Le Chap’
Le restaurant où œuvre mon ami Alexandre a été totalement relooké. Intérieur moderne et spacieux, lignes épurées, la salle toute neuve est vraiment très plaisante. Elle convient à merveille à la cuisine qui nous a été servie. Le nom du restaurant a lui aussi changé : ce n’est plus le Chapon fin, mais le Chap’ ! L’ambiance est aussi plus décontractée, et personnellement, je préfère.
Hier soir, Stéphanie, son frère Geoffrey et moi, nous nous sommes régalés. Ca faisait plus de deux ans que je n’avais pas goûté les mets d’Alex. Il a encore progressé. Sa technique et les mélanges de goûts toujours réussis m’ont subjugué. J’ai surtout été fasciné par la manière dont il emmène ses hôtes, de plats en plats, vers un finish éblouissant.
A la fin du repas, nous nous sommes retrouvés avec Alexandre. Il m’a demandé si je voulais bien qu’on prie ensemble pour confier à Dieu sa cuisine et le restaurant. J’étais heureux qu’on puisse prendre ce moment.
Dans une heure, je repars pour Paris très heureux d’avoir passé ces 3 jours de détente.
Mais avant, je vous transmets une recette… facile :
Crème catalane
Ingrédients / Quantité :
- Lait 500g
-Crème 500g
- Sucre 100g
- Poudre à flan 30g
- Œufs 2
- Orange, citron 1 zeste
- Cannelle, vanille, badiane
Procédé :
a. Mettre le lait, la crème, les zestes et les épices ensemble dans une casserole puis porter à ébullition
b. Placer le sucre, les œufs, la poudre à flan dans un récipient creux et remuer énergiquement à l’aide d’un fouet
c. Une fois le liquide porté à ébullition, retirer du feu et verset le contenu dans le récipient creux (b.). Bien remuer la masse à l’aide du fouet.
d. Une fois bien mélangée, placer la masse dans une casserole et remettre à cuire sur feu moyen pendant une à deux minutes, le temps d’épaissir la crème. Retirer ensuite du feu et mouler les moules souhaités aussitôt.
e. Laisser refroidir les moules à température ambiante. Penser à les recouvrir d’un film plastique si vous les stockez au frigo.
f. Pour caraméliser, utiliser de préférence du sucre roux ou sinon, du sucre semoule en l’éparpillant en pluie sur la surface, puis en le brûlant légèrement à l’aide d’un chalumeau ou d’un brûleur.
g. Déguster aussitôt.
* * *
Alexandre m’a passé pour vous une recette un peu plus compliquée. Je vous la transmets très bientôt.
Merci pour vos commentaires si intéressants, pour vos bonnes questions et les réponses très belles que vous vous apportez. Et bravo pour votre état d’esprit, il me fait chaud au coeur !
QDVB !!
Bruno
27/02/2008




27/02/2008 à 17:40
Père Bruno, et aussi ALEX…
10000 mercis pour la recette ! et le partage de cette tranche de vie !
Que du bon pain à lire !
QDVB tous
Sourire d’Avril
27/02/2008 à 20:19
Ton ami Alexandre ta mis aux fourneaux pour cette recette ??
…. c’est pour quand la dégustation de tes “essais” ??
Bon retour !
~ Miss14 ~
27/02/2008 à 23:34
Merci Bruno pour cette recette ! Je sens que je vais faire des heureux !
Le seul HIC : le chalumeau ou brûleur , avec moi ça risque de devenir dangereux ! (je vais transformer toute
la maison en immense barbecue !!)
Emmanuelle
28/02/2008 à 10:59
Bonjour à tous !
Bon puisqu’on parle de recette, voilà une recette qui peut intéresser tout le monde :
“”J’ai découvert que le degré le plus élevé de tranquillité intérieure était atteint par le développement de l’amour et de la compassion. Plus nous veillons au bonheur des autres, plus augmente notre sentiment de bien-être.” Dalaï-Lama 2007
Mais aussi :
“Soyez pleins de bonté comme votre Père est plein de bonté. Ne portez de jugement contre personne , et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres, et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres, et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres.” Luc 6
“La Bonté est plus profonde que le mal profond.” Paul Ricoeur (philosophe français 1913-2005)
“La bonté chrétienne a des ambitions si miraculeuses que dans des actes sensibles tangibles, concrets, elle est une preuve du Mystère. Par rapport à la sagesse humaine, elle est démesurée comme la croix.” Madeleine Delbrel
Enfin par Etty Hillesum jeune juive hollandaise morte en camp de concentration :
“On ne s’en rend pas soi-même encore très bien compte : on est devenu un être marqué par la souffrance, pour la vie. Et pourtant cette vie, dans sa profondeur insaisissable, est étonnamment bonne. J’y reviens toujours. Pour peu que nous fassions en sorte malgré tout, que Dieu soit chez nous en de bonnes mains.”
ILS SONT TOUS D’ACCORD !!!!!
Alors comme pour le riz de la pub”avec deux cubes…” ça change tout !
Alors regardons nos vies :
1) “La bonté entre-t-elle chez moi ? Me souvenir de gestes dont j’ai été bénéficiaire, anciens, récents. Des visages par lesquels elle m’arrive, ou par lesquels je l’espère. M’en réjouir.
2) Me remettre en mémoire au moins trois scènes d’Evangile qui me font penser : “Voilà la bonté à l’oeuvre” Les mettre en relation avec ma vie d’aujourd’hui.
3) Identifier quelques attitudes à ma portée pour laisser la bonté
m’ habiter. Dans quelle situation au quotidien ? Dans quelles relations ? Quand ? ”
Extrait de l’excellente revue de ce mois “PANORAMA”
Pour avancer sur notre route vers Pâques, j’ai eu envie de partager simplement cette recette universelle avec vous !
Un sourire de Sourire d’Avril
28/02/2008 à 12:33
…..Fameux résumés pour nous encourager à continuer notre “pélerinage Spirituel” vers la Pâques !!….
En fait, c’est ça aussi… : Le carême c’est comme ….. une recette de cuisine !!
ca peut se faire comme la cuisine, avec également des degrés de difficultés… : 1 Etoile = Facile ; 2 Etoiles = moyen ; 3 Etoiles = Plus compliquée .
Bien à vous & bonne Journée !
~Miss14 ~
28/02/2008 à 14:59
O Père Bruno…..merci pour ce blog porté par l’Esprit : un espace dans l’espace, un espace enchanté ! C’est un peu comme si le monde et ses trésors m’étaient accordés. J’ai envie de dire :”Dieu qui appelle à l’amour, donne-nous toujours cet enthousiasme qui engendre un monde plus beau.”
Cette recette de crème catalane, signe de don, j’aimerai qu’elle devienne porteuse de fruits, chargée d’amour. Je propose, que dans nos maisons, nous dégustions ce met en l’ouvrant aux vents de l’universel, de l’espérance et du partage. Je pense au peuple irakien et en particulier à nos frères chrétiens confrontés à une tragédie. Il y a quelques semaine, Frère Nagueb Mekhail, irakien, nous envoyait cet appel : ” Je crois à la prière et au soutien des chrétiens de France.”
.
Dans cette communion, allons vers la Pâque du partage, du pardon, et de la paix.
Merci à vous Stéphanie, à vous Père Bruno, à vous tous.
Que Dieu vous garde et vous bénisse !
Annick
28/02/2008 à 23:34
Bonsoir à tous,
j’ai trouvé que cet écrit n’était pas dénué de sens …. En y réfléchissant bien !!
…. Je sais,… il tombe comme ça, … comme un cheveux sur la soupe, Mais faut-il toujours avoir un pourquoi ou/ un comment ?!?!
bonne fin de soirée.
~Miss14 ~
~ — ~ — ~
” Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon
et m’offrait un morceau de vie,
je profiterais de ce temps du mieux que je pourrais.
Sans doute je ne dirais pas tout ce que je pense,
mais je penserais tout ce que je dirais.
Je donnerais du prix aux choses, non pour ce qu’elles valent,
mais pour ce qu’elles représentent.
Je dormirais peu, je rêverais plus, sachant qu’en fermant les yeux,
à chaque minute nous perdons 60 secondes de lumière.
Je marcherais quand les autres s’arrêteraient, je me réveillerais quand les autres dormiraient.
Si Dieu me faisait cadeau d’un morceau de vie, je m’habillerai simplement,
je me coucherais à plat ventre au soleil,
laissant à découvert pas seulement mon corps, mais aussi mon âme.
Aux hommes, je montrerais comment ils se trompent,
quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent,
sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux !
A l’enfant je donnerais des ailes mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.
Au vieillard je dirais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli.
J’ai appris tant de choses de vous les hommes…
J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne,
sans savoir que le vrai bonheur se trouve dans la manière d’y arriver.
J’ai appris que lorsqu’un nouveau né serre pour la première fois,
le doigt de son père,
avec son petit poing, il le tient pour toujours.
J’ai appris qu’un homme doit uniquement baisser le regard pour aider un de ses semblables à se relever.
J’ai appris tant de choses de vous, mais à la vérité cela ne me servira pas à grand chose,
si cela devait rester en moi, c’est que malheureusement je serais en train de mourir.
Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses.
Si je savais que c’est peut être aujourd’hui la dernière fois que je te vois dormir,
je t’embrasserais très fort et je prierais pour pouvoir être le gardien de ton âme.
Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois,
je te dirais ‘je t’aime’ sans stupidement penser que tu le sais déjà.
Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne souvent une autre possibilité pour faire les choses bien,
mais au cas où elle se tromperait et c’est si c’est tout ce qui nous reste,
je voudrais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais.
Le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux.
C’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes.
Pour cela, n’attends pas, ne perds pas de temps, fais le aujourd’hui,
car peut être demain ne viendra jamais
tu regretteras toujours de n’avoir pas pris le temps pour un sourire,
une embrassade, un baiser ,
parce que tu étais trop occupé pour accéder à un de leur dernier désir.
Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux,
aime les et traite les bien, prends le temps pour leur dire
‘je regrette’ ‘pardonne-moi’ ‘s’il te plait’ ‘merci’ et tous les mots d’amour que tu connais.
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes.
Demande la force et la sagesse pour les exprimer.
Dis à tes amis et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi.
Envoie cette lettre à tous ceux que tu aimes,
si tu ne le fais pas, demain sera comme aujourd’hui.
Et si tu ne le fais pas cela n’a pas d’importance. Le moment sera passé.
Je vous dis au revoir avec beaucoup de tendresse”.
GABRIEL GARCIA MARQUEZ
Prix NOBEL 1982 .
(l’auteur de récit était atteint d’un cancer lymphatique.)