Messe chrismale
Mardi 18 mars, mardi saint :
“Nous te confions, Seigneur, tous les chrétiens qui se préparent à fêter Pâques, tous les catéchumènes qui s’acheminent vers le baptême, notre Eglise catholique, le pape Benoît XVI et l’évêque de notre diocèse Mgr Eric Aumonier” - extrait du livret de carême des aumôneries de Trappes et des 7 Mares.
Ce soir, à 20h, la quasi totalité du clergé du diocèse sera rassemblé autour de l’évêque et en présence de nombreux fidèles pour la célébration de la messe chrismale. A travers la grande prière de bénédiction des huiles adressée à Dieu par l’évêque et la “distribution” des différentes huiles à chaque paroisse, l’Eglise diocésaine prie et se rend disponible pour la mission, pour l’annonce de l’évangile et la célébration de la mort et de la Résurrection du Christ. D’ailleurs, au cours de cette liturgie, prêtres et diacres renouvellent les promesses de leur ordination.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de vous rendre à une messe chrismale. Renseignez-vous sur le site internet de votre diocèse. S’il est encore temps, n’hésitez pas à y participer !
QDVB !!
Bruno
18/03/2008



19/03/2008 à 10:43
Bonjour à tous,
Hier, nous avons reçu lors de la célébration de la Messe Chrismale, un fascicule sur lequel nous pouvions y lire” la petite histoire de l’onction dans la Bible”. Ca m’a paru intéressant et beau !, alors je me permets de “propager” par l’intermédiaire du blog
L’huile un symbole religieux
—–De guérison
L’huile soigne le blessures du corps(Lc 30,34), mais aussi celle de l’âme : “Les apôtres chassaient les démons et faisaient des onctions d’huile à beaucoup de malades et les guérissaient” (Mc 6,13)
——De consécration
L’huile précieuse, signe d’honneur, fut de tout temps réservée aux gestes de consécration : Jacob après sa rencontre en songe avec le Seigneur “prit la pierre, érigea une stèle et versa de l’huile au sommet. Il l’appela Béthel: Maison de Dieu” (Gen 28)
Ce vieux rite païen de consécration est repris pour signifier la présence du Seigneur.
——Sacre royal
Dès l’origine, le roi d’Israël sera consacré par l’onction : Saül, puis David “Samuel prit la corne d’huile et lui donna l’onction au milieu de ses frères et l’Esprit du Seigneur fondit sur lui” (Sam 16,13). L’onction marque que le roi est élu par Dieu et assisté par Lui dans le gouvernement de son peuple.
—–Onction sacerdotale
“Aaron et ses fils, tu les oindras aussi et tu les consacreras pour qu’ils exercent mon sacerdoce” (Ex 30,20-21). Les grands-prêtres et tous les autres prêtres la reçurent par la suite. Cette onction est faite avec le Chrême, mélange d’huile d’olive et d’aromates rares (Ex 30,23 à 25). Elle sert aussi à la consécration des autels et objets du culte.
—–Mission prophétique
Aucun prophète (sauf Elisée) ne fut oint d’huile, mais le choix de Dieu pour son service et celui de son peuple font dire à Isaïe : “L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a oint, il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres” (Is 61,1)
—–Le parfum de Dieu
L’huile parfumée est aussi subtil langage de communication : un parfum trahit à son insu celui qui le porte. Saint Paul ne craint pas d’utiliser ce signe ; les “oints de Christ” ont pour mission de répandre la “bonne odeur du Christ” et le “parfum de sa connaissance” pour communiquer ainsi au monde la joie qui vient de l’Esprit Saint.
—-Le Christ, Messie, OINT
Jésus n’a jamais reçu d’onction et n’en a jamais donné. Il est l’Oint par excellence. Il est le prophète, le roi, le prêtre, le temple, l’autel de qui tout tient sa consécration, de qui tout reçoit l’Esprit. Dès son incarnation, Jésus est tout pénétré, comme d’huile fine, de Dieu et de l’Esprit Saint (Act 10,38), pour imprégner le monde sauvé. C’est le Christ, L’Oint, qui baptise, confirme, ordonne, pardonne et guérit les malades.
JESUS DONNE JUSQU4A LA DERNIERE GOUTTE DE SA VIE
Comprenons-nous pourquoi les évangélistes précisent : après le dernier repas, Jésus et ses apôtres”sortirent au Mont des Oliviers et viennent à un domaine appelé “Gethsémani” (Mat 26,35 et Mc 14,31)
C’est à Gethsémani, le pressoir à olives, que Jésus “exprime” le don de sa vie, d’abord “goutte à goutte” (Luc 22,”) puis plus tard en transmettant l’Esprit. (Jn 19,30)
LA SEMAINE DES DEUX JEUDIS
La “Messe chrismale” c’est déjà le Jeudi Saint : on chante le Gloria, on appelle le sacerdoce du Christ…. Elle prend tout son sens le Jeudi Saint : elle célèbre e Christ qui donne vie par son Esprit à tous ses disciples réunis en Eglise autour de l’Evêque. Seule la commodité nous fait nous rassembler en ce mardi saint.
Avec ceux qui veulent suivre le Christ dans son baptême pascal (les catéchumènes), avec ceux qui constituent l’Eglise (baptisés-confirmés-évêque-prêtres), avec ceux qui vivent l’agonie de Gethsémani (les malades), célèbrons le Christ qui est tout en tous.
Quand le tronc de l’olivier est trop vieux, un rejeton sort des racines et la vie repart à neuf. L’olivier devient ainsi le symbole de la vie plus forte que la mort, comme jadis l’olivier sacré jalousement gardé sur l’acropole d’Athènes.
L’olivier pressé donne son huile si précieuse pour la vie Quotidienne : nourriture, soins, lumière, parfum….En araméen, la langue de Jésus,”pressoir à huile” se dit “gath-semen”, conservé en français sous le nom de Gethsémani.
“A celui qui nous aime, Jésus-Christ, qui a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu son Père : à lui, gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen.”
Annick
20/03/2008 à 19:27
Messe chrismale.
Cette histoire vraie se passe à la messe chrismale, au moment où l’évêque bénit les saintes huiles.
L’évêque dit à mi-voix au servant de messe : “décoiffez la cruche.”
Le servant de messe ne comprend pas, s’approche et enlève la mitre de la tête de l’évêque.
L’évêque, toujours à mi-voix : “Non, pas celle-là, l’autre”.