L’appel de la basse-cour

Ca fait longtemps que je ne vous ai pas envoyé une histoire. Certains d’entre vous le font régulièrement, en particulier Miss14 : allez régulièrement lire ses commentaires pour les découvrir.

Celle d’aujourd’hui a pour but de nous stimuler pendant ce carême. N’y voyez pas de sens ontologique caché ni de jugement mal venu. J’espère que vous l’apprécierez !

daffy3.jpg

Une volée de canards sauvages se déplaçait en formation, gagnant le sud à l’occasion de l’hiver. Les canards sauvages formaient un superbe V dans le ciel. Ils étaient admirés par tous ceux qui les voyaient en levant le regard.

Un jour, Daffy, l’un des canards sauvages en formation, aperçut quelque chose au sol, qui l’intrigua. C’était une basse-cour avec toute une quantité de canards apprivoisés qui vivaient dans une ferme. Ils marchaient en se dandinant, émettaient leur coin-coin joyeusement et se nourrissaient du grain qui leur était distribué sur le sol chaque jour. Daffy fut séduit par ce qu’il voyait. « Ce serait agréable d’avoir ainsi des grains à sa disposition chaque jour, au lieu de se fatiguer comme nous le faisons. Et si j’allais me dandiner avec eux pendant un moment ».

Après avoir réfléchi, le canard sauvage finit par quitter la formation en V de ses congénères, fit un grand tour vers la gauche, et se dirigea vers la basse-cour. Comme les canards domestiques, il se dandina, couina, et mangea les grains sur le sol. Les canards sauvages continuaient leur course vers le sud ; mais Daffy ne s’en souciait pas, trop content d’avoir ainsi de la nourriture facile. « Je les rejoindrai quand ils repasseront en sens inverse pour aller vers le nord », se dit-il.

Plusieurs mois plus tard, c’est ce qui arriva. Les canards sauvages en formation, en V, passaient au-dessus de la basse-cour pour regagner le nord. Ils étaient toujours aussi beaux à voir. Daffy les vit ; il était d’ailleurs fatigué de la vie en basse-cour. « C’est le moment de partir », se dit-il.

Daffy secoua ses ailes de toutes ses forces pour rejoindre les canards sauvages. Mais il avait pris du poids à force de manger des grains sur le sol ; et il n’avait pas exercé ses ailes depuis des lustres. Ayant avec peine rejoint le groupe en formation, il n’arriva pas à les suivre. Le rythme était trop soutenu. Il abandonna et regagna la basse-cour, en se disant : « Je réessayerai dans quelques mois lorsqu’ils redescendront à nouveau vers le sud ».

Mais quelques mois plus tard, il fut encore moins capable de rejoindre ses congénères lorsqu’ils passèrent au-dessus de la basse-cour. Il n’avait simplement plus la force.

Tous les six mois, il vit alors passer au-dessus de sa tête ses anciens amis, sans se soucier vraiment de les rejoindre. Il ne les remarquait qu’à peine. Après tout, il était devenu un canard domestique.

*  *  *

Nous sommes parfois fatigués d’être des canards sauvages et il n’est pas toujours facile de nous discipliner pour voler dans les hauteurs. De la même manière, c’est quelque fois fatiguant et ce n’est pas toujours très simple de désirer suivre le Christ. Satan nous tente, et nous attire avec les « avantages » supposés de la basse-cour.

Regardez ce qui est arrivé à Daffy. Il croyait n’expérimenter la basse-cour que pendant un laps de temps limité. Mais il a été piégé de manière durable. Le péché est ainsi. C’est un piège, dont il n’est pas toujours facile de s’échapper…

Mais nous pouvons compter sur le Christ, sur sa victoire et sur son pardon !

daffy1.jpg

Passez une très bonne deuxième semaine de carême…

QDVB !!

Bruno

17/02/2008

22 Réponses pour “L’appel de la basse-cour”

  1. Redigé par Miss14:

    Merci de ce clin d’oeil, Bruno !
    Comme je suis encore très ma réveillée, j’ai lu cette nouvelle rugrique un peu en parallèle (Sorry ! ) et aujourd’hui je n’ai pas vraiment le temps de « jaser » avec vous, Il faut que je sois « opérationnelle  » pour 8h45, RDV en deuxième session au niveau secours-catholique, et pour la journée entière : Nous allons continuer « à » approfondir : l’écoute et la relation d’aide , vis-à-vis de notre prochain.
    Vaste programme croyez moi, pas aussi simple que cela paraît,…… et nous faisons des jeux de rôles qui ne sont pas … DU TOUT , évident…… ; Mais je parle, je parle …… et je vais encore me mettre en retard .
    Donc, je vous laisse avec ce petit texte , qui rejoint, sous certains aspects, les dire de l’histoire de Bruno !

    Très bonne journée à vous !!

    ~ Miss14~

    Pour méditer

    C’est Dieu qui fait de nous son Peuple. C’est le Christ qui constitue l’Église. C’est le Christ qui fait de nous des saints, par l’Esprit.
    L’Église n’est pas un club. L’Église n’est pas un parti. L’Église n’est pas un lobby. L’Église est le corps du Christ. L’Église est l’épouse du Seigneur. L’Église est constituée de pierres vivantes, selon le mot de saint Pierre. Ces pierres, c’est nous. Et le ciment qui fait tenir cette maison depuis 2000 ans comme un vénérable monument, c’est l’Esprit de Dieu. Et la pierre angulaire sur laquelle est fondée la maison, c’est le Christ.
    Pas d’Église qui tienne sans le Christ établi en son coeur. Pas de sainteté sans le don du Christ, puisque c’est lui qui est le saint par excellence. C’est dans le Christ que l’Église est une communion de saints.

    Pour nous faire comprendre cette étonnante réalité, pour nous faire comprendre que nous ne faisons qu’un avec le Christ (Ga 3, 28), saint Jean emprunte l’image de la vigne. C’est la reprise d’une ancienne métaphore biblique. Le fiancé du Cantique des cantiques gémit avec volupté quand il dit : « Ma vigne, je l’ai sous les yeux et j’aime m’y promener ». Le fiancé, c’est le Christ, et la vigne, c’est l’Église, c’est nous, les petits sarments de sainteté qui donneront du fruit de joie et d’ivresse.

    Saint Paul emploie quant à lui une image qui aura une fameuse postérité : le Corps du Christ. Chaque membre a son utilité singulière. Mais tous sont en relation, en interaction. Tous ses membres qui, ensemble, permettent au corps d’inventer, fabriquer, peindre, sculpter, sauter les crevasses, hisser les aubiers, chanter, admirer, construire et aimer, tous ces membres sont liés à la tête qui est le Christ. Sans la tête, l’Église ressemblerait, malgré ses papes, ses cardinaux, ses évêques, ses curés, ses dames catéchistes, à un canard décapité qui court autour de la fermière avant de s’effondrer dans des soubresauts pathétiques et grotesques. Si l’Église perd la tête, les membres sont désarticulés et la sainteté est ruinée.
    La sainteté sans le Christ, ce n’est plus de la sainteté, c’est de l’héroïsme. Et la différence entre la sainteté et l’héroïsme, c’est l’amour.

  2. Redigé par Georges Henri:

    A Miss 14

    « Sans la tête, l’Église ressemblerait, malgré ses papes, ses cardinaux, ses évêques, ses curés, ses dames catéchistes, à un canard décapité qui court autour de la fermière avant de s’effondrer dans des soubresauts pathétiques et grotesques. Si l’Église perd la tête, les membres sont désarticulés et la sainteté est ruinée. »

    Salut Miss 14

    Bonjour,

    que c’est réconfortant ces paroles (texte cité plus haut). Si l’Eglise (ou le chrétien) ignore sa Source….le message tombe dans le vide et ses mandataires seraient des « cymbales retentissantes » comme l’ affirmait si bien St-Paul.

    Content de vos relire rt de recommencer à re-participer au dialogue avec vous.

    Georges Henri du Canada (Québec)

  3. Redigé par Sourire d'Avril:

    A Miss 14

    C’est elle qui chaque matin,
    prend la souris dans sa main
    pour nous conter une histoire
    remplie d’amour et d’espoir.

    Un petit texte « de rien »,
    Un petit geste, un lien,
    qui nous permet de sourire,
    de réfléchir ou de rire !

    Si nous devions te décrire,
    c’est comme un éclat de rire,
    plein de soleil dans les yeux
    un beau visage « ra-Dieu » !

    Voilà ce que tu es pour le blog
    Très précieuse pour notre dialogue !!!!

    Bon, je n’ai pas le talent d’Annick pour les mots et la poésie, mais voilà
    un petit rien pour toi ( qui vient du coeur )
    Bonne soirée à toi et à tous
    Sourire d’Avril

  4. Redigé par Miss14:

    Ma chère Souurire d’Avril !

    Comment te dire l’émotion qui m’a rempli ce soir, quand après toute une journèe de : grandes analyses et de réfléxions, et plusieurs heures d’attention intenses et sans relâches ….

    …. Et là, grâce à toi,j’ai reçu un « ballon d’oxygéne » non pas dans la figure mais droit au coeur,…. ça fait du bien !!

    Merci de ta grande gentilesse et  » don’t worry !!!  » , tu arrives très bien à faire passer tes messages, ils sont très parlant et font bien passer tes sentiments, alors…..  » be Happy ! »

    Bien à toi ! ;-) ) ……

    Amicalement.

    ~Miss14 ~

  5. Redigé par Miss14:

    Je dédie ce texte à toutes les personnes qui ont la joie de connaître ce MERVEILLEUX sentiment.

    Ce sentiment qui est à GRAVER dans la pierre suivi d’un prénom, où l’on espére que… RIEN … ne viendra le briser, qu’au contraire cela devienne …. Un ROC !!
    – Et n’ayons pas peur des imtempéries, l’AMITIE c’est ….. Plus fort que tout !! ;-) )

    Moi, je le dédie à mes ami(e)s, ceux qui sont entrés dans mon coeur !

    L’AMITIÉ
    Comme un arbre, l’amitié grandit au fil des ans. Ses racines prennent de la vigueur et lui permettent de devenir grande et forte. C’est de cette façon que la nôtre s’est développée, et malgré nos hauts et nos bas, nous avons vu grandir ce partage de notre quotidien. Aujourd’hui, pour s’apercevoir que l’autre a besoin d’un peu d’attention ou simplement de notre présence, nul n’est besoin de se parler.
    Je remercie la vie de t’avoir mis sur ma route; vraiment, ce fut l’un des plus beaux cadeaux qu’elle m’a fait.
    Tout comme moi, tu es un arbre qui a essuyé bien des tempêtes et des ouragans.
    Contre vents et marées, nous avons toujours su garder le moral, apprécier le retour du soleil et régénérer nos forces dans les moments d’accalmie.
    Le plus merveilleux pour moi est de voir que nous sommes encore côte à côte.
    Comme deux vieux arbres, nous sommes toujours empreints de la même vigueur et du même besoin de survie qui nous ont permis de rester debout jusqu’à ce jour.
    La vie nous réserve sûrement encore bien des surprises, mais rien ne pourra détruire ce merveilleux bien qui nous unit. Continuons à prendre soin des racines de notre AMITIÉ, de façon à ce que nous puissions encore longtemps partager notre quotidien et apprécier chaque jour que nous vivons.
    (Andrée Lapierre)

  6. Redigé par annick:

    « Satan nous tente » écrit le père Bruno……Que de temps ai-je mis pour tenter! de faire la différence ente l’épreuve et la tentation.
    Dieu met à l’épreuve, Satan tente….Il me semble qu’il faut envisager la tentation comme une épreuve, non comme quelque chose de mauvais. Etre soumis à une épreuve fait progresser le sportif ou l’étudiant. De même, il peut arriver que ce soit l’Esprit qui nous conduise à la tentation, car l’épreuve peut nous grandir. « Fais que nous ne cédions pas à la tentation »
    Dans le récit de Matthieu sur les tentations de Jésus au désert, on voit comment le Christ a revécu les épreuves d’Israël durant l’Exode et les a surmontées. Et dans celui de Luc, on peut lire déjà le combat intérieur que Jésus aura à mener à Jérusalem et pendant sa passion, pour rester fidèle à sa maison : « Que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! » Le Christ est donc à la fois éprouvé par son Père et tenté par le diable.
    Mais, parce qu’il ne succombe pas à ces tentations, qu’il s’adresse en confiance à son Père, Le combat de Jésus Christ lui-même éclaire celui qui l’écoute : laisser son Esprit prendre corps en nous, devenir fils en lui. Expérience d’un amour qui dépasse l’imaginable et rend toute sa pertinence à l’ascèse, ce travail fait mourir en nous ce qui ne lui appartient pas, nous enracinant pour le service de celui que nous voulons suivre et aimer. Au cœur même des refus et des ruptures les plus mortelles, une joie peut-être et reçue qui retisse dans une fraternité nouvelle avec toute la création.
    Mais le combat peut aussi présenter un visage moins attrayant, dans la mesure où les défaites alternent avec les victoires, et l’assurance en ses capacités avec la tristesse, voire une profonde et durable désolation…..Ces « misères », font corps avec notre nature, et bien souvent, elle sont aggravées par nos histoires, et nous avons bien du mal à reconnaître en nous, sans culpabilité, ces ambivalences qui altèrent notre authenticité. Aujourd’hui, j’essaie de ne plus m’offusquer qu’un tel mélange fasse partie intégrante de mon « trousseau de voyage ». Se faire abandon total à la miséricorde divine !
    Le combat est souvent porteur d’une vive souffrance, celle de se voir loin du Christ, si loin du disciple que l’on voudrait être, et peut-être sur un mauvais chemin. Jésus nous ouvre la voie de notre liberté. Il n’en demeure pas moins que dominer nos tentations, nos instincts, c’est un long chemin !
    Jésus a été affronté à la faim, à l’orgueil, au désir de pouvoir et d’immédiateté. C’est justement au cœur même de la tentation qu’il a pu expérimenter que le désert est parfois le seul environnement possible, que la faim et la solitude sont parfois des épreuves purificatrices. C’est l’expérience qu’a faite le Fils de Dieu au plus profond de son humanité. Mais s’il est tenté, c’est pour que, nous aussi, nous puissions vaincre par sa victoire.
    Le carême nous invite à déchiffrer ce qui habite notre cœur pour mieux suivre le Christ.

    Je vous ennuie peut-être avec mes longs discours. En répondant à l’Evangile , nous commençons notre propre transformation. C’est un « resplendissement de vie » qui m’est offert, alors comment me taire !!

    Annick

  7. Redigé par annick:

    Comme Daffy, nous sommes séduits par les satisfactions immédiates que promet la société marchande et fascinée par l’abolition de l’espace et du temps que font miroiter les médias. Notre génération a du mal à consentir au réel, à la persévérance et aux renoncements qu’il exige ; bref, à son épreuve. Et pourtant, c’est bien là que l’Esprit Saint nous donne rendez-vous.
    Le réel, c’est ce qui résiste. Ce qui, du dedans, résiste à l’usure et nous permet de tenir debout : le roc sur lequel on construit. Mais, c’est aussi ce qui, du dehors, résiste à nos projets : la dure réalité des faits. L’un ne va pas sans l’autre, tant il est vrai que c’est en se confrontant à la dure réalité et en acceptant nos limites que nous progressons. Avoir le courage de changer ce qui peut être changé, la patience d’accepter ce qui ne peut-être changé, la patience d’accepter ce qui ne peut être changé, et voir la différence, telle est la sagesse.
    Sagesse acquise à force de patience, d’accueil de la vie, avec ce qu’elle apporte d’accomplissements et de déception. La maturation ne se réalise qu’à travers joies et frustrations. Freud allait jusqu’à dire que la seule mesure éducative, c’est la privation. Celle-ci nous apprend à différer les satisfactions immédiates et permet au désir de se dilater, de s’ouvrir à une promesse plus grande. Mais le climat de facilité ambiant ne favorise guère cette éducation du désir. Il porte plutôt à contourner l’obstacle. Q’une crise survienne, et l’on change ses décisions, on se sépare plutôt que de s’entendre, quitte à sombrer dans l’instabilité, faute d’affronter la difficulté.
    A l’heure où la société hésite sur ces repères et ses valeurs, les fondements sont ébranlés. Rude et bénéfique épreuve, qui décape, mais qui révèle aussi la vérité des choses :  » Si tu n’as pas commencé de souffrir, tu n’as pas commencé d’aimer. » disait saint Augustin. Leçon qu’Ignace avait apprise, pour dire le sens de la désolation dans la vie spirituelle : elle nous montre jusqu’où nous sommes capable d’aller dans le service de Dieu sans un tel « salaire de consolations » et de grâces sensibles.
    « C’est dans l’épreuve que l’on verra quel est l’esclave et quel est le fils. »
    Prends ta part de souffrance pour l’annonce de l’Evangile, le carême nous y invite.

    Nous pourrions donner une suite à l’histoire de Daffy : Daffy, travaillé par l’Esprit-Saint !

    QDVB !

    Annick

  8. Redigé par laute:

    Quelques questions :

    « Le Christ est donc à la fois éprouvé par son Père et tenté par le diable. »
    Est-ce Dieu qui nous éprouve ?
    N’est-on pas éprouvé par nous même ? Nos manques de confiance, nos désirs de maîtriser, notre liberté dans nos choix de vie ?
    N’est-ce pas dans ces épreuves (en étant éprouvé) que l’on peut éprouver (faire l’expérience) de l’Amour de Dieu ?
    Christ le chemin.

    « C’est justement au cœur même de la tentation qu’il a pu expérimenter que le désert est parfois le seul environnement possible, que la faim et la solitude sont parfois des épreuves purificatrices »
    Avoir faim, être seul….être en manque, prendre conscience de ce qui nous manque, et donc par là même, de ce dont on a besoin, de ce qui est important à notre Vie.

    « Le désert seul environnement possible ? »
    Cela m’interroge, me questionne par la résonance que cela produit en moi…

    Annick, je ne saisi pas forcément ta pensée, ce que tu veux dire, mais de par ce que cela produit en moi, cela m’aide. Il en va de même pour les écrits des autres. Merci à vous tous.

  9. Redigé par HannaH:

    Bonjour à tous,

    Je suis de l’Ile Maurice (petit point vert dans l’océan Indien).

    En faisant des recherches sur les cours d’Alpha, je suis tombée sur le blog du Père Bruno que je lis avec beaucoup de plaisir lorsque j’ai un petit moment.

    J’adore l’idée du Blog.

    Je voudrais remercier tous ceux qui laissent des commentaires très enrichissants qui complètent particulièrement bien les propos de Bruno.

    Je remercie particulièrement Annick pour ses commentaires sur Satan que nous avons étudié justement hier en cinquième session d’enseignement des cours d’Alpha. Epreuve et Tentation….Bon sujet de philo et surtout excellent pour un partage futur avec mon groupe. Merci

    J’espère pouvoir passer vous lire chaque jour pour progresser dans ma quête de la spiritualité.

    En attendant,

    QDVB !

    HannaH

  10. Redigé par annick:

    Emerveillement pour l’amie

    « Je prendrai
    Dans les yeux d’un ami
    Ce qu’il y a de plus chaud
    De plus beau
    Et de plus tendre aussi
    Qu’on ne voit que deux
    ou trois fois
    Durant toute une vie
    Et qui fait que cet ami
    Est mon ami.  »

    Un clin d’œil pour Miss 14 , Sourire d’Avril et à vous tous ! Vous me donnez envie d’être jardinière, dans ce grand jardin où il y a tant de fleur à aimer !

    Merci à tous,

    Annick

  11. Redigé par Miss14:

    Sur ! Que tu es une jardinière Annick, tu détiens en ton arrosoir une quantité d’eau issue d’un puits qui ne sera jamais aride !
    Nous en buvons ton eau, claire, nous l’a buvons à grande gorgée et nous en sommes, nous, si petites fleurs, agréablement : désaltérées.

    Bruno, lui est le soleil qui, chaque matin, vient assécher la rosée,… Fleurs ou jeunes pousses d’herbes, et nous aide par sa chaleur de ses rayons, à nous épanouir !

    – Normal, c’est lui, le responsable de cette lumière !
    ( AH ! pas évident à analyser ?! )

    Bien à toi et Bruno…Par la même occasion !!

    Bonne soirèe.

    ~Miss14 ~

  12. Redigé par Miss14:

    MON ARC EN CIEL .

    Je n’ai pas été
    Qu’une enfant gâtée
    J’ai très vite appris
    A ne plus croire au père Noël .

    Mais quand je pleurais
    Ma mère me disait
    C’est après la pluie
    Qu’on voit toujours les arcs-en-ciel .

    Dans ma vie j’ai eu des hauts
    Et des bas
    Mais j’ai pas oublié ça
    Aujourd’hui plus rien ne va
    Mais demain tout ira très bien .

    Mon arc-en-ciel
    Je l’aurai mon arc-en-ciel
    Après les jours trop noirs
    Y a toujours
    Un jour, un merveilleux jour
    Ou l’on a rendez-vous
    Avec l’amour .

    Mon arc-en-ciel
    Je l’aurai mon arc-en-ciel
    Après les années noires
    Y a toujours
    Un soir, un merveilleux soir
    Où l’on a rendez vous
    Avec la gloire .

    Il y a des soirs
    Ou l’on ne sait plus
    Si l’on a envie de faire l’amour
    Ou de mourir .

    Les néons des bars
    Brillent dans la rue
    Et tout près du lit
    Des somnifères pour s’endormir .

    Dans la vie on prend parfois des coups bas
    Mais faut pas mourir pour ça
    Aujourd’hui plus rien ne va
    Mais demain tout ira très bien .

    Mon arc-en-ciel
    Je l’aurai mon arc-en-ciel
    Après les jours trop noirs
    Y a toujours
    Un jour, un merveilleux jour
    Ou l’on a rendez-vous
    Avec l’amour .

    Mon arc-en-ciel
    Je l’aurai mon arc-en-ciel
    Après les années noires
    Y a toujours
    Un soir, un merveilleux soir
    Ou l’on a rendez vous
    Avec la gloire .

    ~ ——————– ~

    Ces jours existent aussi … Mais nous savons bien que si l’arc-en ciel apparaît c’est grâce au soleil, donc, nous avons toujours cet ESPOIRet cela nous rassure quelque part non ?

    Plus rationnellement :
    -Quand on tombe très bas, on ne peut que remonter et le seul point qu’on espére est le SOMMET, il y a certaines étapes à franchir mais avec une bonne dose de volonté et t’entêtement on y arrive,…. ;-) )

    ……
    A vous tous !!

    bonne journèe.

    ~Miss14 ~

  13. Redigé par Emmanuelle:

    Bonjour à tous,
    Bonjour Bruno, toi le rayon de soleil de ce blog !
    Très belle ton histoire, et si réaliste.. qu’elle me fait peur en même temps…
    Je ne viens pas souvent sur le blog, ou ne m’attarde pas avec l’épidémie de mes « supers héros » : et oui après la Gastro, la Scarlatine a encore frappée.
    Mais je regrette de pouvoir y participer plus souvent, parce qu’il est très intéressant de participer à tout ces échanges !

    Miss 14…C’est trés trés beau ce que tu dis… je devinne ton extrême sensibilité..

    Annick, très belle image, tu as tout à fait raison, cultiver les fleures du bien, pour mieux les partager, c’est ce qu’il y de plus beau…

    Bienvenu et bonjour à Hannah, avec qui il me semble je dois avoir quelques points en communs : la quête de la spiritualité, et justement je me posais des questions sur Satan, sans comment aborder le sujet … La tentation d’avoir tout, tout de suite..

    Oui c’est bien que tu abordes ce sujet, moi je me pose des questions sur celui qu’on appelle « Satan ».. je me demande comment « il existe », mais je ne sais pas comment aborder ce sujet… En fait comment peut on se le représenter ? Je sais qu’il y a le mal (puisqu’il y a le bien) mais comment ?
    J’avais été au pèlerinage du Prêtre Missionnaire, Jacques Désiré Laval (première béatification de Jean-Paul II – 1979- qui plaça son pontificat sous la protection de cet humble missionnaire. Il avait invité les chrétiens du monde entier à le prendre pour modèle : « Que l’exemple du Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux ! «
    C’était la première fois que j’allais à Maurice, j’ai été impressionnée de voir toute la population traverser l’Ile pour faire ce pèlerinage ! Puis j’y retourne régulièrement car mon mari est d’origine Mauricienne.

    Le monde est petit ! et le blog de Bruno International !!

    Bonne après midi à tous,
    Emmanuelle

  14. Redigé par Sourire d'Avril:

    Miss 14
    Annick en jardinière, Père Bruno en rayon de soleil….
    Je suis de l’avis d’Emmanuelle c’est magnifique….Le prochain thème pour votre diner paroissial ? En lien avec le jardin d’Eden….ou la nature à travers les Ecritures !
    Un sourire de Sourire d’Avril

  15. Redigé par annick:

    Bonjour à tous,

    Une suite aux billets de Laute, Emmanuelle, Miss 14 , Hannah….pour aider ?, poursuivre la réflexion !!
    .
    —Jésus n’a pas cessé de mettre ses disciples à l’épreuve. Eux, des Juifs, leur faire demander l’hospitalité à des Samaritains, ces « hérétiques », ces ‘gens impurs ». C’était sacrément les bousculer dans leurs habitudes, leurs préjugés, leur culture et leur éducation !
    Jésus lui-même, n’a-t-il pas hésité à prêcher le Règne de Dieu dans les villages de Samarie, n’a-t-il pas marqué un temps d’arrêt et de stupéfaction le jour où la Cananéenne, une païenne, est venue le solliciter afin que sa fille soit guérie….
    Je pense que ce sont dans les épreuves, là seulement peuvent s’accomplir les grands déplacements de l’existence ( Pédagogue, notre Père nous éduque, en nous permettant de constater quel est notre besoin, notre désir de Lui.). Ces retournements qui nous bousculent ; là nous pouvons déchiffrer dans les événements la conduite de Dieu, son projet à lui, non le nôtre, au prix d’une désappropriation. Alors le consentement au réel se fait disponibilité à l’Esprit qui nous rend souples et accordés à l’événement, quel qu’il soit, quand il vient. L’événement devient offrande.
    A ma mesure, fille d’Abraham, je crois que Dieu m’éprouve parfois, sans pourtant me tenter. Je pense aussi que l’épreuve du temps nous fait entrer dans la patience de Dieu, je crois que Dieu agit en nous et par nous sans que nous en mesurions bien comment et pourquoi.
    Je sais, aussi, que Dieu nous rejoint en nous touchant, par une effraction douce et violente, qui nous éveille à notre propre réel, et il nous reconduit ainsi, toujours, à la relation qui n’existe que par le désir de ceux qui se rencontrent.

    — »J’ai vu Satan tomber du ciel! » s’est écrié Jésus (Luc 10,17-24) installant la personnification du mal non pas dans les enfers mais dans le Ciel, le monde de Dieu lui-même !
    J’en déduis que le combat de l’Amour contre la haine, de la communion contre la division, celui de la vérité contre le mensonge, de la lumière contre les ténèbres n’est pas qu’affaire d’hommes : C’est aussi et peut-être d’abord le combat de Dieu. Tout ce qui se vit sur Terre trouve sa résonance dans le Ciel.
    Quand les forces du mal – qu’on les appelle Satan, Lucifer, Béelzéboul, Léviatan, la Bête, que sais-je encore ?- s’en prennent aux hommes, le Ciel est secoué. Or c’est du Ciel que vient notre salut.
    Satan est mort, car il n’a pas eu prise sur Jésus qui a vaincu la mort, qui est l’horizon du démon. Et je peux croire que Satan ne mettra plus la main sur moi malgré toutes ses tentatives. Je sais aujourd’hui, que le Christ a posé le premier sa main sur moi. Quand je m’éloigne de Lui, alors les forces du mal m’ouvrent les bras……mais au moindre appel de ma part, le Seigneur se précipite pour me rattraper, me ressaisir !
    « Marana tha ! » Viens, Seigneur Jésus !

    —Miss 14, je pense qu’aujourd’hui tu n’es plus dans l’ignorance !!! Merci pour ton amusante petite histoire de minuit !

    QDVB !

    Annick

  16. Redigé par Miss14:

    Bonjours à tous !
    Ce texte change radicalement de mes autres textes, n’y voyez ici aucun jugement(s), mais ce genre de réfléxion a fait l’objet, (entre autres !) d’une petite étude que nous avons faîte lors de ma formation, organisée par le Secours-Catholique,du début de la semaine.

    ~ —————- ~ ——————- ~
    Le test des trois passoires :

    Socrate avait, dans la Grèce antique,
    une haute réputation de sagesse.
    Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit:
    “Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami?
    -Un instant, répondit Socrate.
    Avant que tu me racontes,
    j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
    -Les trois passoires?
    -Mais oui, reprit Socrate.
    Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres,
    il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.
    C’est ce que j’appelle de prendre le temps de filtrer
    ce que l’on aimerait dire
    C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.
    La première passoire est celle de la vérité.
    As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
    -Non, j’en ai seulement entendu parler…
    -Très bien, tu ne sais donc pas si c’est la vérité.
    Essayons de filtrer autrement en utilisant
    une deuxième passoire, celle de la bonté.
    Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami,
    est-ce quelque chose de bien?
    -Ah non! Au contraire.
    -Donc, continua Socrate,
    tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui
    et tu n’es pas certain si elles sont vraies.
    Tu peux peut-être encore passer le test
    car il reste une passoire, celle de l’utilité.
    Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait?
    -Non. Pas vraiment
    -Alors, conclut Socrate,
    si ce que tu as à me raconter,
    n’est ni vrai,
    ni utile,
    pourquoi vouloir me le dire?

    ~ ————— ~ ———— ~
    …. le plus essentiel à retenir c’est de savoir ” FILTRER ” les informations qui vous sont rapportées, et de ne pas prendre “Tout, comptant ” … !!!!
    Je pense que cela m’a beaucoup appris sur la façon de “communiquer”, puisque, comme tout à chacun, on dit parfois des choses un peu trop vite , sans même savoir comment elles seront “interprétées”.
    Donc, ….. PRUDENCE !!
    Et je tiens à faire ici et maintenant, mon Mea- culpa aux personnes à qui j’aurais pu porter préjudice, d’une façon évidement, inconsciente, mais cela n’empêche !!!!
    Bonne après- midi !
    AMAS.
    ~Miss14 ~

  17. Redigé par Jean-Paul:

    Bonjour à toutes (ce blog a des contributions majoritairement féminines), et à tous (Père Bruno, vous n’êtes pas seul, du Canada ou de France, il y a quelques participants occasionnels pour essayer de rétablir un équilibre !).

    En tous cas bravo pour vos contributions toujours aussi intéressantes, et qui permet de méditer chacun à son rythme.

    Concernant l’histoire de l’ « appel de la basse cour » ci-dessus, cela me renvoie directement au livre des Nombres dans le chapitre des étapes au désert. Avant même qu’il ne soit question des cailles (volatiles pas si éloignés des canards…) on voit le peuple Hébreux regretter finalement l’esclavage d’Egypte en s’en prenant à Moïse ainsi :
    « Qui nous donnera de la viande à manger ? Ah ! quel souvenir ! le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les melons, les laitues, les oignons et l’ail ! Maintenant nous dépérissons, privés de tout ; nos yeux ne voient plus que la manne ! »

    Je promets que je n’invente rien, c’est la traduction de la Bible de Jérusalem…

    Comme quoi, la tentation de la nourriture facile peut aller jusqu’à préférer l’esclavage à la liberté ! Et faire négliger la manne, peut-être moins variée dans sa saveur, mais nourriture qui sauve, et qui vient de Dieu. Et que le découragement pour transformer la perception des choses et des souvenirs…

    Oui en ce Carême, cette histoire de la basse cour nous ramène bien à l’essentiel !

    Bonne et joyeuse semaine

    Jean-Paul

  18. Redigé par Sourire d'Avril:

    Bravo Jean Paul pour ton commentaire !
    Un sourire de Sourire d’Avril

  19. Redigé par riccordo:

    Pensez vous qu’un athée puisse être heureux ? ou qu’il est indispensable qu’il croit pour l’être ?

  20. Redigé par Sourire d'Avril:

    Bonjour Riccordo,
    Cette question me fait presque penser à un beau sujet de philo !
    C’est week end et aujourd’hui je vais partir avec ma famille jusqu’à tard ce soir ! Et je veux prendre mon temps pour te répondre !
    Mais je l’emporte dans ma tête pour y réfléchir encore….J’ai déjà médité un peu ma réponse…. Alors à demain où lundi (mais j’espère demain)
    Entre temps peut être auras-tu qq réponses !
    Bon week end
    Un sourire de Sourire d’Avril

  21. Redigé par annick:

    Riccardo, vous posez la question aux questionneurs que nous ne cessons d’être les uns et les autres. La seule question est : notre monde est-il pensable sans Dieu, sans fondement sacré et ontologique ? Personnellement, je réponds « non ».
    Qu’est-ce qu’une vie bonne, heureuse ? quel sens a l’existence ? qu’est-ce que l’homme ?
    Certains athées trouvent un sens dans l’engagement pour les autres, dans le combat social, humanitaire. Ils prouvent, à leur manière, qu’on peut vivre sans foi. Bien sûr, l’homme peut trouver dans un combat social ou humanitaire des raisons de vivre. Mais ces engagements ne suffiront pas à répondre à la question de la transcendance du fondement dernier de toute existence humaine. Le sens de l’existence, ce n’est pas d’abord une question d’éthique et d’engagement.
    Je n’arrive pas, à la façon, de Camus, à me convaincre que le monde soit irrémédiablement absurde. Je vis avec cette question : à quoi sert cette existence qui nous file entre les doigts ? Je n’arrive pas à me contenter de l’horizon matérialiste. Ma conviction est que, sans dimension spirituelle, la vie ne vaut sans doute pas la peine d’être vécue.
    Comme tout le monde, je rencontre des athées. J’ai des amis totalement étrangers à tout questionnement spirituel et métaphysique. La question de l’existence de Dieu ou de son inexistence ne les tourmente pas. Je respecte infiniment leur démarche qui reste pour moi totalement mystérieuse. Je n’arrive pas à me dire qu’ils sont totalement incroyants, et persuadés qu’il n’y a rien. Comment ne pas se confronter au grand mystère de l’existence humaine ? Si nous naissons par hasard et mourrons sans espoir…. la vie serait-elle absurde ? Comment vivre heureux, si je suis incapable de dire quel sens je donne à ma vie parce que justement, je crois qu’elle n’en a pas. La vie serait-elle qu’une lutte, et d’abord une lutte contre soi-même.
    Rester dans ce merveilleux de l’athéisme ou de l’agnosticisme, où l’on ne demande rien, où l’on trouve que la vie humaine est suffisamment belle comme ça …cette absence d’angoisse métaphysique et d’interrogation spirituelle est une forme d’infirmité pour moi. Il manque à cet homme une part de lui-même, cette part de Connaissance qui donne le chemin de la connaissance de la Vie, donc l’Homme. Cette part de Connaissance qui donne à l’homme de tenir « debout », pleinement, totalement « debout » et heureux en toutes circonstances.
    J’ai la conviction que tout le monde à la foi. Les athées les plus convaincus l’ont un peu, les croyants les plus fervents ne l’ont pas totalement.
    Ne pas croire apparaît tellement plus rationnel. Mais tellement vide
    .
    Le refus de toute transcendance mène inexorablement à la résignation du mal. Je ne vois pas comment sortir de ce dilemme : soit Dieu existe et l’homme peut espérer, soit il n’existe pas et notre existence est totalement absurde. L’agnostique ne sait pas si Dieu existe ou pas. Je comprends cette attitude qui est, à certaines heures, celle du croyant lucide. Mais l’athéisme total est pour moi incompréhensible, sauf à admettre que le pire pour l’homme est inéluctable.
    .
    La source est en nous. Il ne s’agit pas d’une descente en soi pour soi. Il s’agit d’aller toujours plus profond dans ce qui fait le mystère de notre humanité pour aller y « entendre » à la fois l’insatiable question : « qui suis-je ? » et la fulgurante réponse : »je viens de toi, mon Dieu, tu es ma source. »
    Comme dans un jeu de miroirs, chaque point d’interrogation renvoie à un autre point d’interrogation
    Riccardo, je vous retourne cette question : comment un athée peut-il bâtir un art d’exister au quotidien ? Quelle est sa soif de vie juste et authentique ?

    Je termine, en vous laissant cette petite histoire.

    Dans l’ un de ses spectacles, Michel Boujenah expliquait pourquoi nous avons tous une petite fossette, sous le nez, au milieu de la lèvre supérieure.
    Eh bien, nous avons cette marque parce que, lorsqu’un enfant arrive au monde, juste avant qu’il naisse, il sait tout, il connaît tout, il a la conscience universelle. Et, au moment où il arrive, il y a un ange qui lui met le doigt sur la bouche et qui lui dit : « Chut, garde le secret. » A cette seconde, l’enfant oublie tout. Et l’œuvre de la vie, c’est de se souvenir. Le creux sur la lèvre est donc la marque du doigt de l’ange.
    Amicalement,
    Annick

  22. Redigé par Père L'hirondel:

    Merci Annick pour ce beau témoignage et cette belle histoire. Je partage votre point de vue.
    Je suis heureux que ce blog puisse servir au dialogue. Merci Riccordo d’avoir eu l’audace de poser cette question. Sûrement vous concerne-t-elle directement ou indirectement.
    Il est difficile de répondre à votre question en quelques lignes. La question de la foi est plus compliquée qu’elle ne paraît :
    Il existe des croyants qui croient croire en Dieu. Or, dépourvus d’amour, en fait ils ne croient pas. Il y a des non-croyants qui, par ce qu’ils vivent, croient déjà plus qu’ils ne le croient. A l’aune de la vie et de l’amour, les croyants et les non-croyants ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
    Dans le Nouveau-Testament, St Jacques écrit :
    « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise: « J’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise: « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira: « Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres? Montre-moi ta foi sans les œuvres; moi, c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. » Jc 2, 14-19

    La question du bonheur, quant à elle, peut paraître subjective. Que vous faut-il pour être heureux ? Que vous faut-il ici-bas ? Que vous faudra-t-il pour au-delà ? S’agit-il de biens matériels ? Ou s’agit-il d’oser croire que votre exitence comme celles de ceux qui vous entourent sont désirées, aimées, précieuses et attendues par un Créateur plein de bonté.
    L’Ecriture nous enseigne que Dieu nous aime, qu’il nous donne tout son amour, qu’il se livre entre nos mains, qu’il veut pardonner nos fautes et faire de nous des personnes neuves.
    Bonne-Nouvelle !! (« Evangelion !! ») clament les chrétiens depuis 2000 ans !

    QDVB !!

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