons partie de ces « êtres terrestre » l’erreur est humaine !!
Pour ma part j’ai essuyé beaucoup de tempêtes et si j’osai le dire, même des déluges qui ont failli également à ma vie. Comme j’aime le dire et le faire savoir(aux personnes que je vois en très grandes difficultés) …. A un moment donné, je me suis mise en total stand-by, et un à moment j’ai soudain senti comme un germe qui poussait en moi, mais c’était quoi ????
Ce germe a poussé durant à peine une année, le temps de comprendre ce qui pouvait bien m’arriver, le temps de prendre conscience que désormais grâce à ce petit germe qui grandissait en moi je ne serai plus JAMAIS la même,NI seule …..Oui vous l’aurez deviné ce germe était la présence de Dieu !!
Un soir je l’ai appelé, imploré, pour qu’il me vienne en aide.Avant de toute évidence un départ comment dirais-je … Prématuré.
Ces quelques mois ont représenté pour moi une sorte de gestation, j’étais enceinte de moi- même avec en plus l’accompagnement de Notre Seigneur et depuis il ne m’a JAMAIS quitté .
Voilà, je pourrai encore en dire long, tellement …pour multiples raisons je le sais, Là, toujours à mes côtés à me guider et à m’inciter dans telle ou telle démarche. Je le sollicite- toujours- avant d’entreprendre quelque chose et pour quoi que ce soit .
Bon, je me rends compte, qu’une fois de plus j’ai été assez bavarde, et je vais encore être en retard !! j’suis souvent en retard, en retard !! Comme ce lapin dans Alice au pays des merveilles !!
Je prends donc congés en vous souhaitant une très bonne soirée !!
Et pour toi Sourire d’Avril : Big kisses !
~Miss14 ~
….. Vous voyez chers internautes, on se fait des ami(e)s sur ce blog, il y a qq mois de cela je ne connaissais pas cette chère Sourire d’Avril et maintenant nous correspondons ensemble et suis ravie de cet échange !
TOUT ARRIVE, A QUI LE DESIRE …… VRAIMENT !!
02/04/2008 à 23:34
~CROIRE ~
Croire que rien n’est jamais finit,
Croire que nous sommes
le destin de nos vies que l’amour est assis seul sur notre chemin
alors que nous n’y voyons rien,
que nos propres souliers qui brillent sous nos pas démesurés
et aveuglés de toujours trop vouloir pour exister.
Croire qu’il en est ainsi,lever les yeux enfin
et reconnaître la plus infime partie de nous mêmes
sur le bord étoilé d’un trottoir.
C’est une ode à la vie qui soudain prend tout un sens,
le sens d’une existence simple et sereine
de deux mains qui se rejoignent et se reconnaissent
qui se pressent et s’attirent si fort que même l’ombre de la mort n’y peut rien.
Rien qu’un peu d’amour dans le creux d’une vie
pour nous dire que rien,non rien n’est jamais fini
quand les coeurs sont unis .
~ —– ~ —- ~
…. Comme quoi, tout peut arriver, ici-bàs, quand on veut y CROIRE !….. avec ESPOIR !!
- C’est çà le sens de la vie : Croire, espoir ……
= Croire en l’espoir (?)
ou l’espoir de croire (?)
A vous tous, si vous doutez encore!!
~Miss14 ~
03/04/2008 à 7:56
En un texte plus long, non pas comme le dernier ( croire) …….., mais qui vous indique
ce même chemin : Celui qui nous méne à Dieu.
” - DIEU ……., osons jouer avec son nom !!!
D : Divinité
I : Internationale
E : (d’) Eternelle
U : UNION
Et vous que vous inspire ce nom de Dieu ?
Bonne journée !
~Miss14 ~
~—– ~ —— ~
LA VIE RIME A TOUT
Pâques 2008, Dieu, que la vie est Belle !
Pour mes seize ans, aujourd’hui même,
J’ai enfin trouvé la rime qui ouvre la faille de l’espace-temps.
J’ai enfin aperçu le « mot de passe » qui permet de circuler,
Librement entre les maux, entre la vie et la mort,
La désespérance et la confiance.
Entre micro et macrocosme,
Entre je et l’autre, « toi », dans la splendeur d’un « tu »
Dieu, que la vie est Belle ! Répète l’écho, rime l’écho,
Quand le Verbe se dévoile, il se fait réverbération,
Quant il lève le voile, IL se révèle tel qu’il est,
Pour me découvrir telle que je suis.
Pâques 2008, Dieu, que la vie est Belle !
Alors que « ça » ne rime à rien, maux et mots riment à Tout !
Mal à mal, mot à mot, goutte à goutte, aux Baxter de mon pauvre vocabulaire, les mots riment et se roulent de conjugaisons,
De déclinaisons et d’expressions heureuses,
Car le Verbe veut le bonheur de tous les poètes de la Terre !
Dieu, que la vie est Belle !
Dans l’Univers tout entier,
Tout est rime à l’infini des termes sans fin.
Le divin verbe du Verbe Divin s’est incarné, Parole,
En chair et en os il est parmi nous, Parole de Vie.
Il est en moi, pour me défaire et me refaire à son Image.
Les mots m’éloignent du « moi-je », égocentrique,
Les mots dépassent les mots pour une rencontre avec
L’autre, qui est tout-autre, différent.
Par delà les nuages, les anges jubilent,
De la Gloire du Verbe. Car à la Croix,
Ses Propres Mots se sont fait « Maux »,
Pour dire la douleur des dieux,
Mais aussi celles des hommes,
Souffrance au cœur du Monde d’Un Dieu Unique et Triple,
Comme Trinité Sainte au Cœur d’un Père, de Miséricorde.
Le Logos, le Verbe de Dieu fait chair, pour se donner à nous,
Nous servir, Lui le serviteur souffrant, Lui, l’Unique,
Créateur de toutes choses,
Créateur du TOUT, car TOUT rime avec Dieu,
Toute rime en Dieu, tout dit Dieu, comme seul Réel,
Toute vie rime en Lui, tout dit :0 vient, car
Tout à été fait par Lui.
Lui, La Parole, dans l’éclair d’un simple OUI,
se fait Chair, encore aujourd’hui,
Se fait homme, prophète, ami,
Frère de sang et frère de souffle.
Verbiage dans l’univers intemporel des mots,
Rime, rime encore avec remake, à refaire le Monde,
Dieu se fait œuvre, Chef d’œuvre,
Il se met en œuvre, dans la fragilité des maux,
Et celle des hommes.
A faire des vers, le prophète ne trouve pas la rimes
Qui peut écrire l’Eternité.
Ma langue est constituée de rimes et d’îles aux senteurs identiques,
Si cela n’a aucun sens, la vie à tout son sens, dans tous les sens.
De l’alpha à l’Oméga, l’écho des vents a une finale authentique et identique, mal et mots se pénètrent d’infini.
Un mal qui ne rimerais pas avec un mot à quoi cela rimerait-t-il ?
Rémanence des maux et des mots, qui reviennent à la charge,
Comme repartent les vagues velues, des mousses du ressac,
C’est l’imprévu des mots qui se disent s’en décret, sans secret,
Permanence, persistance, pertinence des flux et des reflux,
Partiel ou total aux rivages des dunes,
Aux falaises des phrases bercées de verbes,
À aimer se conjuguer.
Expérience des eaux moite de sueurs,
Phénomène qui dure, comme éternité après disparition de sa cause,
Après retrait des varechs à l’odeur d’iodes magnétiques.
Hystérésis, mot à maux, mots émaux fortement colorés d’émotions,
À rémanence amoureuse, lancinante et persistance comme visions marines, des grand fonds de l’Eternité.
Images plus réelles que visuelles, quand le SEL porte le goût aux nues.
Sensation visuelle des lettres qui se mettent ensemble pour forniquer des nouveaux mots et des expressions subtiles,
Qui subsiste encore mille ans, après la disparition de l’écho.
Un mot est une excitation objective qui rime avec grimage,
Et maquillage, pour tendre un décor à même l’Infini.
La rime donne le son au psalmiste, des rimes croisées à la Croix
Du calvaire, comme rimes et rituels ne font qu’un.
Flux des eaux qui reviennent à la charge,
Sans rimes ni raisons, sans tambour ni trompette,
Les mots flux et reflux d’eaux, sans rime ni raison.
Le rimmel va fondre les glaces, aux rimayes des jours,
Quand les rides disent à l’écart, ce que fentes est au temps,
Crevasse intercalaire entre deux vers, qui disent tout, et
Qui marquent le départ des glaciers pour des mers intérieures.
Coupure intermédiaires qui dit l’écoulement des mots,
Entre la roche et le névé, je suis née, comme un oiseau,
Entre le névé et le glacier qu’il alimente ma poésie,
Je suis trempée au cœur de ma nudité, de neiges éternelles.
Les murs de rimaye, renvoie l’écho, miroir à pente forte,
Qui rimaille à la maille des mots, comme tissus sans nœud,
Ripaille de mots aux ramages des rivages,
Mon Dieu, que la vie est Belle !
Pour mes seize ans, j’ai enfin trouvé la rime,
Celle qui ouvre la faille de l’espace-temps.
J’ai enfin aperçu le « mot de passe » qui permet de circuler,
Librement entre les maux, entre la vie et la mort, rimes
Entre la désespérance et la confiance.
Entre micro et macrocosme, je et l’autre, « toi »,
Dans la splendeur d’un « tu » à aimer d’Amour vrai,
A aimer d’Amour divin.
HAYLET SOULED
03/04/2008 à 11:57
Bonjour à tous,
Annick, merci pour ton nouveau commentaire et ton témoignage !
Comme j’ai apprécié la pertinence du verset d’Osée que tu nous cites en début ! Oui ce verset me parle, mais Dieu parle à chacun de nous aussi avec les Ecritures et chacun est invité à s’y plonger pour nouer ce dialogue avec notre Créateur ! Je m’écarte un peu de ma réponse, pour souligner à quel point j’ai pu constater, expérimenter que Dieu parle à chacun aussi par le biais des Ecritures ! Merci de me fournir sur le vif un exemple !
En lisant ton témoignage il me semble comprendre que Dieu, pour toi, a surgit soudainement dans ta vie, à un moment très douloureux pour toi.
Mais avant ? As-tu comme moi, raté des “rendez-vous” ? Peux-tu dire aussi que Dieu était là, à des moments précis de ta vie,mais que tu ne le comprends que maintenant ? Ou est-ce une irruption si soudaine ?
L’avant dernier paragraphe de ton billet, me fait penser à l’expérience que vit chaque parent : un jour il faut “se déssapproprier” de son enfant,
mais cette “déssappropriation”, en fait, commence dès la minute de sa naissance…et Dieu a fait de même pour nous, en nous laissant en premier notre liberté de l’accueillir ou pas !
Cela ne l’empêchant pas de ne cesser d’attendre que nous voulions bien Lui faire une place dans notre coeur !
De l’attente nait l’espérance….ou vis versa comme le souligne Miss 14 !
L’image de la main bien ouverte du Christ sur la croix, me parle beaucoup aussi ! Savoir garder sa main bien ouverte pour accueillir son enfant quoiqu’il ait pu faire…Savoir accueillir notre entourage, la famille, les amis, les voisins, l’inconnu quoiqu’ils aient pu faire….
Il est vrai que pour certains, la mission peut être un vrai chemin de croix !
Mais qui dit chemin de croix, dit aussi Résurrection…
De tout coeur je te le souhaite ! Et à chacun de vous !
Miss 14
J’ai beaucoup d’exemples concrets que je pourrais donner sans difficulté !
Mais pour que ces exemples soient aussi concrets pour vous …je ne sais pas si je saurais faire ça “short” ! Comme vous avez du vous en rendre compte je suis plutôt “longue” que brève !
Tu me demandes (et je m’attendais à ce que quelqu’un pose cette question !) si j’ai ressenti concrètement une présence de Dieu autour de moi, quand je ne m’y attendais pas ….?
Dans ma vie il y a différentes “sensations”….
OUI ma sensation de présence de Dieu la plus lointaine c’est vers 14/15 ans à Rome lors de la bénédiction du Pape pour Pâques ! Un instant fort même pour une jeune ado comme j’étais ! Le même ordre de sensation à Lourdes vers le même âge seule avec mes grands parents en novembre devant la grotte ! Le premier miracle de Lourdes disait ma Grand Mère c’est que la grotte nous attire “comme un aimant” ! alors que je lui demandais d’abandonner notre balade dans la montagne pour retourner encore à la grotte !
Je pense que certains lieux, certaines manifestations favorisent ce “type de sensation” Etre nombreux rassemblés pour un même Dieu (comme aux JMJ) ou dans un lieu chargé du poids de la prière de milliers de pèlerins….
Mais peut-être n’est-ce pas encore le “type” de sensation que tu attends !
Il y a de nos jours (et même avant) des personnes qui témoignent de sensations fortes (plus ou moins différentes) Cela m’interpelle !
Lors d’une célébration du Jeudi Saint, (je crois que c’est la première messe de Jeudi Saint de mon “retour”) j’ai découvert à la fin de la messe qu’en fait il n’y avait pas de “fin” et qu’il y avait un temps de recueillement devant la réserve Eucharistique…j’y suis restée une heure je pense…
simplement en prière, ou en silence et là les larmes coulaient c’était plus fort que moi ! Puis on nous a donné une photocopie (que j’ai toujours) sur les méditations de ‘j’ai oublié le nom…) mais là encore mon coeur a fondu, et les larmes aussi ! Puis j’ai du partir, à la maison j’avais peur qu’ils s’inquiète ! J’étais partie pour une messe et il était 22 h !
Je me suis arrachée de l’église avec regrets et sur le chemin j’ai senti comme une grande douceur qui m’enveloppait, quelque “chose” d’indéfinissable, pas comparable aux sensations sur la place St Pierre ni à Lourdes…Depuis mon être a comme le regret et l’envie de retrouver cet instant ! J’ai attendu 1 an le jeudi Saint suivant en me disant peut-être ?
Je suis allée aussi à un temps d’adoration du Saint Sacrement avec le même espoir, mais à mon deuxième Jeudi Saint j’ai dit au Seigneur “Tant pis si je ne ressens pas une nouvelle fois ta présence, si Tu veux offre ce beau moment à quelqu’un d’autre qui en a vraiment besoin, je passe mon tour au profit de quelqu’un d’autre Seigneur !”Depuis j’en garde toujours la nostalgie, mais je maintiens ma réponse et je passe mon tour….
Voilà je ne sais pas si ma réponse te satisfera (et vous lecteurs silencieux
qu’en est-il pour vous ?) mais je termine en disant que le dialogue avec Dieu se noue pour moi d’une façon différente par le biais des Ecritures, ou de personnes présentes sur mon chemin…
bon je dois vous laisser là les filles sont en train de manger toute la quiche lorraine !!!!!!!
Un Sourire de Sourire d’Avril
03/04/2008 à 17:52
Sourire dAvril, tu nous dis cette phrase :
- “Tant pis si je ne ressens pas une nouvelle fois ta présence, si Tu veux offre ce beau moment à quelqu’un d’autre qui en a vraiment besoin, je passe mon tour au profit de quelqu’un d’autre Seigneur !”
…. Quelle phrase, MAGNIFIQUE, ….. franchement, elle veut dire tellement de choses !!!!
Un GRAND Merci pour ton témoignage Miss !!
Bonne soirée à toi, et tous les autres ” Bloggeurs … euses !! ”
+ un tendre Baiser à Annick, qui j’espére va bien ?!
Alors, Viendez avec nous : Agrandissons donc cete chaîne et cercle de l’Amitié !!
~Miss14 ~
03/04/2008 à 22:17
Je vous ai livré le texte de la chanson que vous cherchiez, Miss 14 ne croyait pas que cela puisse être le vrai texte, Annick a cru que je commençais à givrer quelque part à l’ouest, et pourtant c’était vraiment les vraies paroles, alors ? Combien de fois dans la vie je suis face à une vraie vérité, seulement ce n’est pas celle que j’ai en tête alors j’y crois pas…J’en veux pas. Certaines vérités m’ont été douloureuses à entendre, surtout celles qui sont là, pures, brutes, sans explications, sans clés pour comprendre. Alors il me faut du temps, prendre le temps pour commencer à entrer dans sa compréhension. Faire le chemin pour entendre, comprendre, sonder, chercher.- Avancer-. Mais avant de commencer à aller vers la lumière, comme j’ai un peu, seulement un peu, des œillères, je me rebiffe et vocifère contre une vérité qui n’est pas la mienne, qui m’échappe, je donne des coups de griffes à ceux qui me montrent ce que je ne veux pas voir. Mon pèlerinage dans la foi est un peu à la même image : révoltes, rébellions, coups de gueule, beaucoup de non, puis un jour : oui, oui à Dieu pour lui ouvrir, m’ouvrir, pour le laisser entrer et être dans ma vie, l’accepter et le vouloir présent dans mon quotidien, même et surtout dans les épreuves. Apprendre à lui remettre mon fardeau chaque jour, prendre son joug avec bonheur. Trouver la Paix sous le regard de Dieu, m’y poser et Le laisser faire.
04/04/2008 à 8:55
Bonjour Laute,
Quelle pertinence dans ton billet ! Quelle justesse !
Alors tu vois ton parcours de foi, avec ces moments où tu t’es rebiffée, me font penser à certains personnages de la Bible :
Moïse qui dit au Seigneur qu’il n’a pas envie de retourner en Egypte parler à ses frères, car dit-il, en plus il parle mal ! (la tradition dit qu’il était bègue…) Ce à quoi le Seigneur lui répond : “Va, avec ton frère Aaron, lui parlera…”
Cela me fait penser aussi à Jonas qui, si mes souvenirs sont bons, lui Jonas part dans la direction opposée à celle donnée par le Seigneur !
Aller à Ninive ce lieu de perdition ! Pas question !…”
Tu dis “Certaines vérités sont douloureuses à entendre…sans explications, sans clés pour comprendre”
Et là je pense au jeune Samuel réveillé plusieurs fois dans la nuit par une voix….il n’y comprend rien Samuel, il va vers son maître pensant que c’est lui qui l’appelle ! Par trois fois il se tire de son lit pour aller vers son maître….et le maître lui dit que c’est pas lui qui l’a appelé !
Et puis le maître (il est prêtre dans le temple) à la troisième fois explique au jeune Samuel : la prochaine fois réponds “Me voici Seigneur” ….
Ces personnages me (et vous ?) font comprendre que comme autrefois, aujourd’hui, nous aussi on peut rechigner à suivre le chemin vers Dieu,
ne pas, même voir le chemin, MAIS avec l’aide d’un frère, d’un compagnon, d’un maître tout devient plus facile et plus claire !!!
Parole pour aujourd’hui, pour chacun de nous et sûrement Parole
pour ceux de demain et d’après…!
Les Ecritures nous parlent …OUI il y a Parole de Dieu pour chacun à chaque moment de la vie …
Parole d’espérance ! Parole de Bonheur ! Alors à vos Bibles !
Parfois dans cette lecture il nous faut aussi quelques clés de lectures…l’aide d’un compagnon, d’un maître ! Et le message devient encore plus beau, plus GEANT D’AMOUR que ce que l’on imaginait !
QDTB Laute et merci pour ton témoignage !
Un sourire de Sourire d’Avril
04/04/2008 à 12:44
Un nouveau coucou de ma part à vous tous !
Je reviens un peu sur les sensations que l’on peut ressentir ou pas…
Cela fait un bon moment que j’avais envie que le blog aborde….
l’Eucharistie ! Comment réagissez-vous face à l’Eucharistie ?
Pour ma part et pour compléter le billet sur les sensations,
maintenant c’est avec une sorte d’élan, de joie que je m’approche pour recevoir la communion ! C’est aussi un moment émouvant et joyeux pour moi quand je l’apporte aux autres !
L’offertoire est aussi un moment fort !
Il est vrai aussi que mon esprit n’arrive pas toujours à se concentrer à 100 % ….Je zappe….mais je suis quand même là….
Pas à pas j’avance …du moins je l’espère !
Père Bruno nous parle de dépendance avec l’ordi, moi je commence à devenir dépendante de l’Eucharistie JAMAIS je n’aurais cru cela possible et imaginable AVANT !!!! Je n’en reviens toujours pas comme on dit !
Comment faire partager cela aux autres ? L’Eglise s’interroge….nous
appelle….sollicite nos expériences, réticences….pour pouvoir mieux nous rejoindre pour le bien et le bonheur de tous ! Que répondre ?????
Sourire d’Avril
04/04/2008 à 19:01
bonjour à toi, Laute !
Je suis vraiment désolée, mas j’ai lu et relu ton dernier mesage et re-re lu, mais je n’arrive toujours pas à en saisir le sens ?!?!
J’ai, toutefois l’impression que tu retiens qulelques grieffes contre moi (et Annick), aussi j’aimerai mieux comprendre …..
Merci à toi de me donner une réponse.
Dans cette attente, reçoies mon Amas !!
~Miss14 ~
04/04/2008 à 19:18
Bonsoir à tous,
La foi : nous sommes dans l’ordre de l’ineffable et de l’indicible, du secret aussi, je pense.
Sourire d’Avril, je t’ai imaginée intervieweuse sur la foi, armée de ton stylo, de ton carnet, de ton magnéto, journaliste de l’Esprit, reporteur d’investigation autour du mystère !
“Mais avant ? As-tu comme moi, raté des “rendez-vous” ? Peux-tu dire aussi que Dieu était là, à des moments précis de ta vie,mais que tu ne le comprends que maintenant ? ”
Mes parents ont cassé l’enfance en moi -la trahison, l’abandon, incapable de comprendre ce que je vivais. J’étais littéralement sans voix, hébétée, prostrée. Dieu est-il responsable de la folie des hommes ? Non impossible, alors Dieu n’existe pas, invention de l’homme….la présence du mal m’a détourné de Dieu. La méchanceté de l’institution …j’ai éprouvé de la haine pour certaines religieuses, celles qui nous battaient et nous affamaient…nous obligeaient à assister à leur messe. J’entends ceci : la plus grande preuve d’amour que Dieu nous donne, c’est qu’il nous laisse la possibilité de le refuser, la possibilité de choisir l’enfer ; encore faut-il reconnaître son existence pour avoir la possibilité de ce choix.
Oui, bien sûr que Dieu était présent durant ces “difficiles” années. Présent dans le cœur d’une de mes camarades de classe qui me donnait son goûter avec délicatesse, présent dans le cœur de toutes ces personnes qui ont tenté de me sortir de mon mutisme….. A une de mes questions, un médecin m’a répondu :” si tu es toujours en vie, c’est que quelqu’un t’aime ” Je lui ai demandé qui ? Il a hoché la tête….je n’ai pas compris ; aujourd’hui je sais.
“Ou est-ce une irruption si soudaine ?”
C’était le 15 février 2002, cette nuit là Dieu est entré dans ma vie, comme par effraction. Non seulement je ne m’y attendais pas, mais je n’étais surtout pas demandeuse ! Dieu est venu avec fracas. Ma foi est venue en quelque fraction de seconde. Comment vous dire ? Les mots ne peuvent que trahir l’indicible. C’était comme une inondation de paix, un étonnement….Je ne savais plus qui j’étais, où j’étais. J’ai éprouvé combien tout homme “était conçu à image de Dieu”. Chaque homme est infiniment précieux aux yeux de Dieu et je ne pouvais donc plus avoir “d’ennemis”.
J’étais une sorte de zombi, totalement vide et tout à coup rempli de paix, d’amour. J’ai rencontré un prêtre, il m’a écouté et me semble t-il, lui, ne m’a pas prise pour une cinglée. Il m’a parlé de la lutte de Jacob avec l’ange……moi qui n’avait jamais ouvert la Bible, j’ai lu ce texte comme s’il avait été écrit spécialement pour moi. Puis la messe…elle a tout déclenché. Avec l’eucharistie, j’ai trouvé une présence quasi physique de Dieu, la présence mystérieuse, incompréhensible Mon regard a changé.
Dieu me, nous fait-il signe ?
Certains signes sont pour moi, hasardeux, obscurs : comment être sûr que ce n’est pas notre désir qui en nous, s’exprime à la place de Dieu ? Plus que le merveilleux qui, à mon sens, peut faire écran entre Dieu et moi, c’est dans l’existence quotidienne que je “lis” sa présence.
Les signes que je remarque comme venant de Dieu sont très liés à la nature de ma relation avec Lui. En prière, je creuse cette relation qu’Il a avec moi dans le tréfonds de ma solitude. Je ressens son action, la présence de son amour en moi. Je vis avec la certitude inexplicable que dieu Est. Si je m’occupe de Lui, il me fait de nombreux signes. Si je l’oublie, j’ai l’impression qu’Il reste silencieux .J’ai l’impression que lorsque je parle à Dieu, tout devient un peu significatif de sa présence.. Il y a encore de la beauté dans ce monde. La fraternité, le don ne sont pas de vains mots. C’est là, au cœur de l’homme dans ce qu’il a de plus pur, que Dieu se cache et qu’il nous faut le chercher…C’est parce qu’Il est là au cœur de notre humanité que nous sommes image de Dieu. En venant parmi les hommes, au cœur de notre humanité, le Christ me dit quelque chose de très simple : ce n’est pas la peine de regarder vers le ciel. Si Dieu est quelque part, c’est dans le visage de l’autre.
Autre signe de Dieu ?
Je pense à la jeune fille qui a échappé aux griffes de Fourniret, en priant à pleine gorge. A l’abîme du mal, il y a la prière. Là il y a quelque chose qui se passe.
Voilà Sourire d’Avril, un complément à mon témoignage !
sous le regard bienveillant de Dieu,
Annick
.
04/04/2008 à 22:40
Miss 14, sois pleinement et entièrement rassurée, je n’ai aucun grief ni contre toi, ni contre Annick. Tes façons de réagir peuvent même m’éclairer. Avec toute ma sincère amitié, ou Avec Mon Amitié Sincère.
04/04/2008 à 23:27
Tu m’en vois ravie, Chère Laute !
Donc,c’est normal que je ne comprenais pas trop !!…..
Sois VRAIMENT la bienvenue pour tes témoignages et tes réflexions, j’ai la CERTITUDE que tu peux - aussi - apporter de l’eau au moulin de ce bog !!
Avec toute mon Amitiè !!
~Miss14 ~
05/04/2008 à 7:32
Bonjour Annick,
Avant que la maisonnée se réveille voilà quelques mots pour toi !
Du fond du coeur merci encore et encore pour ton témoignage si important !
Mes questions ? Peut-être une “déformation ou conformation” à celles que les jeunes posent si souvent aux témoins, cherchant Dieu à des moments précis, avec du concret pour essayer de le raccorder à leur vie ! Les
Jeunes ados dans le monde d’aujourd’hui si matériel et “scientifique” ont besoin de ces “précisions” Leurs questions trahissent aussi leur désarroi,
à quel âge as-tu commencé à croire ? demandent-ils à chaque témoin …
La diversité des réponses peut ainsi les rassurer …un jour mon tour viendra ! Tout n’est pas perdu…j’ai encore à avancer ….ou ouf comme moi toi aussi tu avais la foi à mon âge (si souvent les copains me traitent de nul !”)
Mais je pense qu’à l’âge adulte beaucoup s’interroge de même….
Un témoignage : une expérience transcrite par des mots qui résonnent au coeur d’une vie, pas simplement des mots….c’est le magnifique cadeau que tu nous as offert à tous, lecteurs silencieux ou pas !
QDTB pour cela !
Un grand sourire chaleureux pour toi de Sourire d’Avril
05/04/2008 à 14:26
Bonjour !!
Ce mois ci je n’ai pas encore envoyé une petite histoire !!
Alors, voilà !!
Bien à vous !
~Miss14 ~
~ —– ~ —- ~
QUI êtes-vous ?
Une femme était dans le coma et se mourrait.
Elle eût soudain l’impression qu’on l’amenait au ciel et qu’elle se trouvait au lieu du jugement.
- Qui êtes-vous?” demanda une voix.
- Je suis la femme du maire, répondit-elle.
- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la femme, mais bien qui vous êtes.
- Je suis la mère de quatre enfants.
- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la mère, mais bien qui vous êtes.
- Je suis maîtresse d’école.”
- Je ne vous ai pas demandé qu’elle est votre profession, mais bien qui vous êtes.
Et cela continua ainsi, quelque fût sa réplique, elle ne semblait pas fournir de réponse satisfaisante à la question .
- Qui êtes-vous?
- Je suis chrétienne.”
- Je ne vous ai pas demandé votre religion, j’ai demandé qui vous êtes.
- Je suis celle qui est allée tous les jours à l’église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.
- J’ ai demandé non ce que vous avez fait, mais qui vous êtes.
Elle a manifestement échoué à l’examen, puisqu’on l’a renvoyée sur terre.
Quand elle se remis de sa maladie, elle décida de découvrir qui elle était.
Et cela fit toute la différence.
Votre tâche consiste à être. Pas à être quelqu’un, pas à n’être personne, parce que cela implique avidité et ambition; pas à être ceci ou cela et ainsi devenir conditionné, mais juste à être.
05/04/2008 à 18:38
La leçon de guitare
J’étais ce qu’on appelle un “homme pressé” et, dans mon cas, cela signifiait aussi un “homme stressé”: papiers administratifs, factures, comptes, prospection des clients, le quotidien d’une entreprise est passionnant mais c’est aussi une tâche lourde à assumer.
Souvent le soir, lorsque je rentrais fatigué après une longue journée, je n’étais pas aussi disponible que je le voulais pour ma famille. Mes enfants le sentaient bien:
Papa, détends toi, viens jouer avec nous”. Mais rien n’y faisait, plus j’essayais de me calmer, moins j’y parvenais.
J’ai essayé beaucoup de choses et pas toujours les meilleures pour diminuer mon stress : médicaments, alcool, manger des sucreries n’ont pas d’effets durables et sont mauvais pour la santé.
Bizarrement, c’est mon professeur de guitare qui a résolu le problème.
Je prenais une leçon hebdomadaire. C’est un réel plaisir pour moi de sentir vibrer la caisse de l’instrument comme si elle faisait écho à mes propres sentiments.
Mais la pratique de la guitare demande discipline et disponibilité d’esprit.
Or, ce jour là, je rejouais sans cesse le même passage, mais il n’y avait rien à faire: les sons ne “sonnaient” pas, ma musique n’avait pas d’âme. Au bout de quelques mesures, je me suis emporté: “Bon Dieu je n’arrive pas à me détendre!”
Mon professeur a souri. Il m’a enlevé l’instrument des mains et s’est mis à triturer les mécaniques en bout de manches jusqu’à ce que les cordes soient toutes distendues. Il m’a redonné la guitare en me disant: “Maintenant, joue!”
J’étais surpris mais j’ai obéi. Évidemment, le morceau était inaudible.
Le professeur a repris la guitare et cette fois-ci, il a tiré les cordes au maximum. Lorsqu’il me l’a redonnée, celles-ci étaient si tendues qu’il ne m’a fallu que quelques secondes et un aller-retour sur le manche pour casser le mi et le la.
Tout penaud, je lui lançais un regard interrogateur. Il me dit alors: “Tu vois, nous sommes tous comme cette guitare: trop mous, nous ne sommes bons à rien et trop tendus, nos nerfs lâchent.
Crois-moi, la solution c’est LE JUSTE MILIEU. Chaque fois que tu cherches à te détendre, rappelle-toi la manière dont tu accordes ta guitare : le son est toujours plus beau quand les cordes ne sont ni relâchées, ni trop tendues.”
Avec un chtit coup d’oeil pour Vous : Bruno, Aud’ & Al’ !!
( Ici c’est No stress !! ça n’arrête pas de jouer !! …. pour le plus grad plaisir de leur Môman !!)…. Ils ont fait de très grands progrés !!
~Miss14 ~
~Miss14 ~
05/04/2008 à 22:26
Bonsoir Sourire d’Avril
Je te fais parvenir ces quelques “méditations “; en pensant qu’elles pourraient être un soutien, une aide pour tes discussions avec les jeunes.
Pour nous aider à comprendre la Parole, un prêtre de la paroisse proposait, une fois par semaine, de se réunir pour “travailler” un texte biblique. J’ouvrais alors”toutes grandes mes oreilles”et mon cœur….Et puis, “Voilà que Jésus fut conduit au désert pour être tenté par le diable” (Mt 4,1). Voilà qui est surprenant : l’Esprit aurait-il partie liée avec le diable ? Et le désert serait-il la demeure privilégiée de Satan ? (Non, mais sûrement le lieu décapant de l’affrontement entre la vérité et le mensonge, entre celui qui est la “vérité” et celui qui est “le père du mensonge.”Aujourd’hui, je peux dire ceci !)
Le désert : il m’apparaissait comme le lieu où nous découvrons tout ce qui manque à notre bonheur…..et pourtant Saint-Exupéry écrit : “Ce qu’il y a de beau dans le désert, c’est qu’il cache une source quelque part ?” Voir Jésus à l’épreuve du choix me réconfortait. Je pressentais que, dans son humanité ainsi exposée, il y va aussi de notre propre humanité ; que dans ces déserts que nous n’aimons pas et ou nous souffrons, une source peut-être va surgir du Christ, lui-même”conduit”au désert.
Alors, qu’est-ce que nos déserts ont à nous apprendre lorsque nous ne les désertons pas ?
Ce Livre me posait beaucoup trop d’interrogations…..alors, je me suis plongée dedans, des heures et des heures !!!
Je te livre, je vous livre à mon tour une histoire !! :
Il était une fois, le désert.
Je ne connais pas le désert. Et pourtant, il m’est revenu à la mémoire cette histoire : ” Le jour où le Seigneur Dieu fit le ciel et la terre, il n’y avait encore sur la terre aucun arbuste et aucune herbe, /Car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre/Et il n’y avait pas d’homme.” (Gn)
Il était une fois le désert. Pas d’homme, pas de vie. Géographie de la négation, du manque et de la menace : malgré son triomphe sur les prophètes des Baals. Elie est menacé de mort par la reine Jézabel. Il part sauver sa vie au désert et il y trouve un profond désir de mort : ” Prends ma vie, Seigneur, je ne vaux pas mieux que mes pères”.
Qui veut que je vive ? Moi ? Pas sûr. Ni elle, la reine ; et lui ce messager qui réveille le désespoir : “Lève-toi et mange”, que veut-il ? Elie découvre au creux d’un autre un courage de vivre, malgré tout : confrontation d’une volonté de puissance mortifère avec une parole simple et proche, qui ouvre un chemin : “Lève-toi et mange, sinon le chemin serait trop long pour toi.” Et c’est une marche de 40 jours et 40 nuits, marche de toute vie, vers la présence d’un souffle, d’une brise légère : Le Seigneur modela l’homme avec du sable, /Il souffla l’haleine de vie :/L’homme devint un être vivant,/Et le Seigneur planta un jardin.”
Désert de pierre, désert-refuge ; Jacob fuit sa propre vie, enfermé par ses choix. Dormir, l’horizon déroulé autour de lui ; des pierres comme marques de sa solitude. Pas de père, pas de mère, pas de frère. Pas de femme. “Il prit des pierres de l’endroit et en fit son chevet.”Tête sur pierre. Pas d’homme, sinon lui. La terre est nue. Jacob est nu. De cette conscience-là, surgit un puissant rêve de la terre, de descendance, de réconciliation. C’est la puissance de ce rêve qu’il nomme Dieu : “Tu étais là et je ne le savais pas”. Présence qui ouvre à un horizon qui n’est plus fermé, qui n’est plus prison, qui est avenir ; l’expérience du désert l’ouvre à son histoire, brise son destin ; la foi devient espoir et la pierre devient stèle, mémoire, marque de la vie.
Pas d’hommes ? Et pourtant, au-delà de la mort, le désert n’es-il pas traversé par cette masse d’hommes venus d’un monde tyrannique et productif ? Désert trivial, pas de pain, pas de viande, ni d’”oignons égyptiens” : “Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour nous laisser mourir de faim” ‘Ex 16,3). Pas de romantisme de la solitude ; aucune illusion d’une beauté de la fuite. Ils sont traversés par le désert ; ils grondent, revendiquent et murmurent ; ils ont raison de se révolter et ils auront plus que du pain : à la surface du désert, comme une eau venue du ciel, il va pleuvoir du pain, une manne, il va pleuvoir des paroles : l’alliance, la loi et la justice au milieu des hommes ; ils deviennent alors un peuple ; et les hommes rassemblés en peuple seront vivants ; et ils traverseront le désert jusqu’à sa limite, le fleuve : le Jourdain. Et, au-delà, la Terre où coule le lait et le miel.
“En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste proclamant dans le désert de Judée :”Une voix crie dans le désert : convertissez-vous, préparez les chemins du Seigneur”…(Mt 3,3). Comment dire l’indignation, le scandale, le mensonge et les faux-semblants ?
Hier, aujourd’hui….pas de mots, mort d’hommes, plus d’hommes. Les hommes abandonnés par les hommes. “Voyant qu’il n’y avait personne, Moïse frappa l’Egyptien et le dissimula dans le sable.” Tentation de la violence, tuer. Tentative tragique des prophètes : crier. Comment entendre, comment se faire entendre quand la voix n’a d’écho que le désert, quand la voix se déploie dans le silence ?
“Jésus fut conduit par l’esprit au désert pour être tenté par le diable.” (Lc 4,1). Le désert serait-il le jeu d’un combat manichéen dont l’homme serait l’enjeu et le désert le théâtre ? Ce serait si simple ! L’homme serait manipulé, déresponsabilisé par plus fort que lui, plus grand, ou plus cynique.
La figure de Jésus au désert nous enlève cette facilité démobilisante de l’impuissance.
“Alors, le diable lui dit : “Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain.” Etranges paroles, tronquées, déformées, mélangées ; méconnaissance du don, apparence du jeu de pouvoirs, générosité perverse….Il y avait une pierre pour dormir, ou pour rêver, pierre qui était promesse, mais pas de pierre comme pain ; les figures ne s’échangent pas. Au début des histoires, se révèle la faim, la faim de pain, la faim des autres, la faim de Dieu.
Il pleuvait des paroles dans le désert et Jésus les recueille. Le désert figure le lieu où surgit une parole au cœur de l’homme, ou plutôt dans sa mémoire : “Il est écrit….”, dit Jésus ; il s’en souvient. Il l’a au coeur, il a “murmuré la parole jour et nuit”, comme l’homme heureux du psaume (Ps 1) ; et il peut interpréter la parole du diable pour ce qu’elle est, une parole qui n’est pas du cœur, qui ne fait pas vivre, une parole qui tente : “Il est écrit : ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.” Parole contre parole. D’où vient que cette parole qui nourrissait le peuple dans le désert a ce double statut : parole fausse ou parole vraie, parole de pouvoir ou parole de vie ? Dans le désert, il nous est donné une trace de sa voix, mais aussi le temps et la force de vivre, non pas seuls, mais en peuple.
“Du haut du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous…Alors la gloire du Seigneur apparut en forme de nuée.” (Ex) “Une voix crie : dans le désert, dégagez un chemin….Alors la gloire du Seigneur sera dévoilée et tous les êtres de chair ensemble verront que le Seigneur a parlé.”(Es 40)
Un jour on se rencontrera ; pas par hasard, pas n’importe où ; il aura fallu avoir faim, il aura fallu être ensemble, il aura fallu lever les yeux, marchez avec les autres, il aura fallu vivre le désert, là où Il parle “au cœur” (Osée). Pas d’hommes, pas d’eau, disait la Genèse.
Sourire d’Avril, ils m’ont raconté le désert, je les ai rencontrés, ils m’ont abreuvée, nourrie. Ils ont peuplés mon désert, peut-être l’ai-je aimé. Je les ai aimés.
S’il n’y avait le désert, saurions-nous seulement que nous buvons déjà à la source qu’il cache quelque part ? Alors, je me prends à aimer le désert, s’il doit me révéler la source. Il m’est donné de le ressentir différemment : non comme un lieu de mort, mais comme un lieu possible de révélation de la vie.
Je demande à Dieu le courage de ne pas me dérober à mon désert, et même de l’aimer ; et je lui rends grâce pour la merveille qu’il y cache quelque part :” L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de la Parole.”
L’histoire est un peu longue ?……peut-être pourra t-elle aider certains d’entre vous ?
Bonne nuit à tous, en Ta présence !
Annick
06/04/2008 à 16:08
Annicl,
Merci pour ton commentaire sur le désert !
Cela m’a fait sourire (!) et interpellée car nous avons il y a quelques semaines eu une séance de caté avec les jeunes autour de Jésus et les tentations dans le désert !
Eh ben ce fut véritablement le désert aussi dans l’équipe ! Cette page d’évangile n’ayant pas trouvé d’écho en eux ce jour là ! Ma séance de caté la plus ratée de l’année !!! Peut-être n’ai-je pas su les “introduire” dans ce récit.
Le diable ? Ils avaient plutôt diablement envie de bouger ! Vite c’est quand le foot….le bricolage…Je l’ai vécue comme un échec total (un désert !) Apprendre encore l’humilité de notre présence, de notre tache…se remettre en question, se sentir vidée, dépouillée…
Puis vint le relèvement, “la résurrection” avec à la séance suivante Jésus et
le réveil de son ami Lazare !
Et là un partage d’évangile fort car la peine de Jésus, les larmes de Jésus,
la mort et “la résurrection” de Lazare çà oui ce fut interpellant pour eux !
Et pour moi aussi une “renaissance” me voilà repartie “gonflée à bloc” par ce partage si riche avec eux ! Un régal de catéchiste !
Comme quoi Jésus ne me laisse pas (nous laisse ?) au fond du trou (dans mon désert) IL est venu me relever pour continuer d’avancer encore avec les jeunes !
A 27 ans j’ai eu la chance de passer trois semaines dans le désert du Sahara (tassili des Adjer, Ténere…oasis de Djanet…)
Je me souviens avoir fortement ressentie l’envie qu’on me laisse seule dans ce désert (avec de quoi survivre) pour quelques jours, afin d’être seule dans ce paysage sublime où la seule présence peut être celle de Dieu ! Envie non réalisable à ce moment là….et je pris donc bien plus de temps pour “trouver” Dieu dans ma vie et non… au Sahara !
Mais les déserts de glace ou de feu me “parlent” toujours au tant !!!
Bonne fin de dimanche à toi et à vous tous !
QDVB
Sourire d’Avril
06/04/2008 à 22:20
- Petite intrusion de ma part, tout banalement pour dire que le vœu qui me tient le plus à cœur, serait effectivement de faire en quelque sorte un pèlerinage dans le désert.
Nous devions, lors de notre séjour en Tunisie, faire 3 jrs dans le désert, avec un guide Touareg, mais mon père ayant de gros problèmes au dos, avons été obligé de nous y résinier ….. Mais j’en avais un peu gros sur le cœur !!
….. Ce n’est pas grave, puisque je sais que un de ces jours j’y retournerai, ….. C’est rageant : Etre à 10 mètres d’un de ces rêves !!!
Là, face et en dedans de ces montagnes de sable, cette immensité de RIEN, …..on doit devenir humble, si petit, devant cette immensité !! Faire union dans ce grand calme, se retrouver en quelque sorte : face à soi même… avec « SA » réalité, son « moi », comme une caméra sans tain tournée vers soi, à l’intérieur de « soi » !!
Et comme tu le dis Sourire d’Avril, combien cela doit être difficile d’en partir !!
Voilà, ce n’est pas vraiment un témoignage, mais plutôt un espoir immuable !
Il faudra que tu me racontes, Sourire d’Avril ?!?!
Bonne fin de soirée à vous tous !!
~Miss14 ~
07/04/2008 à 11:03
Bonjour à tous !
Annick nous a cité avec justesse Saint Exupéry, Miss 14 nous a fait part de son envie de connaître le désert tunisien…tout cela m’amène au Petit Prince de Saint Exupéry perdu dans le désert (quelle magnifique histoire ! A lire
absolument ! et ceci m’amène à vous faire partager cette non moins magnifique prière de Soeur Emmanuelle inspirée par le beau texte de St Exupéry :
“SEIGNEUR, APPRIVOISE-MOI
Tu sais bien que les hommes ont besoin d’amis.
Ils ne peuvent pas vivre seuls.
Alors, Seigneur, veux-tu être mon ami ?
Pour cela, chaque jour, je viendrai m’asseoir près de toi.
Je te regarderai, tu me regarderas.
Il y a tant de choses dans un simple regard !
Tu sais bien que moi, je ne sais pas parler,
pas même à Toi.
C’est tellement embrouillé et compliqué
ce qu’il y a dans mon coeur.
Apprends-moi seulement à t’écouter
dans le silence de mon coeur.
Apprends-moi aussi que pour toi,
je suis unique au monde.
Tu sais bien Seigneur
que j’ai besoin de toi pour vivre.
Mon coeur a tellement besoin d’amour,
alors accroche-le bien fort au tien
parce que, toi aussi, tu veux avoir besoin de moi.
Et puis, Seigneur, si tu m’apprivoises,
nous aurons besoin l’un de l’autre.
Je serai pour toi unique au monde
et tu seras pour moi unique au monde.
Si tu m’apprivoises, chaque homme
deviendra pour moi unique au monde
parce qu’il est pour toi unique au monde.
Son étoile, ce sera pour moi une de tes étoiles.
J’aimerai les regarder le soir
et si je sais bien regarder, avec mon coeur,
je verrai qu’aucune ne se ressemble
parce que chacune a sa place dans ton ciel
et elles seront toutes mes amies.
Seigneur, apprivoise-moi, veux-tu ?”
Soeur Emmanuelle
Un grand sourire à tous de Sourire d’Avril
07/04/2008 à 21:28
Sourire d’Avril nous rappelle ce chef-d’œuvre universel de poésie, d’humanité et d’émotion…. “Le Petit Prince” d’Antoine de Saint-Exupéry, à lire de toute urgence pour ceux qui ne l’auraient pas encore découvert.
Les livres, comme anti-dote à cette nouvelle maladie..l’addiction à Internet ! je vous recommande aussi ce livre : “Eldorado” de Laurent Gaudé.
Gardien de la citadelle Europe, le commandant Piracci navigue depuis 20 ans au large des côtes italiennes, afin d’intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Plusieurs évènements viennent ébranler sa foi en sa mission.
Ce livre expose le marché de dupes de la mondialisation : ceux qui risquent leur vie dans ces pays livrés à la pauvreté, tendent d’approcher nos rivages où ils risquent de perdrent leur âme. D’un côté, le dénuement, de l’autre, l’absence de perspective d’avenir .Le Nouveau Monde se perd dans la souffrance économique, et l’ancien ne croit plus en rien. Ceux qui ont tout quitté pour changé de vie sont des êtres hybrides ; le chez soi n’existe plus et la terre promise n’a pas tenu ses promesses. Certains errent entre les frontières. Ni ici ni là-bas, sans passé ni avenir, prêts à imploser, à s’effondrer sur eux-mêmes, ou, pour certains, à exploser en des manières que nous connaissons bien. Notre monde a tué l’idée qu’il puisse exister un futur meilleur ou un ailleurs salvateur. Si l’exil se forge dans le vœu de faire naître un monde nouveau, que se passe-t-il quand cette idée rencontre le vide ? Qu’arrive-t-il quand le sujet se rend compte que la terre de la promesse est pure illusion ?
Un recueil de récits qui sont autant de fragments d’odyssée inimaginables, avec des moments de compassion, d’humanité et d’amour. Avec aussi, des histoires chargées de honte. Car si ces hommes rencontrent des justes sur leur chemin et au terme de leur voyage, ils croisent aussi des salauds qui les poursuivent jusque dans leur exil. Il porte la voix de tous ceux qui traversent le monde en quête d’une vie meilleure pour eux et encore plus pour leurs enfants. En quête de ce que leur refuse leur terre natale : l’amour et le travail, soit, comme pensait Freud, la normalité même
Ceux qui partent pour l’exil s’arrachent rarement pour eux seuls. Ils transportent avec eux le rêve de ceux qui les ont précédé. Ils charrient aussi l’attente de tous ceux qui sont restés au pays, attente d’un monde où la vie deviendrait tolérable.
Nous voyons si souvent aux actualités, le monde des réfugiés. Les journaux nous apprennent les faits, mais pas la vie. Ils nous livrent les évènements, mais pas l’émotion.
Des histoires de traversées et de naufrages, de malheurs et de bonheurs. J’ai envie de vous montrer, par le biais de ce livre, que ces réfugiés ne forment pas une horde anonyme, que derrière la masse se cachent des gens formidables qui pourraient être vos amis, vos enfants, vos amants, vos épouses….Aujourd’hui, un exilé comme mon mari ne trouverait pas sa place en France. Nous avons perdu la compassion, perdu la confiance en l’autre. Nous sommes habités par la peur de l’étranger. Finalement à trop redouter d’être trompés, c’est nous-mêmes que nous trompons. Evidemment, je me défie d’une fraction de réfugiés qui à mes yeux représentent une menace pour la laïcité, l’égalité encore fragile entre hommes et femmes, la liberté. Pas plus que je me résigne à un monde individualiste et mercantile, vide de toute spiritualité, je n’accepte le fanatisme, l’archaïsme et la nouvelle inquisition. La foi dans l’homme et le refus de l’indifférence ne veulent pas dire angélisme. N’oublions pas qu’il y a des bombes libératrices. Le dalaï-lama, apôtre de la non-violence - à la question : “Que feriez-vous si, témoin d’une agression contre un innocent, vous aviez un fusil à portée de main ?”, il avait répondu :”Je prendrais le fusil, car il n’existe pas de pire violence que de laisser la violence s’exercer sur autrui.”
Je ne renonce pas à tout espoir d’une vie meilleure, à toute aspiration de fraternité entre les êtres humains. C’est un rêve, même si au quotidien ce n’est pas le rêve.
A ne pas oublier durant les JMJ : encore en 2003 s’étendait en Australie, aux portes de Sydney, au cœur de ce pays “riche et blanc”, un camp cerné de barbelés, prison qui ne disait pas son nom pour des réfugiés “condamnés au suicide et à la folie”.Est-il toujours présent ?
Alors bonne lecture !
Annick
08/04/2008 à 8:01
Comme ton point de vue est profond Annick, et doit émaner d’un certain vécu, si ce n’est : D’un vécu certain ?!
Prenons comme simple exemple les dernières émeutes entre la Chine et le Tibet !!…,le pire est de constater de quelle façon les médias nous en retracent leurs “Bien fondées” et ce que cela engendre dans les autres pays….
Avez-vous vu de quelle façon toutes ces personnes … ” parlent “… de PACIFICATION ??? …. et le scandale du parcours de la flamme olympique ?!?! …
Mais j’arrête là mon commentaire, je ne voudrai pas susciter d’autres scandales et/ou nourrir plus de polémiques qu’il n’y a, malheureusement !!
Prions seulement et d’autant plus, … Pour la paix dans le monde !!
~Miss14 ~