Le retour

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“Mission ski 2008″ s’est achevée hier soir. La semaine a été superbe. L’équipe d’animation ressort enthousiasmée… mais un peu fatiguée par le rythme et les nuits courtes, causées parfois par quelques séances tardives de “Loups-garous” !!

J’ai été particulièrement heureux de l’état d’esprit qui règnait parmi les 60 ados. Beaucoup d’amitié se sont créées, il y avait beaucoup d’entraide sur les pistes et la bonne humeur était permanente. Les temps spirituels de chaque journée à propos du remerciement ont donné lieu à des échanges profonds. Jeudi soir dernier, la veillée de prière fut vraiment très belle et très marquante. Il y avait là comme une sorte de miracle : des jeunes si remuants d’habitude rendus soudain capables de vivre plus d’une heure de silence,  de recueillement, de chants, de prière. Certains sont allés se confesser pour la première fois, avec une simplicité parfois déconcertante. Et, de temps en temps, c’était même drôle d’en voir quelques-uns s’encourager à voix basses, débriefant bien volontiers avec leurs amis le moment qu’ils venaient de vivre !

L’objectif de ce genre de semaine dépasse bien entendu le simple plaisir de faire du ski. Pour parler aux jeunes de la vie, de l’évangile et de Dieu, il faut se connaître et se faire confiance. Des médiations sont nécessaires. La guitare, le chant, la musique, le sport, la nature en font partie.

Hier, lors de la messe d’envoi, j’ai rappelé ce que Jean-Paul II disait déjà aux jeunes au Parc des Princes en 1980 : “le jeune” indique l’homme qui, d’une manière particulière, d’une manière décisive, est en train de “se former”. Cela ne veut pas dire que l’homme ne se forme pas durant toute sa vie: on dit que “l’éducation commence déjà avant la naissance” et dure jusqu’au dernier jour. Cependant la jeunesse, du point de vue de la formation, est un période particulièrement importante, riche et décisive.

C’est tellement vrai. Comme le dit Benoît aux étudiants de la paroisse dont il s’occupe : “lorsqu’on est jeune, il y a des portes qu’on peut ouvrir imprudemment et qu’on met parfois des années à refermer !”. Fort heureusement, il y en existe une autre qui reste toujours ouverte… mais qu’on hésite parfois à franchir : celle de l’amour et de la miséricorde infinis du Christ.

“Voici, j’ai ouvert une porte devant toi que nul ne peut fermer” (Apocalypse 3, 8).

Que Dieu soit béni et… QDVB !!

Bruno

09/03/2008

8 Réponses pour “Le retour”

  1. Redigé par sophie:

    merci pour tout bruno nous aussi nous avons beaucoup apprécier cette superbe semaine !!!
    a bientôt sophie

  2. Redigé par Sourire d'Avril:

    Merci pour ce compte rendu de vos “exploits” sur la montagne !
    On pourrait dire que Dieu notre Père, vous a parlé à tous sur la montagne….
    C’est un lieu propice nous raconte la Bible …..

    J’ai toujours gardé de côté les paroles de Jean Paul II aux JMJ à Rome en 2000 pour les jeunes du monde entier :

    ALORS POUR TOUS LES JEUNES :

    “En réalité, c’est Jésus que vous cherchez quand vous rêvez de bonheur ; c’est lui qui vous attend quand rien de ce que vous trouvez ne vous satisfait ; c’est lui la beauté qui vous attire tellement ; c’est lui qui vous provoque par la soif de radicalité qui vous empêche de vous habituer aux compromis ; c’est lui qui vous pousse à faire tomber les masques qui faussent la vie ; c’est lui qui lit dans vos coeurs les décisions les plus profondes que d’autres voudraient étouffer.
    C’est Jésus qui ressuscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, la volonté de suivre un idéal, le refus de vous laisser envahir par la médiocrité, le courage de vous engager avec humilité et persévérance pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle.”
    Jean Paul II

    Un sourire de Sourire d’Avril

  3. Redigé par Averell Dalton:

    Merci à toi Bruno pour l’animation spirituelle de ce camp. Merci pour tes rires, tes chants et ta musique, ta joie de vivre, tes chasse-neiges et tes gamelles, ton contact avec les jeunes et les animateurs qui sont revenus enchantés…

    Merci au Seigneur de t’avoir mis sur ma route. Et à très bientôt pour la prochaine 5ème mi-temps. QDTB

    Averell (De retour au pénitencier de Londres)

    PS : De toute façon moi j’étais là pour dire que… T’as pas perdu ta bonne humeur meur meur meur… :)

  4. Redigé par annick:

    “La sollicitude pour l’enfant,
    dès sa naissance,
    dès le premier moment de sa conception,
    et ensuite au cours de son enfance et de son adolescence,
    est pour l’homme la manière primordiale
    et fondamentale de vérifier sa relation à l’homme.”

    Jean- Paul II

    Bonsoir à tous,

    La jeunesse, la plus belle promesse d’espoir !
    Accueillir le jeune comme on accueille le Christ avec ces trois mots d’ordre : croire et faire confiance, espérer, aimer. Il faut cette confiance pour que naisse un appel “dans le creux de l’oreille”! Dans l’évangile, Jésus conclut la rencontre avec les enfants par ces trois verbes : bénir, embrasser, imposer les mains. Bénir, c’est dire du bien, c’est la valorisation ; embrasser, c’est manifester de l’affection ; imposer les mains, c’est sécuriser. Le regard que nous portons sur quelqu’un peut lui permettre de découvrir l’être merveilleux caché en lui, surtout s’il s’agit d’un jeune. Saint –Exupéry a une très belle formule à ce sujet :”Chacun de nous abrite un Seigneur endormi qu’il importe de libérer de sa gangue “.

    “Amants de Dieu, parfois une porte s’ouvre et un être humain devient le chemin que la grâce emprunte pour se révéler.” Rumi
    Heureux êtes-vous, vous les aumôniers, de pouvoir aider un jeune à naître à lui-même, de voir en lui déjà là, le Royaume à l’état de graine !
    ( Heureux, au sens du mot hébreu “ashrey”: “en avant,”tu te réalises”, tu marches dans la bonne direction”)

    Pour l’attention rendue à nos jeunes en devenir, nous ne pouvons que vous dire merci père Bruno ! et vous confier à notre Dieu.

    Bonne soirée à tous
    QDVB!
    Annick
    .

  5. Redigé par annick:

    Bonsoir à tous,

    Le rossignol et la rose

    “Quand la lune se mit à briller dans le ciel, le rossignol s’envola vers le rosier et appuya sa gorge contre une épine. Toute la nuit il chanta, la gorge appuyée contre l’épine, et la froide lune de cristal se penchait dans le ciel pour écouter.
    Toute la nuit il chanta, et l’épine s’enfonçait de plus en plus profondément dans sa gorge tandis que son sang s’écoulait goutte à goutte.
    Il chanta d’abord l’éclosion de l’amour dans le cœur d’un garçon et d’une fille. Et sur la plus haute branche du rosier une rose merveilleuse commença à fleurir, ouvrant un à un ses pétales à mesure qu’une chanson succédait à une autre chanson.
    Et le rosier suppliait le rossignol de s’appuyer toujours de plus en plus fort contre l’épine :
    “Plus près, mets-toi plus près, petit rossignol”, implorait le rosier, “sinon le jour viendra avant que la rose ne soit achevée.”
    Alors le rossignol s’appuya encore plus fort contre l’épine, et l’épine toucha le cœur. Une douleur atroce le traversa de part en part. Amère, amère était la souffrance, tandis que le chant devenait de plus en plus passionné car il chantait maintenant l’amour qui est frère de la mort, l’amour que n’enferme pas la tombe.
    Et la fleur merveilleuse devenait écarlate, comme la rose du ciel levant. Mais la voix du rossignol se faisait de plus en plus faible ; et un voile recouvrit ses yeux.
    “Regarde ! Regarde !” cria le rosier. “La rose est parfaite maintenant”. Mais le rossignol ne répondit pas ; il gisait dans les herbes longues, une épine dans le cœur.”

    Oscar Wilde, 1888

    Une existence pour l’autre qui est le ressort même de la vie du Christ !
    Ce pour quoi tu acceptes de mourir, c’est cela seul tu peux vivre. Notre “moi” est essentiellement “otage” de l’autre, l’exemple même du “moi-otage” étant peut-être l’amour maternel…..

    QDVB !
    Annick

  6. Redigé par Marie:

    Juste un commeantaire plus personnel de la part de Marie et de ses parents : merci de l’avoir consollée, chouchoutée, soignée, aidée, divertie…après sa mauvaise chute!
    Elle était ravie de l’ambiance, déçue de n’avoir pu skier avec les autres mais les rassemblements tous ensemble lui ont fait oublier son genou!
    Elle a connu l’amitié, l’entraide, le désarroi parfois de certains.Merci de lui avoir montrer toutes ces qualités humaines et lui avoir donné envie d’ “oser” sa foi!
    Hélène, Gilles et Marie

  7. Redigé par Miss14:

    Bonjour à vous et bonne journée !!

    Je n’ai pas le temps de discuter plus longuement, bien que l’intention y était … !!

    amas

    ~Miss14 ~

    ~ °°°° ~
    Le sac de clous

    C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère. Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture.

    Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture. Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture…

    Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture…

    Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.

    Les jours passèrent et le jeune homme put finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture.

    Son père le prit par la main et l’amena à la clôture. Il lui dit :

    “Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. A chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours. Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique. Les amis sont des joyaux précieux. Ils nous font rire et nous encouragent à réussir. Ils nous prêtent une oreille attentive, nous louangent et sont toujours prêts à nous ouvrir leur coeur.”

  8. Redigé par annick:

    Loup-garou !

    Bien des enfants avouent avoir peur. Peur du noir, peur de la méchante sorcière, peur d’être abandonnés par leurs parents, peur de se perdre, peur d’être mangés par un ogre,……Rien d’autre, en réalité, que les peurs ancestrales dont nous parlent –avec la distance esthétique qui nous permet de les apprivoiser- les contes et les légendes du passé, mais aussi le cinéma et la bande dessinée.
    Il nus faut apprendre à accompagner nos enfants qui ont peur. En les rassurant, bien sûr, mais notre travail d’éducateur ne s’arrête pas là. Car grandir, c’est apprendre progressivement qu’on doit avoir peur de soi…Tout adulte un peu lucide sait qu’il porte en lui des forces archaïques qu’il ne maîtrise pas toujours : il est conscient qu’il peut basculer tout à coup dans de terribles colères irraisonnées, pratiquer l’humiliation et la violence…Et tout enfant a besoin d’images pour penser nos contradiction : nos ancêtres évoquaient le loup garou qui , après avoir été un ‘homme normal”dans la journée, se transformait en monstre la nuit. L’histoire du XX siècle a tragiquement illustré la pertinence de la métaphore….Nous n’avons plus d’excuses : nous savons que nous sommes tous des loups-garous et que nous devons, d’abord, avoir peur de nous-mêmes. C’est pour cela qu’il nous faut des lois, des cadres qui nous “contiennent” un peu….C’est pour cela, aussi, qu’il nous faut faire entendre à nos enfants qu’un homme “civilisé” est un homme qui se méfie d’abord de lui-même….tout autant qu’il invite les autres à se méfier d’eux-mêmes.
    Apprenons, donc, à nos enfants que méfiance est d’abord à usage personnel…et qu’elle n’exclut pas la confiance, ni à l’égard de soi ni à l’égard des autres.

    Voilà encore une fois où m’a amené un mot !!! J’espère ne pas trop vous ennuyer avec mon blabla.

    A l’abri des turbulences ! bonne nuit à tous.

    QDVB !

    Annick

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